kl ts&^^^KJL, éZ&mc&é (?/^*/eS /& * '/' • //3é. Classe IX, Pl. i3p, el i4o. SCARABÉE. Scarab/eus. Linnêe. S. Anltbis. Chevrolat. S. niger , pube cinerea omnino indutus. Clypeo bispinoso ; in capite , cornu longitudine thoracis , bifurcatissimo apice ; in medio thoracis , altero cornu, subito fur cato. Thorace angulis anticis productis. Tibiis anterioribus extus tri- dentatis. Longueur : 6 centim., t> millim. Largeur : 38 millim. Voisin des Scar> Typhon d'Olivier et Goliath • de Voet ; mais plus petit que ces deux espèces , entièrement couvert d'une pubescence courte, cendrée. Tête noire , munie d'une corne élevée , luisante , à pointillé distant , bifurquée lar- gement au sommet . Chaperon ayant une petite pointe ai- guë sur chaque côté. Antennes noires, premier et deuxième articles couverts de poils d'un roux vif, les cinquième et sixième un peu comprimés , massue de trois feuillets. Yeux d'un jaune d'ocre , maculés de noir. Corselet d'un tiers plus large que haut , arrondi faiblement sur les côtés, et au delà du milieu , angles antérieurs avancés ; son milieu offre une corne noire, finement ponctuée , avec une ligne longi- tudinale en dessus ; elle est fourchue , large, et se dirige en 1 Johann. Euseb. Voets, tab. 1 7 , iig. 1 14. Herbst a copié cette planche clans l'ouvrage intitulé D/alursis- icm, etc., von Gustav. Jablonski. t. 1 , tab, 4 , fig. 4 : on a changé sur la planche le nom d'Esaiï qu'il y avait en celui de Gyas , t. 1 ', p. 263 , n" ati. Ces trois noms de Goliath ; Esaû et Gyas ne sont donc employés que pour la même espèce. Cl. IX, Pi.. i3«j et i4o. avant. Ecusson grand, presque arrondi en arrière, rugu- leux , si ce n'est aux bords postérieurs. Elytres larges , arrondies régulièrement vers le sommet de la marge , rec- tangulaires sur le dedans de la suture ; vues avec un verre grossissant , la ponctuation paraît fine , rugueuse par pla- ces ; chaque étui a cinq séries de lignes étroites et sca- breuses. Les deux callosités se rapprochent de l'extrémité de la suture. Marge mince, sillon étroit peu après. Pygi- dium rétréci , alongé, arrondi par dessous. Cuisses larges, aplaties , très velues. Jambes noires , antérieures munies de trois fortes dents ; la première est plus espacée ; les mé- dianes et les postérieures ont quatre dents vers le milieu, disposées par deux. Huit segments abdominaux ; le qua- trième seulement laisse voir un stigmate sur le côté. Le huitième est très petit. FoEMINA. (PI. l4°0 JSigra, nitida. E ly tris pub e cinerea tectis , corpore subtus , pilis aureis. Capite in medio subcornuto. Thorace punctis confertis. — Thorax differt marginc production et anguli.s anticis brevioribus* Longueur, 5 cent. 7 millim. : largeur, 35 millim. Presque aussi forte que le mâle. Tète noire , finement scabreuse, ayant au milieu supérieur une petite corne ob- tuse. Chaperon comme dans l'autre sexe. Yeux noirâtres. Corselet noir , un peu convexe en dessus , abaissé sur les côtés , plus fortement rebordé , chargé d'une ponctuation arrondie et serrée , scabreuse près des côtés ; angles anté- rieurs rapprochés des yeux , peu avancés , bord antérieur d'un marron jaunâtre ; il a en dessous une saillie trans- verse qui suit la marge. Ecusson noir, lisse , légèremenl ponctué en avant, Elytres d'un cendié pubescent , excepté . Ci.. IX, Vl. i3«) et i4o. à la base , qui est noire , et laisse voir quelques séries de points et de lignes scabreuses. Pygidium caché en partie parles élytres. Jambes antérieures plus courtes. Les pattes et le dessous du corps sont couverts de poils d'un roux ar- dent. Sept segments abdominaux, le premier et le dernier très petits. J'ai conservé à cette espèce le nom que lui a imposé M. Beské, entomologiste de Hambourg , résidant actuelle- ment au Brésil ; voici ce qu'il dit sur son habitat et sur ce qu'il a pu observer de ses mœurs , dans une lettre datée de Morro-Queimado , aux frontières de Minas Geraës , mars i835: « L'année passée , j'avais trouvé, dans mes chasses , quelques têtes de ce Scarabée , que je me per- mis de nommer Anubis ( voisin du Typhon ). Au commen- cement de cette année, je me rendis à l'endroit où j'avais trouve les fragmens , et je fus assez heureux pour prendre , au tronc de l'arbre nommé Berroba , un individu frais, et ensuite plusieurs mâles et femelles ; ces dernières sont plus rares ; on les trouve sur la pente d'une montagne sablon- neuse. Vers le soir, ils sont très vifs et volent près de l'arbre berroba. Quoique j'aie examiné soigneusement les environs de ce lieu , il ne m'a pas été possible de rencon- trer d'autres individus ; ils sont réunis sur un point très peu étendu. » Aug. Ohevrolat. Murs i83G. iS IX Searabœus anuSùf (Yievrofat f Femelle.) \'-./>(ioucfve se Remond >/»/> TrACIIYDÉRIDES , l ,c PARTIE. CLASSE IX, Pï,. 1 4 I il iC>4. MONOGRAPHIE DES TRACHYDÉRIDES, PAR M. DUPONT JEUNE. Cerambyx et Callidium auctorum veterum Les insectes qui composent cette tribu se distinguent fa- cilement des autres Cérambycins par leur écusson tantôt large et en triangle rectangle , et tantôt en triangle allongé , très rétréci et presque ensiforme, mais "jamais demi-circu- laire; par leurs pattes généralement plus courtes et plus ro- bustes ; par leurs ély très plus dures , ordinairement glabres et comme vernissées et dépourvues de refiels métalliques. Cette tribu se divise en seize genres , dont le tableau sui- vant indique les principaux caractères : 836. i5 TrACHYDÉuIDES, I l ' e PARTIE. TABLEAU DES TRACHYDERIDES. large , aplati , et s'unissant an mésnstemum par une échancrure demi- I circulaire I. Megaderus, ( large et coupé transversalement, pattes antérieures médiocrement large I notablement plus longues et plus épaisses que les et entièrement se- j autres 2. Lissonotus. paré du mésoster- » num , celui-ci i terminé en pointe assez aiguë , pattes antérieures moins longues et à peine plus épaisses que les autres. 3. Itachidion. offrant une pointe plus moins longue en- tre l'arti- culation 1 des pre- mières cuisses. Ecusson en triangle raccourci , élytres fortement rebordées et s'é- largissant à leur extrémité une fois seulement plus long que large .... ' Extrémité latérale des élytres nni- triangle allongé et< presque ensi- forme , deux fois au moins plus long épineuse; antennes de onze articles également dilatés J Extrémité des élytres tout à faitmu- que arge < t jq ue . an t ennes de douze articles \ graduellement dilatés tressaillant / avec une i des mâles très avan- I Bords latéraux du corselet armes éthanerure 1 cées , bifides et cour- \ d'une longue épine transver- J bées à leur extrémité, < sale plus ou\ menton entièrement J Bords latéraux du corselet armes de moins pro- \ corné. I deux larges épines fonde. i à peu près semblables dans les deux sexes , menton corné à Mandibu- f la base et membraneux vers la languette les V. , .. )fliant entre l'articulation des premières cuisses une proéminence médio- crement prononcée ! Extrémité des cuisses inter- médiaires et postérieures, ainsi que l'extrémité laté- rale des élytres munies d'une épine- Presternum écliancré profondément ainsi que le second article des antennes Sans écbancrure apparente , offrant une saillie peu notable entre l'articulation des premières cuisses 4. Nosophleeus. 5. Desmoderus. 6. Phœdinus. 7. Charinoles. 8. Dendrobias. 9. Dicranoderas. 10. Trachyderes. 11. Xylocharis. 12. Ancyloslernus. 13. Oxymerus. 3 ( offrant une saillie cunéiforme et comprimée entre l'articulation des pre- •2 S l m ' eres cuisses ; antennes grêles , une fois au moins plus longues que le ? g J corps , et de douze articles 14. Stenaspis. S - { g S J arrondi et faiblement creusé , ainsi que le mésosternum , l'un et l'autre ">&» | entièrement mutiques ; antennes courtes de onze articles , à peu près « égaux , moins le second 15. Crioprosopus. rétréci en avant et tout à fait mutique. Presternum aplati et coupé nettement en 16. Sphœnothccus. Cl. IX, Pl. i4i à iG4. 3 i I. MEGADERUS. Dejean ) V. p. 5. P/'eiZerwMmlatissimumjinterfemoraanticarotundatumjinesosterno semi-circulariter adfixum. Mesoslernum latius, haud prominens. Caput sat validum, pone oculos emarginatum. Anlennœ n-articulatae, maris corpus aeq liantes, feminœ multo bre- viores. Thorax deplanatus,quam latiorsublongior, antice angustatus, late- raliter rotundatus, utrinque subspinosus, angulis humeralibus emarginatis. Sculellum triangulare maximum. Elytra deplanata sensim ad apicem subangustiora , mutica. Pedes longi , solitu graciliores j antici posticique œquales , medii brevioresj tarsi longi , leviter dilatati. Ce genre ne renferme que deux espèces. i. M. Stigma. Dejean, Pl. izj-i, %. 1. A ter, elytris fascia obliqua lutea ; pedibus nigris. Cerambyx stigma, Lin. , Syst. nat. , 1-2 , p. 635, n° 7a. — stigma, Gmel. , i-4, p. i84, 110 72. — stigma, de Geeiu, Ins., tom. v, p. 119, 11. 22, tab. i4, fig. ,3. — stigma, Herbst., Borows. naturg. , tom. vi, p. 129, n. i5, tab. 16, fig. 3. — stigma, Lat., Gen. crust. etins., tom. ni , p. 3g, sect. 3. — stigma, Schoen., Syn. ins., tom. m, p 362, n° 72. Callidium stigma , Fab. , Syst. eleut., tom. n, p. 338 , no 38. — stigma, Oliv. , Ent. , tom. iv, n° 70, p. 7, n°4, tab. 2 , fig, 21, a, b cf. — stigma, Voet.,Co1. éd. Panz.,tom. iv, p. i,n° i34, tab. 25, fig. i34. — stigma. Illic, Mag. , tom. v , p. î4o , no 28. Megaderus stigma, Guér. , Icon. du règne animal, Ins., pl. 43, f. 2. — stigma, Dej. , Cat. , 3 e édit. , p. 344. Longueur, 8-1 5: largeur, 3-5 lignes. Cet insecte varie beaucoup pour la taille et la couleur ; 4 Trachydérides, i 1c partie. tantôt il a huit lignes de long depuis la tête jusqu'à l'extré- mité des élytres ; tantôt il en a quinze , et quelquefois da- vantage. Ordinairement il est, en dessus et en dessous, d'un noir plus ou moins profond , et quelquefois d'un brun- marron plus ou moins clair : la partie supérieure de la tête est rugueuse ; l'arcade qui reçoit l'articulation des an- tennes est entièrement lisse ; un peu en avant de celle-ci , on voit de chaque côté une petite impression ronde et assez profonde. Les antennes sont d'un beau noir, et leur extré- mité est quelquefois brunâtre ; le corselet est rugueux sur toute sa partie supérieure , et plus lisse postérieurement ; l'écusson est finement pointillé et paraît lisse. Les élytres sont couvertes d'une ponctuation très serrée sur toute leur étendue avec deux fines élévations longitudinales ; ^lles offrent chacune une tache assez large d'un jaune fauve , qui varie de grandeur, et qui se dirige obliquement de la pointe de l'écusson au milieu du bord extérieur. Assez souvent cette tache n'est indiquée que par un petit trait oblong , et quelquefois même elle a disparu .entière- ment. Tout le dessous du corps est entièrement noir ou noirâtre , quelquefois cependant il offre deux taches rou- geâtres entre l'articulation de la seconde paire de cuisses , et deux autres plus petites sur le premier segment de l'ab- domen ; les pattes sont noires avec les tarses brunâtres ; chez quelques individus les jambes sont rougeâtres. Brésil , Cayenne. — Coll. Dupont. D'après M. Lacordaire {Mémoire sur les habitudes des insectes de V Amérique méridionale , Ann. des Sciences natu- rel/es , toni. xx ) , le Megaderus stigma se trouve commu- nément à la Guiane et aux environs de Rio-Janeiro sur les feuilles de plusieurs arbres ; il vole bien , fréquemment à l'ardeur du soleil ; il est surtout remarquable par l'odeur forte qu'il exhale , et qui ne ressemble en rien à aucune de celles des autres Coléoptères de la même famille. Cl. IX , Vl. i ii ;i iO'i, 2. M. bifasciaïus. Dejea/i. PI. 14 1, f. 2! Atcr clytris fasciis duabus laleis , pcdibus aigris , tiùiis tar- sùquc dilulc testaccis. DahuN, Cat. , 3 e edit. , p. 344. Longueur, 1 1 ; largeur, 3 i/a lignes. Cette belle espèce est plus parallèle que la précédente ; la tête est de la même couleur , proportionnellement plus petite ; les antennes sont noires , ainsi que le corselet ; celui-ci est rugueux à sa partie supérieure et aussi plus lisse pos- térieurement ; il est un peu plus arrondi sur les côtés , un peu plus plane , et la pointe qui est à chaque bord latéral , près de l'étranglement postérieur r est notablement plus saillante et plus arrondie. L'écusson et les élytres sont éga- lement noirs ; ces dernières offrent chacune deux bandes d'un jaune-fauve assez vif : la première a la base interrom- pue par l'écusson, qui est noir; la seconde', qui est inter- rompue par la suture , et un peu oblique et moins large , est placée vers le milieu. Les élytres ont en outre , à l'angle humerai, une épine assez forte ; leur surface est légèrement chagrinée et offre , comme dans le Stigma, deux petites élé- vations longitudinales, mais plus lisses. Le dessous du corps est entièrement d'un noir obscur^ avec les jambes fauves ainsi que les tarses. Mexique. — Coll. de M. le comte Dejean. 6 TrACHYDERIDES. , l' e PARTIE. IL LISSONOTUS. Dalman. Cerambyx et Callidium auctorum veterum. Presternum deplanatum , transversim bisulcatum. Mesosiernum latum, antice quadratum, a presterno remotura. Caput brève, latius. Antennes serratœ, maris corpus sequan tes, feminœ breviores, n-arti- culatœ ; articule 10 majori, 2« brevi, sequentibus gradatim dila- tatis , ultimo acuto subarcuato. Mandibula brevia. Palpi œquales , vel sub-œquales , articulo ultimo obeonico. Thorax levis, lateraliter rotundatus, muticus. Scutellum sat magnum, triangulare. Elytra cuneata. Pedes validi, incrassati , antice longiores , postici mediis breviores; tarsi maris valde dilixtati , feminœ minores , su! œquales. Ce genre a beaucoup de rapports par le faciès avec les vrais Trachjderes , mais il en diffère complètement par la forme du presternum et du corselet. Il peut se subdiviser en deux sections , selon que l'ex- trémité des élytres est arrondie ou armée d'une épine. PREMIÈRE SECTION. ttrémi té des élytres arrondie ou mutique i. flabellicornis . 2. spadiçeus. 3. cruçiatus. 4. flavocinctus. 5. multifasciatus . DEUXIÈME SECTION. Extrémité' des élytres armée d une épine. 6. equestris. 7- corallinus. 8. abdominalis. 9- bisignatus. 10. biguttatus. Cl. IX, I»j,. i4i à iG4. 7 PREMIÈRE SECTION. i. L. flabellicornis. Gemiar. PI. 142, f. 1. Aterrimus , nitidus , immaculatus, Ccrambyx flabellicornis , Germar. , Ins. spec. nov. , vol. j , p. 5q'i , n° 670. Lissonotus morio , Dej. , Cat. , 3° édit. , p. 345. Longueur, 8-9 ; largeur, 2 1/2 à 3 lignes. Il est entièrement d'un beau noir luisant de part et d'autre . Les six derniers articles des antennes sont d'un noir ve- louté , plus profond dans le mâle que dans la femelle. Le dessous du corps et les pattes sont parsemés de petits poils roides également noirs. Le dessous des tarses est un peu fauve. Avec une forte loupe on voit, en outre, une ponctua- tion peu serrée sur tout l'insecte. Brésil. — Coll. Dupont. r 2. L. spadiceus. Dalman. PI. 142, f. 2. Nitidus niger, thorace supra fer ru gineç , elytris modo ferru- gineis f modonigris macula magna Jerruginea. Lissonotus spadiceus, Dalman. , Anal, entom., p. 65 , n° 52, mâle et femelle. Ceramby pc purpuralus ', Germ, , Ins. spec. nov., vol. i , p. 5o3, n° 6Gç } , Lissonotus rotundipennis , Dej., Cat. , 3 e e'dit., p. 345. — spadiceus , Aud. Ser ville , Annal, de la Socie'te' Ent. de France, tome 3 , p. 5;. Longueur, 5 1/2-75 largeur, 2-3 "ligne?. Cette espèce , moins grande que la précédente , varie beaucoup pour la couleur et la grandeur. Tantôt elle est 8 TlUCHYDÉMDliS, | w l'AHTIE. entièrement d'un brun-marron foncé plus ou moins clair et luisant, et tantôt presque entièrement noirâtre. Le plus ordinairement la tête et les antennes sont noires ; le corselet est d'un brun-marron assez foncé. Les élytres sont noires ou noirâtres, et offrent chacune près de leur base une tache ovale plus ou moins grande de la couleur du corselet. Le dessous du corps est ordinairement d'un noir obscur ; les pattes sont noirâtres , quelquefois rougeâtres. Tout l'in- secte est, en outre, couvert d'une ponctuation peu serrée à peine apparente. Brésil, rto Coll. Dupont. Nous avons reçu de la Colombie un individu de cette es-r pèce , dont la forme est notablement plus étroite , le cor- selet plus long , plus rétréci en avant , et dont la ponctua- tion générale est moins distincte. Du reste , ces différences ne nous ont pas paru suffisantes ppur en faire une espèce particulière , et nous nous bornons ici à les indiquer comme une modification purement locale. 5. L. cruciatus. Dupont. PI. i43, f. i. Minutissimus ater, elytris luteis sutura fasciaque média ni gris. Longueur, 3; largeur, i i/4 lignes. Cette espèce est jusqu'à présent la plus petite du genre, La tête est noire et entièrement couverte de points enfoncés assez gros. Les antennes sont d'un noir mat dans la femelle, le seul sexe que je connaisse , et elles sont assez grêles jus- qu'au sixième article , avec les suivants courts et très dila- tés. Le corselet est d'un brun obscur, assez fortement ponc^ tué, avec une tache noirâtre au milieu. L'écusson est noir et parsemé de quelques points. Les élytres sont d'un jaune un peu testacé , légèrement bordées de noir , avec l'angle Cl. IX, Pl. i4i à i64. ;> humerai et la suture de la même couleur ; elles sont , en outre , traversées un peu au delà du milieu par une bande également noire , plus large vers la suture et qui ne touche pas les bords latéraux. Le dessous du corps est roussâtre et couvert de poils grisâtres. La moitié antérieure des cuisses est roussâtre ; leur extrémité , ainsi que les jambes et les tarses , sont d'un noir profond. Cayenne. — Coll. Dupont. 4. L. flàvociinctus. Dejean. Pl. i43, f. 2. bpaaiceus nitiaus jjasçia tnoracis geniculisque mgris j co- leopteris medlo flavo cingulatis. Dej v Cat., 3e e'dit.,p. 345. Longueur, 5 ; largeur, % lignes. Il est entièrement d'un beau marron assez clair , tant en dessus qu'en dessous. La tète est ponctuée à sa partie supé- rieure ; les antennes sont d'un brun plus foncé , sans reflet, avec le premier article luisant et l'extrémité des autres noi- râtre. Le corselet est moins long que large , ponctué sur toute son étendue et traversé dans son milieu par une bande noirâtre qui s'arrête aux bords latéraux. On voit en outre, à sa partie postérieure , une impression transversale assez marquée. Les élytres sont traversées dans leur milieu par une bande régulière , jaune , bordée de noir, mais plus vi- siblement du côté de l'écusson. Le dessous du corps est d'un brun rougeâtre ; les pattes sont de cette couleur, avec l'extrémité des cuisses , des jambes, et les tarses d'un beau noir. Colombie. — Coll. Dupont. io TiuciiYDÉninES, i re partie. 5. L. multifasciatus. Chevrotât . PI. 143 , f. 3. Rufo-castaneus , thorace medio nigro transversini fasciato ; elytris parallelis , humcris prominulis , fascia média sinuata flava, antice posticeque nigro latius limbata. Longueur, G ; largeur, 2 1/2 lignes. Ce bel insecte s'écarte un peu des espèces congénères par ses antennes un peu plus longues et plus grêles à leur ex- trémité , comme cela a lieu, du reste, chez toutes celles qui nous sont connues du Mexique ou de la Colombie ; mais il s'éloigne en même temps un peu des espèces de ces der- nières localités par ses élytres un peu plus parallèles et moins déprimées, avec les angles huméraux plus saillants. Il est entièrement d'un brun-marron clair en dessus ; la tête est de la même couleur et fortement ponctuée à sa par- tie supérieure , et noirâtre en dessous. Les antennes sont d'un noir mat avec le premier article luisant. Le corselet est court , arrondi , et fortement ponctué en dessus et en des- sous ; traversé dans son milieu par une bande noire inégale qui s'arrête sur les bords latéraux ; l'on voit aussi , de chaque côté , mais presque en dessous , une tache de cette dernière couleur , qui s'unit plus ou moins à la bande transversale. L'écusson est noir et à peine pointillé. Les élytres sont presque parallèles avec les angles humera ux assez saillants , et traversées dans leur milieu par une raie jaune irrégulière , rétrécie vers la suture. Cette bande s'ap- puie antérieurement et postérieurement sur une bande noire. Elles sont, en outre, fortement ponctuées , ainsi que le dessous de l'abdomen , qui est d'un brun-noirâtre ; au milieu de celui-ci , on voit une tache d'un brun-marron clair qui varie de grandeur ; la moitié antérieure des cuisses et les jambes sont de la même couleur ; la moitié posté- Cl. IX, Pl. i4i à i64. n Heure des premières et l'extrémité des secondes , ainsi que les tarses , sont noirs. Mexique. — Coll. Dupont. Cette espèce a été découverte par MM. Vasselet et Salle \ à Soleda , en terre chaude , sur une plante appelée dans le paysjlur-vage. DEUXIÈME SECTION. 6. L. equestris. Dejean. Pl. i44> f». *• Nitidus ater y elytris paulo ante médium rubro succinclis. Cerambyx equestris, Linn. Syst. nat. Gmel., i-4, p. i848, n°254. Callidium equeslj'e , Fab., Syst. el., tom. 2 , p. 339, 110 3i . Cerambyx unidentalus , Ol . , Ent. , tom . 4 , n° 67, page 20 , n° 22 , tab. 19, Cg. i45. Lissonotus cinctus , Sciioen., S t yn. ins., tom. 3 , p. 364, n° 91 . Lissonotus equestris, Dej., Cat., 3e ëdit . , p. 345. Longueur, 6-8 5 largeur, 2-3 lignes. Il est ordinairement d'un beau noir luisant, tant en dessus qu'en dessous; les antennes, moins les cinq premiers ar- ticles , sont, ainsi que les tarses, d'un noir mat. Les élytres sont traversées , un peu avant leur milieu , par une bande régulière assez large , d'un beau rouge de corail très fine- ment découpé sur ses bords. Quelquefois cette bande est séparée dans son milieu par la suture. Le corselet est moins ponctué que les élytres. Cayenne. — Coll. Dupont. 7. L. corallinus. Dupont. Pl. i44> 6 2 - Ater nitidus, elytris dimidiatim antice corallinis ; pedibus corallinis tarsisque nigrisy abdomine obscure rubro. Longueur, 6 1/2; largeur, 2 2/3 lignes. Cette belle espèce est de la grandeur de Y Equestris , seu- 12 TrACHYDERIDES , l' e PARTIE. lement elle est notablement plus longue. La tète , les an- tennes , le corselet , tant en dessus qu'en dessous , le méso- sternum , l'écusson et la moitié postérieure des élyires sont d'un beau noir luisant ; la moitié antérieure de celles-ci , l'abdomen et les pattes, sont d'un beau rouge de corail - r les tarses sont noirâtres en dessus et un peu fauves en dessous. La ponctuation du corselet est assez éloignée , celle des ély-r très est sensiblement plus rapprochée. Colombie. — Coll. Dupont. Je dois ce bel insecte à l'amitié de M. Barthélémy , di- recteur du musée de Marseille. 8. L. abdominalis. Dejean. PI, i45, f. I. A ter nitidus , elylrorum macula basait , femorum basi ab- domineque rubris. Dej., Cat., 3 e edit., page 346. Lissonotus unij ascialus , Gory, Icon. du règne animal, pi. 43, fig. 1. Lissonotus femoralis , Chevroi,at, Coll. Longueur, 8-1 ij largeur, 2 1/2-3 i/3. Cette espèce est jusqu'à présent la plus grande du genre. Elle est d'un beau noir luisant ; les antennes, moins les cinq premiers articles , sont d'un noir velouté ; les élytres offrent chacune , à leur base , une tache oblongue d'un rouge de co- rail qui s'étend de l'angle humerai à la pointe de l'écusson. Le dessous du corselet , les pattes antérieures et le mésoster- num sont entièrement noirs. L'abdomen , ainsi que la moitié des cuisses intermédiaires et postérieures , sont d'un rouge un peu obscur ; l'autre moitié des cuisses , ainsi que les jambes, sont entièrement noirâtres. Tout l'insecte est, en outre , couvert d'une ponctuation fine et peu serrée. Brésil. — Coll. Dupont. L' unifasciatus de M. Gory ne diffère point de cette espèce. Ci.. IX, Pl. i4i à iC4. i3 9. L. Bisignatus. Dupont. PI. il v 5 9 f. 2, A 1er nitidus , elftris basi macula lutea; abdominc femori- busque posticis et mcdiis fulvo-rubricantibus. Longueur, 7; largeur, 2-2/3 ligues. Il est un peu plus petit que Y Eqilestris et d'un beau noir en dessus. Les huit derniers articles des antennes sont d'un noir mat; le corselet est finement pointillé; les élytres sont très finement ponctuées , et elles offrent chacune , près de l'écusson , une tache fauve un peu oblique et assez éloi- gnée du bord latéral et de la base. Les pattes antérieures , ainsi que le mésôsternum, sont noirs; l'abdomen, les cuisses intermédiaires et postérieures sont d'un rouge fauve avec la base noire ; les jambes sont aussi de cette dernière cou- leur. Brésil. — Coll. Dupont. 10. L. biguttatus. Dalman. PI. izj.5, f. 3. Spadiceus , antennis nigris , elytris macula subrotunda paulo cwte médium fulva. Lissonotus biguttatus, Dalman., Schoenn., Syn. iris., tome 3, page 109, n° 219, tab. 6, fig. 4. Callirfium bigultalum , Hoffmatssegg. secundum Sclmeid . Lissonotus biguttatus , Dej., Cat., 3 e e'dit., page 345. — eqiieslris, Ki.ug., Coll. - ^^^u,,CHEvnotAT,Coll. Longueur, 7 ; largeur, 3 lignes. H est un peu plus grand que YEquestris et entièrement d'un brun-marron luisant, plus ou moins clair ; les antennes, l'extrémité des jambes et le dessous des tarses sont noirs. Les élytres offrent chacune , un peu avant leur milieu, une i4 Trachyi>éi\ides, l re PARTIE. tache d'un jaune-fauve, presque rouge , plus rapprochée de la suture que du bord extérieur ; cette tache est en outre largement et inégalement entourée de noirâtre ; la ponctua- tion qui couvre le corselet , les élytres et le dessous du corps est à peu près comme dans VEquestris. Brésil. — Coll. Dupont. III. RACHIDION. Serville. Presternum minutum, interfemora antica angustatum, dentiforme. Mesosternum minus angustatum , dentiforme. Caput angustum , postice deplanatum . Anlennœ serratse, trunco vix longiores, ii-articulatœ , articulis ba- silaribus subcylindricis , sequentibus compressis gradatim dila- tatis. Mandibula subarmata. Palpi graciles, subsequales, ârticulo terminali subcylindrico. Thorax longior quam latior, antice angustatus postice inedio sub- productus, lateraliter submuticus. Scutellum triangulare elongatum. Elytra subparallela, apicemutica, bumeris plicatis. Paies médiocres, postici graciliores et longiores; femora antica mediaque clavata ; tarsi postici alteris longiores minusque dila- tati. Ce genre ressemble au premier coup d'œil aux Lissonotus ; mais il en diffère beaucoup par les caractères génériques. Dans les Lissonotus la tête est courte et large , ici elle est étroite et avancée ; dans les premiers , les élytres sont entiè- rement lisses et rétrécies à leur extrémité , chez le Rachi- dion elles sont plissées à leur base et presque parallèles ; chez les uns , les pattes sont fortes et robustes avec les pos- térieures moins longues ; dans l'autre , elles sont moins épaisses avec les postérieures plus longues que les autres ; enfin , chez le Rachidion , l'articulation des premières et secondes paires de cuisses est assez rapprochée , tandis que chez les Lissonotus elle est notablement plus écartée. On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre. Cl. IX, Pr.. i4i à i64. iS R. nigritum. Serville, PI. 146. Aler, elytris subnitidis , subparallelis humeris plicatis;fe- moribus ferrugineis. Audinet Serville , Annales de la Société Entomologique de France, tome 3 , page 65. Dejean, Cat., 3 e édit., page 335. Longueur, 7 1/2; largeur, 3 2/3 lignes. Il est entièrement noir de part et d'autre ; plus cylindri- que et moins rétréci postérieurement que les Lissonotus. Les palpes sont ferrugineux ; les antennes sont d'un noir mat avec les trois premiers articles d'un noir luisant. Le corselet est finement ponctué , plus abondamment sur le disque , avec deux petites élévations transversales et un petit tuber- cule qui les sépare à sa partie postérieure. L'écusson est à peine pointillé et un peu convexe. Les élytres sont parse- mées de petits points à peine visibles , et l'on voit à leur base , près de l'angle humerai , deux petites élévations assez saillantes. Tout le dessous du corps est noir et couvert de petits poils serrés sur la poitrine , qui lui donnent un aspect velouté; les cuisses sont d'un rouge ferrugineux avec la base et l'extrémité noires; les jambes sont de cette dernière cou- leur avec les tarses brunâtres. Brésil. — Coll. Dupont. IV. NOSOPHLOEUS. Dupont. Presternum integrum , tuherculo valido inter pedes anticos pro- ducto , instructum. Mcsosternum a prcsterno remoLum, spina producta inter femora in- termedia armât um. Cnput minutum , oblongum , posticc punctatum , inter antennas ca- naliculatum. l(i TRACHYDERinES, l rc PARTIE. Antennœ graciles , u-articulatœ , subfiliformes , trunco longiores, articulis primo tertioque in mure punctatis , infemina breviorcs , crassiores. Mandibula parva , graciliora , in utroque sexu parum arcuata. Palpi , articulis brevibus, cylindricis, difficile conspicuis. iWe/^Hmangustumremotepunctatum,transversimlevitersculptum. Thorax latior quam longior, valde gibbosus , octo tubercula gerens, quadriseriata , medio linea elevata divisus, in cavitatibus punc- tatissimus, postice coarctatus, ad angulos elytrorum fere pro- tensus. Scutellum minutum, quam longius paulo latius , leviter postice ro- tundatum. Elytra parallela , elongata , subcylindjica, postice rotundata, sin- gulo apice bispinuloso. Pedes graciles gradatim longiores , femoribus postice spinîs duabus brevissimis instructis. i. N. concinnus. Dejean. PI. 147. Anthracinus , elytrîs dimidiatim antice , thoracis tuberculis, scutello mcsosternoquefulvis', antennis graciliorib us , cor- pore multo longiores. Dejeaiv, Cat. 3° édit., page 345. T V / i i- * / Longueur, 7 lignes 1/2 ; largeur, 2 lignes 1/2. La tête est très lisse , d'un noir-d'ébène luisant en dessus , ainsi que les antennes , avec la bouche et la partie infé- rieure d'un fauve tirant sur l'orangé. Le prothorax est en entier, tant en dessus qu'en dessous de la première de ces couleurs ; les intervalles compris entre les tubercules dont il est couvert paraissent finement pointillés. L'écusson et la moitié antérieure des élytres sont aussi d'un fauve-orangé ; ces dernières sont assez fortement rebordées latéralement et légèrement ponctuées. En dessous, le mésosternum est d'un fauve-orangé ; l'abdomen d'un noir luisant et très lisse ; les pattes sont également noires et finement ponctuées. Brésil méridional. — Coll. Dupont. Classe IX, Pr.. i4i à iC>4. «- V. DESMODERUS. Dejean. Pvesternum transversim leviter subcmarginatum, ad inscrlioncm maris pedum autieorum spina obsoleta instructum. Caput médiocre. slntennœ glabrœ, jermhbè corpus aequatites \ maris illo longiores, îi-articulatre , articule- primo subpyriformî , secundo parvo, cya- tbiformi , alterissubcyliudricis, subcompressis , apice incrassatis , interneque spina brevi instructis, ultime ad apicem coarctato et articulum dnodecimum mentiente. Mandibula arcuata , parum externe tuberculata- Palpi brèves subsequales. Thorax lateraliter dilatatus bitubcrculatusque , disco tuberculis quinque aspero. Elytra subparallela, ad apicem sensim angustiora , huraeris promi- ïiulis. Scutellum triangulare angustum. Pedes brèves, femoribus clavatis, basi gracilibus. i. D. variabilis. Dupont. PI. 148. A lithr admis ely tris concoloribus , velanthr admis elytris lo- tis apiceve testaeds , sutura dimidiatim postice déhiscente albida ; antennarum articulis mediis fulvis , apice nigris , tribus basilaribus atris, quatuor ullimis fulvis . Longueur, 12 a i4 \ largeur, 3 i/a à 4 1/2 lignes. , Variété : D. eximius. Dej. Cet insecte varie beaucoup pour la couleur ; tantôt il est entièrement d'un noir luisant ; tantôt le corselet , la tète , Fécusson et la base des élytres sont d'un roux testacé , et quelquefois la totalité des élytres est de cette dernière cou- leur. Dans tous les cas, F extrémité de ces dernières est un peu déhiscente , et la moitié postérieure de la suture est liserée iS36. *6 18 TlUCIlYUERIDES, I re PARTIE. de blanchâtre. Outre cela , l'angle humerai est saillant et précédé, du côté delà sulurc , d'une crête élevée qui s'obli- tère avant d'atteindre le milieu del'élytre. Le corselet offre sur son milieu, sans compter les pointes latérales , cinq tubercules aigus disposés sur deux lignes transversales. Le corps est lisse. Les trois premiers articles des antennes sont noirs , les quatre suivants sont d'un jaune testacé , avec le sommet noir; les quatre derniers sont entièrement d'un jaune testacé. Les pattes sont noires, souvent avec la base des cuisses d'un roux testacé. Coll. Dupont et coll. de M. Dejean. VI. PH^DINUS. Dupont. Presternum canali transverso tenui signatum, anlicc marginaturo , spina porrecta verticali ad insertionem pedum anticorum in- structum. Mesosternum liastat un acute antice productum. Caput minutum, inter antennas rugosum , postice crebre puncta- tum ; oculi minuti. Antennœ femimv conprossao , coipr>re longiores n-articulata? , ai li- culis subœquaKbus, ulliino brevissirno. Mandïbula brevia , subarcuata , subinermia. Palpi maxillares subcompressi , articulo ultirno altëiis longiore vix ultra mandibula protenso ; labiales subbreviores. Mentum transversum, rugosum, siibplicatuTi. Thorax nodulosus, tuberculis ultra médium transversim locatis alteroque laterali in spinam desinente, instructus. Sculellum triangulare , lons-ius , angustum , in medio impressum. Elytra elongata, sensim ad apieem angustiora, mucronc tenui ar- mata. Pedes longi subcompressi, antici et intermedii œqualcs, postici autem longiores. Cr. IX, Vt. i4i à i€4. î S ï. P. tricolor. Dupont. PI. i4g. Elongatus, subparal/elus, citer ; thorace supra rubro, tuber- culis transi'crsim biseriatis, lateribus subspinoso ; elylris tenue punctulatis, antice dimidiatim sulphureis ; scutello nigro. Longueur, t4 ; largeur, 4 lignes. Cette espèce est entièrement glabre et luisante. La tête est petite , noire , ridée entre les antennes, avec une fine élévation longitudinale entre les yeux, et la partie pos- térieure couverte d'une ponctuation assez forte et assez serrée ; les mandibules sont vaguement ridées à leur côté externe ; les palpes sont noirs , avec la base et l'extrémité de chaque article brunâtres. Les yeux sont petits, noirs et peu saillants. Les antennes sont en entier d'un noir mat, à l'exception du premier article, qui est luisant, ponctué et marqué d'une impression longitudinale assez prononcée. Le corselet est d'un rouge-carmin foncé , avec le prester- num et les bords antérieur et postérieur d'un noir plus ou moins profond ; il est rugueux en dessus et en dessous, à l'exception des tubercules, qui sont très lisses et luisants. L'écusson est d'un beau noir, également luisant. Les ély- tres dans leur première moitié sont d'un beau jaune soufre, et d'un noir luisant et comme vernissées dans le reste de leur étendue ; elles sont entièrement couvertes d'une ponc- tuation assez prononcée. Le dessous du corps et les pattes sont noirs et parsemés de petits points rares et peudistincts ; les jambes intermédiaires et postérieures sont garnies à leur côté interne de poils courts et très serrés ; les tarses sont d'un noir brunâtre en dessous. Ce bel insecte paraît très rare; je l'ai reçu de Cayenne et je n'en ai vu aucun individu ailleurs que dans ma collec- lion. 20 Trachydéiudes, i 1c partie. VIL CIIARINOTËS. Dupont. Prestcrnum spina brevi obsoleta ad inscrlionem pedum anticorum instructum, mesosterno avcte jnnctum. Mesoslernum longitudinaliter slriatum. Caput médiocre. Menlum antice marginatum , rugosum , tenue transvcrsim cxoa- vatum. A 'nte/inœ Je mince 12-articulatœ , corpore longiorcs, articulis corn- prcssis gradatim dilatatis, primo crassiori, secundo minutissimo , tertio , quarto , quinto , sextoque suboequalibus , sequentibus etiam œqualibus, sed magis dilatatis , ultimo prœcedentibus breviori. Manclibula brevissima , sed valde arcuata , subinerraia. Palpi maxillares mandibulis vix longiorcs. Thorax non longior quam latior, tuberculis duoluis minutis semi- circulo elevato cinctis instructus; spina laterali utrinque sat valida. Scutellum acutissimum , clongatum , subulatum , elytris quasi li- berum. FAytra subparallela, sublongiora,subconvexa, lateralitermarginata. Perfes antici et medii subœqualcs, femoribus tenue incrassatis ; pos- tici longiorcs et graciliores, 1. C fasciatds. Dupont. PL i5o. (Femina.) Niger, thoracevelutino,punclulato, dorso rubi- ginoso quinque tubcrculato , lateribus tuberculo magno subspinoso ; elytris castaneis , apice , sutura margineque pallidioribus , medio fascia lata transversa lutea ; antennis basi nigris, apice luteis ; femoribus castaneis basi rufis , tibiis tarsisque luteis. Longueur, 7; largeur, 1 3/4 lignes. Je ne connais que la femelle de cet insecte, qui est entiè- rement glabre et luisant en dessus. La tête est d'un brun noirâtre, ainsi que les quatre premiers articles des antennes ; les autres articles de ces dernières sont d'un jaune testacé. Cl. IX, Pl. i if à iG4. ai Le corselet est également noirâtre , luisant , avec les inter- valles des tubercules un peu mats. L'écusson, ainsi que les élytres, sont de la même couleur ; l'extrémité de celles-ci est beaucoup plus claire que le reste , et presque d'un jaune pâle ; elles sont traversées dans leur milieu par une bande commune , d'un beau jaune , assez régulière, et finement dentelée sur ses bords. Le dessous du corps est d'un noir rougeatre , à l'exception du dernier segment de l'abdomen, qui est ferrugineux. Les pattes sont brunes, avec la base des cuisses et des jambes ferrugineuse ; les tarses sont de cette dernière couleur. lia été rapporté de la province de Minas Geraes, au Brésil, par M. Auguste Saint-Hilaire , et fait partie de ma col- lection. VIIÏ. DENDROBIAS. Dupont. Preslernum transvcrsim emargtnatum , spina brevi , obtusa , juxta collare tuberculoquc cuneiformi subprominulo inter femoraan- tica, instructum. Jl/esosternuni subconicnm. Caput productum in utroque sexu crassnm , subquadratum , an- tice perpendiculaire incisum , foveolisque longitudinalibus sat profundis , inter antennas sculptum, intcrstitio elevato striato. Menium transvcrsum , angustum, antice rugosum , inœquale, m utroque sexu eanali transvcrsim exaratum. sinlennœ maris corpore duplo longiorcs : arliculo primo brevi va- lido, secundo minuto , sequentibus elongatls, subacqualibus, ul- timo longiori apiee acuto. Oculi médiocres, valde emarginati , infra rotundali. Mandibula maris producta , apicc bifido , supina , arcuata , basi dente crasso munita subtus tantum saliente, subrecta ; feminœ brevissima, apice simpHcia. Palpi subcompressi; maxillares vix labialibus longiorcs, omnium arliculo ultimo prœcedenlibus una sumptis rcquali. Ikorax capite major, elytris angustior, supra tuberculo transverso ii régulai iter siuuato bipartitus , spina sat valida in utroque latere armatus. Scatcllum clongatum triangulare , lateralitcr sinualum. Th ACUYDLKIDtS, Elytva subelongata, sensim ad apicem angustiora , apicc quadrat» absquc emargiuatura , angulo humerali impressa. Pedes subsequales , médiocres femoiùbus incrassatis. I. D. QUADRIMACULATUS. PL l5l, f. 2. Niger, angustior , tibiis , antennarum annulis , ely troque singulo maculis duabus , una antica subquadrata , altéra postica elongata, luteis ; mandibulis maris subcxsertis brc- vioribus arcuatis. Trachyderes quadrimaculatus.Yi.LVG. Collect. Trachyderes sartorius. Hopfx\er. Longueur, 12 5 îargeur, 3 à 3 1/2 lignes Il est au moins un tiers plus petit que le Mandibularis r auquel il ressemble beaucoup au premier coup-d'œil. La tête est un peu plus petite , plus fortement rugueuse ; les man- dibules sont proportionnellement beaucoup plus courtes , un peu plus arquées et plus rugueuses. Le corselet est notablement plus long , un peu moins rebordé en avant avec l'élévation transversale beaucoup plus sinuée et comme interrompue. Les élytres sont proportionnelle- ment plus longues , plus étroites et moins dilatées aux an- gles numéraux ; la tache jaune située entre la base et le milieu n'atteint jamais le bord latéral ni la suture , comme du reste cela a lieu dans quelques variétés du Mandibu- laris. Il se trouve au Mexique, et il pourrait bien n'être qu'une variété du Mandibularis. Coll. Dupont. Ci. IX, Vi. i4i à ïGi. »3 2. D. MANDIBULARIS. DlipOUt. PI. 1 5 1 , f. I. Niger, interdum rufo-piceus , tibiis , antennarwn annulis , ely troque singulo maculis duabus , zm« cuitica transver- sale , altéra postica elongata , luteis; mandibulls maris ex s crûs apicc arcuatis. Var. A, rufo-piceus, elylro singulo fascia lata longitudinali lutea. Puncto ceotrali rufo-piceo. Longueur, i4 1/2 ; largeur, 4 1/2 lignes. Les deux sexes sont ordinairement d'un noir peu brillant, quelquefois d'un brun rougeâtre, plus clair sur les côtés de la poitrine et de l'abdomen. La tète est légèrement ponc- tuée et rugueuse , surtout sur les côtés ; les trois premiers articles des antennes du mâle sont de la couleur du corps ; les suivants largement annelés de jaune à leur base , ou plutôt jaunes avec l'extrémité noire. Le corselet est lisse , coupé carrément à sa partie antérieure et à sa base, qui sont toutes deux légèrement rebordées ; l'élévation trans- versale est interrompue à ses extrémités, et forme deux tu- bercules placés obliquement en avant de l'épine latérale ; la base est précédée d'un enfoncement parallèle qui se perd sur les côtés. L'écusson est lisse et brillant. Les élytres offrent deux grandes taches , d'un jaune- testacé clair; la première placée à quelque distance de leur base , et n'allant pas tout à fait jusqu'au milieu, grande, presque carrée, sinuée à sa partie inférieure , et touchant quelquefois , mais rarement, le bord extérieur; la seconde, large, placée au dessous de celle-ci , plus près de la suture que du bord ex- terne , et atteignant l'extrémité de l'élytre. Ces deux taches varient beaucoup pour la grandeur ; le plus ordinairement elles sont séparées entre elles par un intervalle notable , et ïl TrACIIYDiÎkIDLS, I "* l'ARTIE. alors le noir domine sur les élytres ; quelquefois elles sont réunies par une partie de leurs bords , et alors le jaune occupe presque toute la surface des élytres. Les cuisses sont noires ou rougeâtres ; les tibias presqu'entièrement fauves, ou mi-partis de cette couleur et de noir. La femelle diffère du mâle , en ce que les caractères de la tête et du corselet sont moins prononcés chez elle que chez celui-ci , et en ce que les taches des élytres sont cons- tamment plus petites ; quelquefois même la seconde dispa- raît presqu'entièrement. Var. À. — Elle ne diffère de la précédente qu'en ce que sa couleur est constamment d'un brun rougeâtre , et que les taches des élytres sont réunies de manière à former une bande longitudinale , marquée à sa partie centrale d'un point assez gros, touchant quelquefois la couleur de la su- ture , ou d'une petite bande transversale à peine marquée. Cette variété paraît assez commune. Mexique. , — Coll. Dupont. 5. D. TESTACEUS. DlipOUt. PI. l52, f. I. Tcslaceo^ferrugincus , tibiis antennarumquc annulis luteis ; elylris luteis basi marginequeferrugineo-tcstaceis ; man~ dibulis maris exsertis, apice arcuatis. Longueur, i4; largeur, 4 lignes. Cette espèce n'est peut-être qu'une variété du Mari- clibularis, et se rapproche extrêmement delà variété A, dont elle diffère par la teinte plus claire et par l'absence complète du point noir du milieu de chaque élytre, qui, chez cette dernière , est le vestige de la bande transverse qui , dans le type de l'espèce, sépare les deux taches jaunes. Cette différence s'étant représentée fidèlement chez un certain nombre d'individus, j'ai cru pouvoir provisoirement en faire une espèce particulière. Mexique. — Coll. Dupont Cl. iX, Pl. mi à iG'». 25 4. D. maxillosus. Dupont. Pl. l52, f. 2. Teslaccus , thoracemaculis tribus nigris • elftris Iwidis im- maculatis , nervis tribus longitudinalibus pallidioribus y an- tcnnis rufo fus coque variegatis ; femoribus obscuris apice ni gris, tibiis tarsisque testaceis. Trachydcrcs nigtwentris. Chevrolat. Coll. Longueu-, 8 1/15 largeur, 2 3/4 lignes. Il est d'un jaime-testacé clair en dessus, plus foncé sur la poitrine , avec l'abdomen , les cuisses , la base des mandi- bules , les trois premiers articles des antennes et l'extrémité des suivants d'un brun-rougeâtre clair. Dans le mâle, les mandibules sont proportionnellement plus courtes que dans le Mandibularis. La tête est lisse avec l'excavation du front plus prononcée. L'élévation transversale du corselet offre une tache noire à chacune de ses extrémités ; l'enfoncement placé entre elle et la base est moins profond. L'écusson est plus allongé et plus étroit. Les élytres sont plus étroites et plus arrondies en dessus. On voit sur chacune d'elles trois lignes plus claires que le fond , partant de la base et se di- rigeant vers l'extrémité, où elles sont plus prononcées. Les jambes et les tarses sont testacés. Martinique. — Coll. Dupont. IX. D1CRÀN0DERES. Dupont. Pveslerntim transversim vaMe emarginatum, pixta collare processu perpentliculari, inter pedes anlicos linea cruciformi, instructum. Caput validum, paulo longius quam latius, antice semicirculariter impressum, fronte inter antennas quinque-sulcato foveolisquc duabus linea clevata divisis, signata. Anlennœ 1 1 - articulata' , corpore longiores , articulis primis , brcvi- 26 TrACIIYDERIDKS., I 1 * PARTIE. bus, obtusis, secundo minimo, sequentibus ocqualibus , ultime duplo longiore antennœ ferma oe breviores. Mandïbula maris brassa, valida, producta ,fenûnœ miuora , supra rugosa, subtus lœvla, singulo apice biildo. JMenlum latissimum , transversim profundius impressum, laterali- ter ultra mandibula protensum. Ihorax latior quam longior, subpli.natus, utrinque bifide emargi- natus. ticii/e/Ziim magnum trlangulariter elongatum ; modo subsinuatum. Elytva elongata , deplauata , subpaiallela , irregulariter sinuata , marginal a. Pedes médiocres, femoribus ultra basin incrassatis compressisque. i. D. annulatus. Dejean. PI. i53. Dcprcssits, niger , capitc brevilcr quinque-suleato , linea cle- vata postica ; thorace incequali transversim bisulcato lateri- bus dilatato ; elytris impariter bifoveolalis apice truncatis ; antennis nigris , apice annulisque luteis ; pedibus nigris. Longueur, i5 ï/3 ; largeur, 4 1/2 lignes. IL est de la taille du Trachyderes succinctus, entièrement glabre et d'un noir profond et luisant tant en dessus qu'en dessous. La tète est forte, beaucoup plus grosse dans le mâle que dans la femelle , avec deux impressions assez profondes sur le vertex , séparées par une petite élévation longitudinale , bifide antérieurement, et deux autres à la base de chaque antenne ; les mandibules sont robustes , surtout dans le mâle, et bifurquées à leur extrémité. Le menton est très large ; les deux premiers articles des anten- nes sont noirs , les suivants sont d'un jaune clair dans leur moitié antérieure ; le dernier est entièrement de la même couleur. Dans une femelle que je possède, les quatrième , cinquième , sixième et septième articles sont entièrement noirâtres. Le corselet est court , une fois aussi large que Jong, et les tubercules latéraux sont bifides. L'écusson est de grandeur médiocre et concave Les élytres sont pa- Cl. IX , Pl. i4i à 1 04. 27 rallèles , fortement et irrégulièrement sinuées , et elles ont chacune, près de l'angle humerai, deux petites lignes sail- lantes et une assez forte impression. Le dessous du corps est finement ponctué, avec la poitrine revêtue de poils courts et grisâtres. Le dessous des tarses est d'un gris-jau- nâtre plus ou moins obscur. Brésil. — Coll. Dupont. X. TRACHYDERES. Dalmàn. P resternum valde transversim emarginatum , s pin a plus miuusre longior juxta collare , tuberculoque longitudinal! valde promi- nulo inter pedes anticos instructum. Caput médiocre. Mandibula in utroque sexu fere consimilia. Mentum basi corneum , apice membranaceo. Antennœ n-articr'atœ ; articulis maris longis subcylindricisji'wmre deplanatis. Thorax nodulosus srepius longior quam latior, rarius latior quam longior. Scutellum magnum triangulare. Elytra lacvia , subcuneata modo apice mucronala. Pedes sat validi modice elongati, fcmoribus apice clavatis. Ce genre , établi par Dalman dans le tome 3 de la Syno- nymia insectorum de Schonherr , est sans contredit l'un des plus naturels de la nombreuse famille des Longicornes. Tous les insectes qui le composent se distinguent au pre- mier coup d'œil par leur corselet couvert de tubercules en dessus et muni en dessous de deux pointes saillantes sépa- rées par une gouttière profonde , et par le dernier article des palpes , qui est obconique. Ces caractères n'avaient point échappé à la sagacité du savant Dalman ;- mais nous croyons qu'il a commis une erreur en disant que les mâles avaient les antennes composées de douze articles , et les fe- melles de onze : en effet , les mâles ou ^tu moins la plupart 28 TnACIlYDÉlUDES, l lc TARTIE. paraissent avoir douze articles , mais c'est le dernier qui est très allongé et qui présente dans son milieu un petit renfle- ment transversal que nous regardons comme une fausse articulation. Ce genre , propre, comme tous ceux de la tribu, au nou- veau continent , renferme aujourd'hui une assez grande quantité d'espèces provenant , pour la plupart , des décou- vertes faites récemment par les voyageurs français; aussi n'en trouve-t-on qu'un petit nombre de décrites ou de fi- gurées par les anciens auteurs. Pour faciliter l'étude de ce genre , nous y avons établi plusieurs divisions basées sur la forme générale de l'insecte et principalement sur celle du corselet. Nous eussions pu prendre également la disposition des couleurs , mais nous serions arrivé à des rapprochements moins justifiables et moins naturels. Ces divisions , au nombre de sept , nous paraissent assez tranchées , cependant plusieurs laissent encore beaucoup à désirer, et il est telle espèce qui semble presque appartenir autant à l'une qu'à l'autre , comme du reste cela a lieu dans les genres les plus naturels , où tous les individus se lient intimement les uns aux autres et forment pour ainsi dire une chaîne non interrompue. PREMIÈRE DIVISION. Thorax muni de chaque côté de deux tubercules à peu près égaux; fortement ponctué en dessous dans lesmâles. Extrémité des élytres mutique. i. T. elegans , G. — interinediua. ■2. — Reichei , 7. — rubripes. 3. — succinctus. 8. — subfasciatus. 4. — cayennensis. 9. — interruptus. 5. — traiisversaUs. lo ~ -^ot-cLu** DEUXIÈME DIVISION. Thorax transversal , entièrement couvert de poils courts Cl. IX, Pi. i4i à iG4. 29 et sevrés ; premier article des antennes très gros dans les mâles. Elytres plissées irrégulièrement dans les deux sexes. 10. T. thoracicus. TROISIÈME DIVISION. Thorax notablement plus large que long. Un peu aplati avec les deux tubercules des bords latéraux plus saillante. ii. T. Germarii. i4. — striatus. 12. — strigalus. i5. — lineolatus. i3. — proximus. QUATRIÈME DIVISION. Thorax manifestement plus long que large. Extrémité suturale des élytres , ainsi que celle des cuisses intermé- diaires et postérieures , .armée d'une dent aiguë. iG. 1\ Tœnialus. 19. — confortais . 17. — icapulavis. 20. — notatus. 18. «— dimidiatus. 21. — bicolor. CINQUIÈME DIVISION. Thorax plus large que long, rétréci en avant, plus aplati , ses deux premières pointes latérales à peine appa- rentes ; les secondes au contraire notablement plus grandes, plus obliques et plus aiguës. 9». T. Fabricii. 29. J — Lalreillei. ?.3. — gloriosus. 3o. — Lacovdairci. 2 4. — vaviegatus. 3i. — nigvipes. 25. — Audouinii. 3a. — ebeninus. 26. — nigrofasciatus. 33. — ruftpes. 27. — Boisdiu'alii. 34. — testneeus. 28. — zonalus. SIXIÈME DIVISION. Thorax plus long que large et plus convexe , offrant près du col , à ses bords latéraux , un tubercule de plus , et très prononcé. • 35. T. signât us. 3o TltACHYDÉMI>ES, I rt TARTIE. SErTlÈME DIVISION. Thorax à peine tubercule , aplati et plus ou moins cha- griné. Elytres longues , parallèles et toujours arrondies à leur extrémité. 1 36. T. Dejeanii. 43. — Dorbignyi. '6 m t . — Solieri. 44. — . nigripennis. 38. — Duponlii. 45. — signaticollis. 3<). — Olivieri. 4G. — omoplaLus. 4o. — puncticollis. ki. — cvuentatus. 4i. — bilineatus. 48. — cardinalis. 42. — Vauilderi. 49. — shnplicipennis . / Première division. I. T. ELEGANS. Klug. PI. l54, f. 1. Rufo-castaneus dilutior, capite antice in medio f os sulœ punc- tato, tuberculo transverso lœvigato ; elylris subparallelis posticc sensim sub-angustioribus , apice truncatis, in medio fascia transversa , pallide lutea , latiori , sinuata , utrin- que nigro limbata , latcribus dilatata ad basin excurrcnte, signatis; ab do mine castaneo pectore obscuriori • articulo primo antennarum maris basi punctato subrugoso; pedibus y ut in sequeiitibus. Longueur, 8 à i5; largeur, 3 à 4 lignes. Il a beaucoup de rapport avec le Succinctus ; mais il en est bien distinct. Sa couleur est d'un brun marron beaucoup plus clair; les antennes sont proportionnellement plus grêles , notablement plus longues , annelées de rouge , avec les trois premiers articles noirs, finement ponctués dans les mâles , plus lisses chez les femelles; l'extrémité des ar- ticles suivants est de cette même couleur, excepté celle des derniers , qui quelquefois prend une teinte brunâtre. La Cl. IX, Tr. 1 4 1 à »64. 3i tête est plus forte , plus rugueuse en avant , fortement ponctuée au dessous des yeux. Le corselet est sensiblement moins sinué , entièrement velu et ponctué en dessous, dans les mâles, lisse chez les femelles. Le tubercule latéral est aussi plus long et plus aigu que dans le Succinctus. La bande jaune qui traverse les élytres est toujours moins régulière , de largeur plus variable , atteignant de même le bord marginal , mais se prolongeant en un filet de sa cou- leur , qui remonte jusqu'à l'angle humerai. Les pattes sont à peu près semblables , seulement le noir qui couvre l'ex- trémité des cuisses est moins profond. Commun au Mexique. — Coll. Dupont. 2. T. Reichh, Dupont. PI. 1 55- Nigro-castancus , ihorace transvcrsim carinato , lateribus tuberculis duobus inœqualibus maculaque Jlaea signato ; elytris sulparallclis postice sensim subangustioribus , in medio fascia latiori transversa maculaque communi apicali , pallidc luleis; abdomine rufo segmentis nigris ; antennis nigris testaceo annulât is , articula primo valde incrassato ; pedibus nigris femorum basi tibiisque testaccis. Longueur, avec les mandibules , i3 1/2; largeur, 4 1/2 lignes. Cette belle espèce ressemble , au premier coup d'œil , au Succinctus , niais elle en diffère beaucoup par des carac- tères très prononcés. Comme le Succinctus , celui-ci est en dessus et en dessous d'un brun marron foncé. Les antennes sont annelées de la même manière , mais leur premier article est extrêmement court, déprimé et gros, de forme irrégulière, avec une impres- sion longitudinale profonde à la partie supérieure et une cavité presque ronde avoisinant en dessous le bord posté- rieur ; il est , ainsi que les deuxième et troisième , entière- ment rugueux et noir. Les mandibules sont plus avancées , oi TrAOUYdÉI'.IDES, 1 * PARTIE. plus droites et surtout moins courbées à leur extrémité. La tête est notablement plus forte, plus large et plus creu- sée en avant, entre les yeux. Le corselet est moins large et n'a pas , comme celui du Succinctus , le premier tuber- cule latéral aussi saillant , tandis que le second , au con- traire , l'est beaucoup plus. On voit, à sa partie supérieure, trois sillons transversaux très prononcés , qui se trouvent séparés par ses irrégularités , tandis que chez le Succinctus il n'y en a que deux. Chaque bord latéral offre en outre, près des angles huméraux , une grande tache d'un jaune pur qui le horde jusqu'à l'articulation des premières cuis- ses. Les élytres sont à peu près de même forme; seule- ment la bande jaune qui les traverse est moins large , i\ tré- cie dans son milieu, et leur extrémité est terminée par une tache d 'un jaune plus obscur , qui recouvre l'angle de la suture ; celle-ci est assez bien indiquée par une ligne de la même couleur. Tout le reste du corps est à peu près comme dans le Succinctus. Para. — Coll. Dupont. 3. T. SUCCINCTUS. PI. l54, fig. 2. Obscure castaneus, thorace transversim carinalo , lateribus tuberculis duobus inœqualibus instructo ; cl/tris subpa- rallelis , postice sensim subangustioribus , apice truncatis in medio fascia lata, transversa pallide lutea, in marginem utrinque excurrente, singulatim signatis ; abdomine nigro, ano rufo ; antennis nigris testaceo annulatis , articulo primo maris tuberculato ; pedibus nigris, femori bus basi tibiisque medio pallide lestaceis. Longueur, io à i4 ; largeur, 4 à 5 lignes. Cerambfx succinctus. Linnee, Sfst. nat. , p. 627, n. 3a. C. succinctus. Fab. , Syst. el. , t. 2 , p. 274 , n. 4o. C. succinctus. Oliv., Eut., t. 4 , tab. 7, fig. 43, A. B. C. succinctus. Voet. , t. 2 , p. 9, tab. G , fig, iG, et tab. 7, fig. 17. C. succinctus. Druuy , Insectes, t. 1 , tab. 3g, fig. 2. Cl. IX, Pl. i4i à i64. 33 \ Trachyderes succinctus. Latreille , Gen. cr. et ins. , t. 3 , p. 3g. T. succinctus. Dalman. , Analecia Entomologica , p. 03. T. succinctus. Schoept. , Syn. ins. , t. 3 , p. 364 , n. i. T. succinctus. Dejean, Cat. , 3 e c'dit., p. 345. Cette espèce, la plus commune du genre, et la plus abon- dante dans les envois que l'on reçoit du Brésil et de Cayenne, varie beaucoup pour la taille et la couleur. Le plus ordinairement , elle est d'un brun-marron foncé, quelquefois plus clair et quelquefois presque noir. Elle est toujours entièrement glabre , luisante et comme ver- nissée. Les trois premiers articles des antennes sont noi- râtres , ponctués dans les mâles et plus lisses dans les femelles. Ceux du centre ont les deux tiers inférieurs d'un jaune testacé, et le sommet d'un noir terne. Sou- vent les septième, huitième et neuvième sont entière- ment noirâtres, et quelquefois, dans l'un et l'autre sexe, le noir s'efface plus ou moins, et n'offre plus qu'une teinte brunâtre. La tête est rugueuse , ponctuée en avant et plus lisse en arrière. Le corselet est ponctué en dessous dans les mâles, et entièrement lisse dans les femelles. Les élytres sont très finement et à peine pointillées , tra- versées à peu près dans leur milieu par une bande d'un jaune pâle plus ou moins large , finement découpée sur ses bords ; cette bande est plus ou moins transversale et quelquefois un peu oblique. Tout le dessous du corps est d'un beau noir luisant ; les pattes sont ferrugineuses , avec l'extrémité des cuisses noire et renflée. Très commun au Brésil et à Cayenne, plus rare aux Antilles. J'ai reçu de mon excellent ami, M. le docteur l'Hermi- nier', de la Guadeloupe, une variété de cette espèce venant de la Colombie , chez laquelle l'abdomen est roux. ' Naturaliste instruit, auquel on doit plusieurs travaux, entre au- i83G. «7 34 TnAciiYnÉuiDEs , i re partie. D'après M. Chevrolat, les individus qui viennent de la Guadeloupe (Pointe-à-Pître) devraient former une espèce particulière; il se fonde sur ce qu'ils n'ont pas la même manière de vivre et qu'ils exhalent une odeur différente. Malgré l'opinion de cet entomologiste , je n'ai cependant pu me résoudre à l'admettre , et un examen attentif ne m'a pas permis d'en faire une espèce distincte. La seule différence que j'aie remarquée dans les indi- vidus provenant de cette localité, c'est qu'ils n'ont jamais les septième, huitième et neuvième articles des antennes entièrement noirs , et qu'ils sont au contraire presque tou- jours annelés de rouge comme les autres articles. 4- T. CAYENNEISSIS. PI. I 56 , f. I. Obscure castaneus vel rufo-castaneus , thorace antennisque ut in Succincto; elytris subparallelis, poslice sensim sub- angustioribus, apice truncatis , in medio fascia angustiori, transversa , pallide lulea, tenue sinuata, suturam non attingente , singulatim signatis ; abdomine pectoreque di- lute rujis , pedibus rufis, geniculis nigris. Dej., Cat., 3'e'dit.., p. 345. Ceramhyx succinctus. Oi.., Entom., t. iv, n° 67^ pi. 7, fig. 43, a , b . Longueur, 7 a ia; largeur, 2 1/2 à 3 1/2 lignes. Ce Trachydère, que beaucoup d'entomologistes regar- dent comme une variété du Succinctus , c'est à dire de l'es- pèce à large bande transversale jaune, et à abdomen noi- râtre, nous paraît, ainsi qu'à M. Dejean , constituer une espèce bien caractérisée. La figure du Cerambyx succinctus d'Olivier semble se rapporter à cette espèce , mais la description qu'il en donne très clés Recherches sur l'appareil sternal des oiseaux. Paris , Des- beausseaux, 1828. Ci.. IX, Pi.. i4i à »04. 3f> ne lui convient qu'imparfaitement , puisqu'il dit que le ventre est noir, tandis qu'il est constamment roux dans le Cayennensis. La plupart des auteurs ont évidemment confondu ces deux espèces , et Dalman lui-même , dans ses Analecta , a décrit le Cayennensis pour le Succinctus. On le distinguera constamment du Succinctus par les caractères suivants : la bande transverse jaune des élytres est deux ou trois fois plus étroite , généralement moins régulière , presque toujours bordée de noir antérieurement; l'abdomen est constamment d'un roux-marron très clair, tandis qu'il est noir chez le Succinctus. Outre ces diffé- rences constantes , on ne rencontre jamais d'aussi grands individus de Cayennensis que de Succinctus. Ils se trouvent communément, l'un et l'autre, à Cayenne et à la Guadeloupe , et plus rarement au Brésil. Les individus de la Guadeloupe diffèrent de ceux de Cayenne et du Brésil , en ce que les anneaux des antennes sont d'un rouge testacé plus obscur ; du reste, ils sont con- formes en tout avec l'espèce typique. — Coll. Dupont. 5. T. trawsversalis. Dupont. V\. l56, f. 2. Castaneus , thorace capiteque ut in Succincto ; elytris sub- parallelis, postice sensi/n angustioribus apice sublruncatis, in medio fascia transversa, angustiori, pallicle lutea , te- nue sinuata, nigro marginata, marginem lateralem non attingente , singulatim signatis; abdomine pecloreque di- lute rufis, pedibus testaceis , geniculis fuscis. Longueur, 5 ; largeur, i 3/4 lignes. Il a beaucoup de rapports avec le Cayennensis, mais nous croyons, avec MM. Dejean et Solier, qu'il offre des caractères assez constants pour pouvoir constituer une es- pèce propre. M> TRACHYDÉniDKS, l re PARTIE. La couleur n'offre pas de différences notables ; le cor- selet est un peu plus étranglé postérieurement , et son élé- vation transversale est un peu moins prononcée ; les ély- tres sont plus longues , sensiblement plus rétrécies à leur extrémité ; la bande jaune qui les traverse est encore un peu plus étroite , et n'arrive jamais jusqu'aux bords latéraux ; elle est souvent , en outre , bordée de noir. Le dessous du corps est comme dans le Cajennensis ; les pattes et les an- tennes sont aussi à peu près semblables. Cayenne. — Coll. Dupont. 6. T. iintermedius. Soliei\ PI. i5y, f. I. Dilute castaneus, capite thoracequc ut in Succincto ; elytris subparallelis vix apice subangustioribus , apice subtrun- catis , in medio fascia trans versa liaud sinuata , subangus- tioriypallide lulea , nigro limbata, singulatim signât is ;ab- domine pectoreque pallide testaceis , pedibus testaceis , geniculis nigris. Longueur, 8 1/2; largeur, 2 1/2 lignes. Nous l'avions primitivement confondu dans notre collec- tion avec le Cayennensis ; mais , après un examen attentif, nous lui avons trouvé des caractères assez constants et assez tranchés pour former une espèce particulière. Il est toujours beaucoup plus petit, moins rétréci posté- rieurement, plus cylindrique , plus parallèle et d'une cou- leur beaucoup plus claire. Les antennes sont à peu près semblables, sauf le premier article qui est plus court, ru- gueux et ponctué ainsi que tout le devant de la tête. Le corselet est proportionnellement plus allongé , plus étroit , plus étranglé postérieurement , et finement ponctué en des- sous dans les mâles. Les élytres sont visiblement plus ponc- Cl. IX, Pi,. i4i à i64. 37 tuées dans toute leur étendue, légèrement chagrinées vers la base ; la bande qui les traverse est tout à l'ait droite , nul- lement sinuée , nettement coupée sur ses bords et bordée de noir, au moins antérieurement. Le dessous du corps est d'une teinte rougeâtre , plus claire que dans le Cayennensis. Les pattes sont comme chez cette espèce , sinon que le noir de l'extrémité des cuisses occupe moins d'étendue. Cayenne. — Coll. Dupont. 7. T. rubripes. Dupont. PI. 1 57, f. '2 . S ubelongatus , parallelas , dilate castaneus y thorace obscu- riori^postlcc valde angustato; elytris impunctatis ej., Cat., 3 e edit., p. 345. Longueur, i3j largeur, 4 1/2 Jignes. Cette rare espèce ressemble par la forme au Caycnnensis. Sa couleur est à peu près la même , sans cependant être aussi luisante ; les antennes ainsi que la tète sont sembla- bles ; le corselet est notablement plus long et moins sinué; les élytres se rétrécissent plus brusquement à leur extré- mité , et sont traversées dans leur milieu par une petite bande noire interrompue , qui ne touche ni la suture ni le bord marginal , et qui remplace chez cette espèce la bande jaune qui existe dans les autres. Cette bande noire offre, comme chez YInterruptus , deux petites taches transversales détachées. Le dessous du corps diffère peu de celui du Caycnnensis , mais les cuisses sont proportionnellement plus renflées. Cayenne. — Coll. Dupont. 9. T. INTERRUPTUS. PI. l58, f. 2. Obscure caslaneus, thorace, capite, ut in Succincto ; elytris subparallelis, postice sensirn subangnstioribus , apice trun- cotis, in medio fascia angustiori transversa, pallide lutea, sinuata, medio interrupta, in marginem utrin que excur rente, singulatim signatis ; ab domine fus co, pedibus testaceis, ge- niculis ni gris. I)ej., Cat., 3 e e'dit. , p. 345. Trachyderes succinctus,ysxr. Latr., Voy. de Humbolillet Bonpland. t. I, pi. 22, fig. 5. Longueur, 1 1 i/Y; largeur, 4 i/3 lignes. Il se rapproche, par sa forme , du Cayenncnsis et des es- Cl. IX, Pr. 1 4 1 à iGi. 8fg pèces voisines , mais sa couleur est un peu plus foncée. Les ti'oispremiers articles des antennes sont noirâtres ;lepremier est rugueux, les suivants sont annelés par moitié de noir et de brun marron. Le corselet est plus allongé, plus étroit, avec l'élévation transversale qui avoisine la tête beaucoup plus sentie ; la cavité située sur chaque bord latéral , près l'angle postérieur, est notablement plus profonde et plus évasée. L'écusson est proportionnellement plus petit ; la bande jaune transverse est tout à fait irrégulière et semble être formée par deux petites taches transversales , inégales , tou- jours séparées , ou interrompues à peu près au milieu de la largeur des élytres ; la ponctuation de celles-ci est un peu plus prononcée, et paraît aussi plus éloignée; le dessous du corps est semblable à celui des Trachyderes Cayen- nensis et transversalis , c'est à dire d'une teinte rougeâtre ; les pattes n'offrent pas de différence , mais les antennes dif- fèrent en ce que les septième et huitième articles sont an- nelés au lieu d'être entièrement noirs , comme dans les deux espèces citées. Cette espèce , qui paraît être assez rare, a été rapportée , par M. de Humboldt , de l'Amérique équinoxiale. J'en possède plusieurs exemplaires, trouvés par M. Isa bel , à Sain t-Léopold, province de Rio-Grande-do-Sul. 4(» TfUCUYDBIUDES, I rt PARTIE. l)ErXlÈMF. DIVISION. ÎO. T. THORACICUS. PI. i5g. Ater luteo-velutinus , thorace rugoso sub-bispinoso ; elytris levibus viridibus , apice truncatis ; antennis ferrugineis , m'g/o annulatis. Cevambyx thoracicus. Oi,., tf/i/., t. 4, pi. 12, fig. 85. — morio. Far., 6y.s*. Eleut,, t. 2, p. 273, n e 34. Tracliyderes morio. Schoen., Syn. , t. 3, p. 3G, n° 3. — thoracicus. Dej., Cal., 3 e e'dit., p. 345. — Beskii. Gekm. Longueur, 10 à 1 4 5 largeur, 3 à 5 lignes. Il ressemble assez, pour la forme, au Succinctus , mais il est ordinairement un peu plus grand. La tête est noire et couverte de poils fauves , avec une impression longitudi- nale; la lèvre supérieure est fauve dans le mâle, et noire chez la femelle. Les antennes sont d'un jaune ferrugineux, avec les trois premiers articles et l'extrémité des autres d'un noir obscur ; le premier est très gros , très rugueux , aplati en dehors et sensiblement creusé en dedans. Chez les femelles , les antennes sont d'un jaune plus clair , et leur premier article est notablement moins gros. Le cor- selet est noir, déprimé en avant, muni de chaque côté de deux petits tubercules coniques peu saillants , et recou- vert , tant en dessus qu'en dessous , d'un duvet fauve très épais. L'écusson est noirâtre , et recouvert d'un duvet jau- nâtre dans le mâle , glabre et luisant chez la femelle. Les élytres sont vertes , tronquées à leur extrémité, avec trois impressions longitudinales très peu marquées. Le dessous du corps est d'un brun marron plus ou moins foncé, recou- vert de poils soyeux , d'un jaune luisant. Les pattes sont d'un brun- marron , avec l'extrémité des cuisses et des jam- bes noirâtre ; les tarses sont fauves. Brésil. — Coll. Dupont. Cl. IX, Yl. i 4 1 à i64. 4i Troisième division. ii. T. Germarii. PI. 160, f. i. Luleo-ferrugincus, ihorace tuberculato, nigro punctato ; an- tcnnis pallidioribus ferrugineo annulât is ; elylris levibus , nigro quadrilineatis ; ab domine geniculisqne nigris. Dej., Cat., 3e é<.lit.,i>. 345. Tntchydei'cs oèt6lirrealus ) Schoes, Longueur, 9 à 12 ; largeur, 1 1/2 à 4 lignes. Il est ordinairement un peu plus grand et plus parallèle que le Succinctus, et sa couleur est, de part et d'autre, d'un jaune ferrugineux luisant. La tête est ponctuée antérieure- ment, lisse postérieurement, et marquée d'un point noir; l'extrémité des mandibules et les yeux sont également noirs. Les antennes sont d'un jaune plus pâle que le reste du corps , avec le premier article et l'extrémité des autres d'un jaune ferrugineux. Le corselet est aussi large que long, un peu arrondi en avant , marqué de deux dépressions transversales , et de onze points noirs , dont un sur le milieu, et cinq de chaque côté, placés chacun sur un petit tubercule saillant. L'écusson est noir à l'extrémité , avec une petite impression triangulaire à sa base. Les élytres sont presque parallèles , marquées chacune de quatre raies lon- gitudinales d'un noir profond et luisant , commençant en pointe vers la base, et s'élargissant un peu au milieu. La seconde de ces lignes est souvent interrompue, et vient s'unir en angle aigu à la première , un peu avant l'extré- mité ; la troisième est un peu plus courte que les autres ; enfin la quatrième est parallèle au bord antérieur, et arrive au même point que les deux premières ; l'extrémité des élytres est tronquée. Le dessous de la tête est marqué d'un point noir ; celui de la poitrine de deux taches noires trans- versales séparées par un point de leur couleur. L'abdomen is Tka4. i* parées dans toute leur longueur par quatre lignes d'un jaune plus pâle que la teinte générale , de sorte que l'on pourrait dire que les deux tiers postérieurs des élytres sont d'un ferrugineux obscur, avec quatre lignes parallèles d'un jaune ferrugineux , qui , du reste , sont beaucoup moins nettes que dans le Striatus. Le dessous de la tête est à peu près comme dans le Germarii, sauf qu'il n'y a pas de point noir ; celui de la poitrine est marqué de chaque côté d'une grande lâche noire interrompue. L'abdomen est noir, avec le dernier segment roussâtre , et la base inarquée d'une grande tache semi-lunaire, d'un jaune ferrugineux. Les pattes sont comme dans le Germarii. Brésil. — Coll. Dupont. i3. r f\ proximus. Solier. PI. 1 6 1 , f . i . Fusco-ferrugineus , antennis pallidioribus, thorace tubercu- lato nigro punctato ; clylris levions, flavo quadristrigatis ; genicidisfuscis ; pectore nigro variegato . Longueur, 6 i/ï ; largeur, 2 i/a lignes. Il a beaucoup de rapports avec le Striatus , et à la pre- mière vue on pourrait le prendre pour une variété de cette espèce. Il en diffère par les caractères suivants : la tète est proportionnellement plus petite; le corselet est aussi plus petit, proportionnellement plus étroit , avec les deux pointes latérales moins saillantes , et il n'offre que onze points noirs au lieu de treize ; ces points sont notable - ment plus gios que dans le Striatus. L'écusson est plus court, plus large à sa base, marqué de même de deux points noirs. Les élytres paraissent un peu plus parallèles , moins rétrécies à l'extrémité; les deux lignes jaunes extérieures ne se réunissent point à l'extrémité, comme dans le Striatus .. mais la troisième se réunit à la seconde vers sa base. 44 TRACHYDÉniOliS, I 1 * PARTIE. Le reste des caractères est à peu près connue chez le S triât us. Brésil. — Coll. Dupont. l4» T. STRIATUS. PI. l6l,f. 2. Futco-ferrugineus, antennis pallidioribus , thoracc tubercn- lalo nigro princtato ; elytris jlavo quadrilineatis ; pectorc abdomineque nigro variegatis. Ceramhyx slriatus. Fab. , Syst. el. , t. 2 , p. 276 , n. 42. C. strialus. Oliv., Ent. , t. 4 , tab. 5, fig. 3i, et tab. 10, fig.71, A. B. Trachyderes stviatus. Schoén., Syn. ins., t. 3, p. 365, n. 4 . T. striatus. Dej., Cat. , 3 e e'dit., p. 345. Longueur, 8 à 12 ; largeur, 2 1/2 à 3 1/2 lignes. Il est un peu plus grand que le Rit/ipes, auquel il res- semble assez pour la forme. Sa couleur est d'un jaune fer- rugineux assez foncé de part et d'autre, avec les élytres sensiblement plus obscures. La tête est rugueuse en avant , presque lisse dans les autres parties, avec une ligne longi- tudinale noire sur le vertex : l'extrémité des mandibules est de cette dernière couleur; les yeux sont d'un brun-noi- râtre ; les antennes sont un peu plus pales que la teinte gé- nérale , avec les trois premiers articles ponctués , mais plus fortement dans les mâles que chez les femelles Le cor- selet est un peu moins long que large, marqué de treize points noirs de grosseur inégale , placés pour la plupart sur les parties saillantes , et disposés ainsi : un sur le milieu et six de chaque côté. On voit , en outre , dans l'échancrure présternale, deux taches de la même couleur ; l'écusson offre à sa base , et souvent aussi à son extrémité , une petite tache d'un brun-noirâtre. Les élytres ont chacune quatre lignes longitudinales d'un jaune pâle, savoir : une oblique suivant Cl. IX, Pl. i4i à i64. 4. r > la direction de l'écusson , les trois autres presque parallèles , et allant de la base presqu'à l'extrémité , où les deux exté- rieures se réunissent ; le rebord marginal de chaque élytre est aussi d'un jaune-pale dans sa moitié antérieure , et semble, comme dans les espèces voisines, former une cinquième ligne. La poitrine est marquée de cinq taches noires , une au mi- lieu, etdeux de chaque côté. L'abdomen est d'un ferrugineux roussâtre , avec une série de taches noires placées de chaque côté , près du bord latéral des élytres. Le premier segment est ordinairement marqué d'une tache noire de la même couleur, mais qui manque souvent chez les femelles. Les pattes sont de la couleur de l'abdomen , avec la base des cuisses et l'extrémité des jambes plus claires. Brésil. — Coll. Dupont. i5. T. lineolatus. Dupont. Pl. 161, f. 3. Rufo-ferrugineus, antennis pallidioribus, thorace tuberculalo nigro punctato ; elytris castaneis levibus ,flavo dùnidiatim basi quadrilineatis. Longueur, y ; largeur, 3 lignes. Il a aussi de grands rapports avec le Striatus , mais il me paraît bien distinct. Il est toujours moins grand , avec les élytres d'une couleur beaucoup plus obscure, qui approche du brun-marron foncé. Les antennes ont les premiers ar- ticles moins scabres , et les trois derniers d'une couleur noi- râtre , mais seulement dans les mâles. La tête est un peu plus longue et plus étroite. Le corselet est beaucoup plus allongé , moins large , avec les tubercules moins saillants , la ponctuation moins serrée; l'impression transversale an- térieure est droite , et non sinuée en arrière , comme chez le Striatus. L'écusson est sensiblement plus long et plus rétréci à sa base , marqué de deux taches noires un peu plus 4(i lltACHÏttÉlWDES, l" PARTIE. grandes , niais dont celle de la base manque souvent dans les femelles. Les élytres ont chacune quatre lignes longitu- dinales jaunes, un peu plus fines que dans le Slriatus, et qui disparaissent ordinairement vers la moitié postérieure de chaque élytre , ou au moins deviennent à peine visibles. Les taches de la poitrine sont comme dans le Striatus. L'abdo- men est d'un brun-noirâtre, avec le bord des anneaux d'un jaune-roussâtre. Les pattes sont de la même couleur avec l'extrémité des cuisses d'un brun-noirâtre. Missions du Brésil , Kio-Grande. — Coll. Dupont. QUATRIÈME DIVISION. l6. T. TiENIATUS. PI. l62, f. I. Palllde testaceus, thoracc tuberculato mgro punctato ; elytris vitta laterali nigrà. Ceramhyx tœniatus, Germ., in nov. coleojtt. Spccies, p. 5i2. Iraclnderes tceniaUts, Df.j., Cat. , 3 e édit., p. 345. Longueur, 10; largeur, 3 i/4 lignes. 11 est entièrement d'un beau jaune testacé de part et d'autre : la tête est marquée de deux taches noires au des- sous du menton, à demi cachées par le col, et d'une ligne interrompue de la même couleur sur le vertex ; l'extrémité des mandibules est également noire. Les antennes sont en- tièrement du même jaune que la teinte générale, avec le pre- mier article marqué d'une tache brune en dessous. Le corse- let est un peuplus long que large, et marqué de treizepoints noirs, dont un sur le milieu et six de chaque côté. L'écusson offre à sabase une petite tache noirâtre. Les élytres ont cha- cune une bande marginale, d'un noir luisant, assez large, très régulière , n'arrivant qu'à environ une ligne de la base , et ne touchant pas tout à fait le bord latéral. La poitrine est I Ci.. IX, Pi.. i4i à iG4. 4; de la même couleur que les élytres , avec trois points noirs placés en demi-cercle, de chaque côté. L'abdomen, moins la moitié du premier segment , qui est jaune , est d'un noir luisant. Les pattes sont de la couleur des antennes. Brésil. - Coll. Dupont. 17. T. SCAPULÂRIS. PI. 162, f. 2. Testaceus , thorace tuberculato nigro punctato; elytris vit la laterali sutura coeunte nigris. Dkjean, Cat., 3' e'diL, p. 345. t racliydnves mililaris, Mannerhf.im. Longueur, 85 largeur, 2 1/2 lignes. Il ressemble un peu au Tœniatus , mais il est constam- ment plus petit et proportionnellement moins allongé ; les antennes sont de la même couleur, avec les deux derniers articles noirâtres ; les points noirs du corselet sont notable- ment plus gros. La bande marginale des élytres est plus large , plus poin- tue à sa base , moins parallèle , et elle se perd , vers le quart postérieur, dans le noir qui recouvre toute l'extré- mité des élytres. La suture est largement noire depuis la base de l'écusson jusqu'à l'extrémité, où elle s'élargit de manière à couvrir entièrement les élytres. Les pattes sont d'un jaune testacé , avec la moitié infé- rieure des cuisses noire ; mais seulement aux deux dernières paires. Brésil. — Coll. Dupont. ■48 ThachydÉiudls, i r ' partie. l8. T. D1MIDIATUS. PI. l63, f. I. 7'estaceus , thoracc tuberculato nigro punctafo, clylris vit fa laterali extremoque nigris. Cevambyx dimidialus. Fab., Syst. eleut., t. 2, p. 27G, n. 45. Cerambyx dimidialus. Oliv., Enlom., t. 4, tab. i4, fig. 9(1. Tvachydcres dimidialus. Sciioen., Syn., t. 3, p. 36G, n. 8. Trachyderes dim'diatus. 1>ej., (?«/., 3' e'dit., p. 345. Longueur, 8 1/2 ; largeur, 2 3/4 lignes. Il a à peu près la même forme que le Rujipes, mais il est généralement plus petit. Sa couleur est d'un jaune testacé de part et d'autre. La tête est marquée, sur le vertex, d'une ligne médiane noire interrompue. Les antennes sont d'un jaune testacé , avec les quatre derniers articles d'un brun noirâtre dans les mâles , et seulement l'extrémité du der- nier chez les femelles. L'extrémité des mandibules et les yeux sont noirâtres. Le corselet est à peine plus long que large , et marqué de treize points noirs inégaux , dont un sur le milieu. L'écusson offre une tache noire à son extré- mité, et souvent aussi à sa base ; mais cette dernière est or- dinairement moins marquée dans les mâles que chez les fe- melles. Les élytres ont toutes l'extrémité d'un noir pro- fond , comme chez le Conformis, et cette couleur remonte de même de chaque côté , pour former une bande margi- nale ; mais elle remonte beaucoup moins haut sur la suture. La poitrine est marquée , de chaque côté , de trois petites taches noires. La moitié postérieure de l'abdomen est d'un noir profond , avec l'extrémité du dernier segment d'un jaune roussâtre. Les pattes sont d'un jaune testacé, avec l'origine des cuisses noire , et une tache de la même cou- leur sur leur côté interne. Brésil. - Coll. Dupont. Ci.. IX, Pi.. i4i à iG4. 4 9 Olivier considère cette espèce comme étant peut-être une variété du Cerambyx bicolor de Fabricius , ce qui n'est pas admissible , car elle ne s'en rapprocbe par aucun caractère spécifique. ig. T. conformis. Dupont, PL i63, f. 2. Ruber, thoracc tuberculalo y elytris abdomineque nigris , aa- tice rubris. Longueur, 7 1/2 ; largeur, a i/4 lignes. Il est intermédiaire entre le Dimidialus et le Notatus , et d'un jaune testacé de part et d'autre. La tête est marquée , sur le vertex , d'une petite ligne noire et d'un point de la même couleur en arrière de chaque œil. Les antennes sont de la couleur de la tête , avec l'extrémité plus obscure. Le corselet est plus long que large , marqué de onze points noirs plus petits que dans le Scapularis , dont un plus gros sur le milieu. L'écusson est triangulaire , noir à sa base et à sa pointe. Les élytres ont l'extrémité d'un noir profond , et cette couleur remonte de chaque côté , pour former une bande marginale , comme dans le Tœniatus et le Scapularis , et qui de même n'arrive pas tout à fait jusqu'à la base. La couleur remonte aussi pour former une bande suturale , comme chez le Scapularis ; mais ici cette bande ne dépasse guère la moitié des élytres, tandis que , dans le Scapularis, elle monte jusqu'à la base de l'écusson. La poitrine est marquée de quelques petites taches noirâtres. La moitié postérieure de l'abdomen est d'un brun noirâtre , avec le milieu de chaque segment d'une teinte peu claire. Les pattes sont delà teinte générale, avec l'extrémité des cuisses noirâtre. Brésil. — Coll. Dupont. iS3G 5o TuACIIYDIÏIllUISS, l Tf PAUT1E. 20. T. NOTATUS. PI. 164. f. I. Fulvus , thorace tuberçulato, uigro punctato ; elytris abdo- mineque nigris; Mis basl scutelloque fulvis. Dej., Cat., 3 e ëdit.,p. 345. Longueur, 9; largeur, 3 lignes. Il est notablement plus petit que les précédents. Sa tête est d'un jaune ferrugineux , avec une ligne noire sur le vertex , et deux points de la même couleur près du menton en dessous. Les antennes sont de la couleur de la tête, ayec les deux premiers articles marqués en avant d'une tache longitudinale noire. L'extrémité des mandibules et les yeux sont d'un brun noirâtre. Le corselet est aussi large que long, d'un jaune ferrugineux départ et d'autre, et mar- qué de treize points noirs inégaux , dont un sur le mi- lieu ; il offre, en outre, deux petites taches noires delà même couleur en dessous , dans l'échancrure présternale. L'écusson est d'un jaune testacé , avec le bord de sa base un peu noirâtre. Les élytres sont d'un noir luisant , avec l'ori- gine de leur base d'un jaune testacé. Le dessous du ventre est noir, avec le milieu de la poitrine varié et ferrugineux. Les pattes sont d'un jaune ferrugineux , avec les jambes postérieures d'un brun noir. On voit , en outre , une petite tache de cette même couleur, à la base et sur le milieu des cuisses antérieures. Brésil. — Coll. Dupont. Cl. IX, Pl. i4i à «64. 5i 2». T. BICOLOR. PI. l64, f. 2. Testaceus, thorace tuberculato nigro punctato ; clytris viila laterali, sutura dimidiatapostlce coeuntc , nigris. Cevambfx blcolor. Fab., Syst. Eïeul., t. 2, p. 27G, n. 4G. C. blcolor. Voet., Col., part. 2, tab. 8, fig. 24. C blcolor. Oliv., £»{.., t- 4 > tab - 9» fl g- Gr - Trachyderes bicolov. Schorn., 8yn.,t.Z, p, 36G, n. 9. 7\ Sfoofa*. Dej., Cflf . , 3 e e'dit., p. 345. Longueur, 9 i/4; largeur, 3 lignes. Il est un peu plus grand et plus parallèle que la plupart des espèces précédentes. Sa couleur est d'un rouge briqueté un peu obscur. La tête est dépourvue de lignes droites sur le vertex. L'extrémité des mandibules et les yeux sont noi- râtres. Les quatre premiers articles des antennes sont de la couleur générale , les trois suivants sont d'un jaune testacé , et les quatre derniers noirâtres , mais seulement dans les mâles. Le corselet n'est pas plus long que large ; il est tuber- cule, entièrement dépourvu de points noirs. Les deux tiers postérieurs des élytres sont d'un noir luisant. Les pattes sont de la couleur du corselet, ainsi que la poitrine. L'ab- domen est noir. Brésil. — Coll. Dupont. J'ai vu un individu de cette espèce avec les deux tiers au moins d'un rouge briqueté , et l'autre tiers seulement d'un noir profond. MN DE LA PREMIERE PARTIE /.//. MeçracLerus M . Stigma . Un 2 . M . bÙàsvÙU*iS 4 De/'etm YJUrnond IX. 142 Lis sono tu s J . 1 *./lahef/{cor/us, Gémi . 2. h. i/> IX J44 Lis sono lu s TùrrtK se y /{<;,,,,„,, tn/u'ttc/ie ,//> lÔQ. C h ar ino t e s fasciatus , Dupont. . innedoucfm se . jy.Jîé-rnorid isrip. Denclrolnas "i.D. mandibuLzrw , Dupont. 2 .1^ , 4 ■ r ^^ct^Uus , 7<2u^ . N.J'ornond imp- X0® ■:): S4k«Aw^ IX 1Ô2. . Denclrobias î.D teftàçeus, Dupont. a^-rruMcil/osus , Dupont. IX M. ? & 1)] cranodere s anrudatus ,J)e/e ■ l'âô. Jraolr^deres Ox/en/iMuris , Dgf. 2 . T. IrarurverfalÀf , Dupent. N.ltemond imp. jSf Tracliyderes 1 .T. tfbfcrrrwdius , SoUer, 2 X ru6ripe# ; Jhtpott». A' .Jldmond , IX i5ô. L<-/> lrachyderes iriui ,«• .1 /ù'/nons/ tmp . IX. i5p . Trachyderes tfwracicus, De/eœn Nltémorid IX. Trachyderes , T .qertnarii , £y 2 .T. striqatiur, D&e*ui in,/,f W.Jiémond IX iSi i.T pro.ru 'nus, SoUer Trachyderes *X strÙUUS, Faô. 3. T. Imeû/atus, 7Ja/?o/ t / Ëflgâtâ SîtfllAV.^ IÔ2 Traoliy dore s L T. taeniatUS , Cermar. '2 T ScapidarÙ, Df/ean JV.Jù>*?io/iip. IX i64 Trachyderes l.T. noâUllS, 7Je/easi 2. T. hicolor , Dupont A ? Rén lond imp ■ Classe IX, Pr . i65. i STAPHYLÏN. Staphylïnus. Linnée. S. odorant. S. oleus. Lin, Fal>. Larva. Corpore longo angustoque ; capite lato , fusçQ-nigvo fulgente ; antennis flapis ; corporis quatuor primis minuits, colorem capitis habçntibus ; octo annulis extremis cinercis villosis ; ultimo parvido ? supra duos tubos villosos , iiifra tuberculumfcrcnti, quo insectum siciM pede utitur. Nympha. Corpore omriino jlavo-nitenti. Larve : longueur, 28 à 3o millimètres; Nymphe : longueur, \S millimètres., L$rvc (fig. 1 ). Le corps est long et étroit ; la tête est grande, large,trèsaplatie, çt\w brun-noirâtre brillant, presque carrée antérieurement çt arrondie postérieurement ; les mandibules sont fortes , un peu plus pâles que la tète et peu arquées . Les palpes sont d'un jaune-grisâtre très pale. Les antennes $ont composées, de cinq articles, dont le premier très petit ; leur couleur est la même que celle des palpes. Les quatre premiers anneaux du corps sont de la même couleur que la tête, et d'apparence cornée \ le quatrième est un peu moins foncé que les précédents; le premier, beaucoup plus grand que les autres , est plus étroit en avant qu'en arrière ; les huit anneaux de Ja partie postérieure sont d'un gris cendré et un peu velus ; le dernier est très petit et porte en des- sous, un tubercule qui sert de patte à l'insecte , et en dessus deux tubes très minces , un peu velus r dont on ne connaît pas l'usage. Le vaisseau dorsal est apparent dans les huit anneaux postérieurs > et paraît d'un gris clair. Les pattes sont longues, très propres à la course et légèrement velues. Les tarses sont munis de quelques épines. Nymphe (fig. 2). Le corps est épais à sa partie antérieure , mmee à # sa partie postérieure et d' un jauneiégèrement orangé . La tête est repliée contre le thorax ; on aperçoit les élvtves et les ailes , qui sont fixés sur les parois du mésothorax et i Cl. IX, Pr-. i(>5. du métathorax . Les pattes sont intimement repliées contre l'abdomen , qui est arrondi en dessous. La partie supérieure du corps est très déprimée , le dernier anneau tant soit peu bifide. Sur la région dorsale on aperçoit une raie longitu- dinale de couleur un peu plus foncée que le reste de la nymphe. Cette larve est essentiellement carnassière ; elle est sou- vent errante pour chercher sa proie et ne se réfugie jamais que sous les pierres. Elle est très courageuse ; car, lorsqu'on la prend , loin de chercher à fuir, elle s'arrête , redresse sa tête et l'extrémité de son abdomen , ouvre ses larges man- dibules, et cherche ainsi à pincer celui qui veut s'en saisir. Ces larves se dévorent quelquefois entre elles : l'une at- taque l'autre , la provoque et la saisit , non pas à telle ou telle partie du corps , mais toujours à la jonction de la tête avec le premier anneau , de manière que la victime ne puisse faire usage de ses défenses ; alors elle la perce de ses mandibules acérées , la suce ensuite , et ne laisse qu'une dépouille inanimée , pour revenir quelque temps après , et manger les parties les plus solides jusqu'à ce qu'il n'en reste plus aucun vestige. On rencontre ces larves très communément depuis le mois de novembre jusqu'à la fin de mai , époque à laquelle elles subissent leur transformation. Peu de temps avant cette époque , elles deviennent entièrement stationnaires , creusent sous une pierre un trou oblique , et placent la tête du côté de l'ouverture. Peu de jours après , elles se chan- gent en nymphe , pour rester dans cet état quinze à seize jours : au bout de ce temps , l'insecte est parfait ; mais , en sortant de son enveloppe , il est jaunâtre , et ne devient entièrement noir qu'au bout de vingt-quatre heures. On ne rencontre jamais ces larves l'été , et on ignore où elles passent cette saison , puisque , comme je l'ai dit plus haut , on ne les voit qu'à la fin de l'automne , époque à la- quelle elles sont presqu'à leur taille. Emile Blanchard. IX j€6 ) Staphylinus olens, Foi. TZ. Blanchard* p un y./u>'mor>d imp Classe IX, Pi.. iGG et iG 7 . MONOGRAPHIE dil genre Pambork Par M. H. Gory. Lorsque le célèbre entomologiste Latreille établit le genre Pambore, il ne connaissait qu'une seule espèce; plus tard M. le comte Dejean ne décrivit que cette même espèce dans son Species et son Iconographie ; M. Brullé , dans son Histoire naturelle , n'augmente pas non plus ce genre ; ce fut M. Boisduval qui publia une seconde espèce, sous le nom de Morbillos us , dans le Voyage autour du monde de Y Astrolabe. M. de Laporte , dans ses Etudes entomologi- ques, décrivit en même temps le même insecte , qu'il dédia à M. Cunningham ; enfin dans le Magasin de zoologie, je fis pa- raître une troisième espèce, que je dédiai à mon ami M. Gué- rin. Dernièrement je me suis enrichi de deux nouvelles espèces , et je me décide à publier la monographie de ce genre ; mais je crois à propos de rapporter en tête de ce petit travail tout ce qui a été dit jusqu'à ce jour. Je com- mencerai par énoncer les caractères assignés par Latreille. Voici comment il s'exprime , dans son premier volume des Crustacés , Arachnides et Insectes , p. 4°8 et 409. « Les mandibules sont arquées, fortement dentées dans toute leur longueur , et l'extrémité latérale et extérieure des deux premières jambes est prolongée en une pointe. Le dernier article de leurs palpes extérieurs est demi-ovale , longitudinal , avec le côté externe arqué ; les palpes maxil- laires internes sont droits , avec le dernier article beaucoup plus grand que le premier et presque ovoide. L'échancrure du menton est peu profonde. Tels sont les caractères des Pambores. » i83G. G Cl. IX, Pr. 166 et 167. Dans le Species de M. le comte Dejean , t. 2 , p. 18 , les caractères des Pambores sont : « Tarses semblables dans les deux sexes ; dernier article des palpes fortement sécuri- forme ; antennes filiformes ; lèvre supérieure bilobée ; man- dibules peu avancées , très courbées , fortement dentées intérieurement ; menton presque plane , légèrement échan- cré antérieurement ; corselet presque cordiforme ; élytres en ovale alongé. » « Le genre Pamborus a été formé par Latreille sur un in- secte de la Nouvelle-Hollande , qui se rapproche un peu des Carabus par son faciès , mais s'en éloigne beaucoup par ses caractères génériques. La tête est assez alongée , plane en dessus et rétrécie postérieurement ; la lèvre supérieure est bilobée antérieurement , à peu près comme dans les Cara- bes ; les mandibules sont peu avancées , très courbées et très fortement dentées intérieurement ; le menton est assez grand , presque plane , rebordé et légèrement échancré en arc de cercle ; les palpes sont très saillants ; leurs premiers articles vont un peu en grossissant vers l'extrémité , et le dernier est très fortement sécuriforme , un peu alongé et un peu ovale ; les antennes sont filiformes , et un peu plus courtes que la moitié du corps ; le corselet est assez grand et presque cordiforme ; les élytres sont un peu convexes et en ovale alongé ; les pattes sont à peu près comme celles des Carabes; mais les jambes antérieures sont terminées par deux épines un peu plus fortes, surtout l'intérieure, et l'échancrure entre les deux épines se prolonge un peu sur le côté interne ; les tarses sont semblables dans les deux sexes. » Enfin , dans Y Histoire naturelle des insectes de MM. Au- douin et Brullé , t. 4 bis , Coléoptères, p. 436, voici ce que M. Brullé dit des Pambores : « Les beaux insectes qui rentrent dans ce sous-genre nous offrent une particularité qui leur est commune avec les précédents (les Brachygnates), c'est que les tarses des mâles paraissent être semblables à Ce IX, Pi,. iGG et 167. ceux des femelles. Celles-ci ne différeraient des mâles que par leurs proportions un peu plus larges. Les Pambores ont le dernier article des palpes conformé à la manière des Té- flus et des Brachygnates ; leur lèvre supérieure , courte , large et échancrée au milieu , n'est séparée du chaperon que par une simple suture , ce qui pourrait faire croire qu'elle est grande et avancée ; leurs mandibules sont munies de dents aiguës et acérées , et leur extrémité est plus recour- bée que dans aucun des autres groupes de cette famille; leur menton est tout à fait sans dent et presque sans échan- crure. » Les cinq espèces composant ce genre n'ont été trouvées jusqu'ici qu'à la Nouvelle-Hollande ; ce sont de fort beaux insectes, qui ont un peu l'aspect des Carabes, mais sur les- quels je ne possède aucun détail de mœurs ; je pense cepen- dant qu'ils doivent vivre à la manière de ces derniers. P. viridis. Gory. (PI. 166, f. 2). Niger ; elytris viridibus , sulcatis ; interstitiis granulatis ; mandibulis antennisque ferrugineis . Nouvelle-Hollande. —Cabinet de M. Gory. Largeur : 3o millim. Longueur : 1 1 millim. D'un noir brillant ; palpes labiaux , mandibules et an- tennes d'un brun obscur ; tête aplatie , peu rétrécie en ar- rière des yeux ; ceux-ci noirs et peu saillants ; corselet le double plus large que la tête , un peu plus long que large, très peu rétréci postérieurement , un peu échancré anté- rieurement et plus en arrière , couvert de petites rides transversales , seulement visibles à la loupe ; il offre une Cl. IX , Pi. iGG et 167. ligne longitudinale au milieu et une autre un peu oblique et plus élargie , de chaque côté de la base , qui atteint presque le milieu ; à sa partie antérieure se trouve une pe- tite côte transversale dans laquelle prend naissance la ligne longitudinale du milieu ; il a ses bords latéraux relevés et rebordés ; écusson large , court , en forme de triangle très obtus. Elytres d'un vert un peu noirâtre , plus larges que le corselet, ovales et alongées, avec sept côtes élevées sur chacune, sans comprendre la suture et le bord externe; elles se réunissent à l'extrémité , elles sont lisses et d'un vert très foncé qui les fait paraître noires ; entre chacune il y a une petite rangée longitudinale de points assez élevés ; mais , entre la dernière et le bord externe , ces points sont plus nombreux et irrégulièrement placés. Cette espèce est facile à distinguer de YAlternans, d'abord par sa couleur et la forme de son corselet , et ensuite par ses côtes non interrompues. P. elongatus. Gory. (PI. 166, f. 2.) Niger^ thorace nigro-viride , elytris nigris , marginibus sub- violaceis sulcatis , sulcis granulatis ; interstitiis elcvatis , postice interruptis. Nouvelle-Hollande. — Cabinet de M. Gory. Longueur ; 34 millim. Largeur : 10 raillim. D'un noir brillant ; tête aplatie , assez rétrécie en arrière des yeux; ceux-ci assez saillants et roux; corselet plus étroit et plus alongé que dans le viridis , assez échancré à sa partie antérieure , allant en se rétrécissant sans être en forme de cœur , très échancré à sa partie posté- rieure , avec les côtés très fortement rebordés , surtout aux Cl. IX, Pl. iGG et 1G7. angles postérieurs ; il est couvert de petites rides transver- sales , a dans son milieu une forte ligne longitudinale et une impression un peu oblique de chaque côté de la base ; et celle-ci a les bords latéraux d'un vert bleu ; écusson court , large et couvert de petites rides ; élytres presque parallèles , arrondies à l'extrémité , avec sept côtes longitu- dinales moins arrondies que dans l'espèce précédente , sur- tout les deux dernières , qui sont très faibles ; la deuxième eSt peu interrompue , la quatrième l'est un peu plus , la sixième l'est dans toute sa longueur ; les intervalles de ces côtes sont criblés de très petits points rangés longitudi- nalement ; elles sont d'un noir violet très foncé , plus clair et plus brillant aux côtés externes. P. alternans. La treille. (Pl. 166, f. 5.) Niger ; thorace nigro-cyaneo ; clytris nigro-œneis, sulcatis, sulcis granulatis ; interslitiis elevatis , postice inter- ruptis. Pamborus allemans. Latreille, EncycL méthod., t. 8 , p. 678 ,n°i, — — Latreille, Crustac. et Insect. , 2 e édit. , t. 1 , p. 4o 9 . — — G nérin, Iconographie du règne animal de Cu- vier, Ins. , pl. 7, fig. 4. — » Dejean, Species génér. des Coléopt. , t. 2, p. 19, n. 1. — Dejean et Boisduval, Iconog. des Coléopt , d'Eur. , t. 1 , p. 268 , pl. 29 , fîg. 4. — — Boisduval, J^oyage autour du monde (l'As- trolabe) , Entom. , t. 2 , p. 26 , 11. 1 . — — Audouin et Brulle , Hist. nat. des ins. , t. 3 bis, Coléopt., p. 436. Nouvelle-Hollande. — Cabinet de M. Gory. Longueur : 3o millim. Largeur : 11 millim. Tête noire , alongée , plane en dessus , lisse , avec deux Cr.. IX, Pi. 166 et 1O7. enfoncements entre les antennes, rétrécie en arrière; yeux brunâtres ; les quatre premiers articles des antennes noirs, les autres obscurs et pubescents ; corselet une fois plus large que la tète , un peu plus long que large , presque en cœur , peu échancré à sa partie antérieure , un peu plus à la postérieure , couvert de petites stries transversales ; sur le milieu , une ligne longitudinale et une autre un peu oblique assez élargie de chaque côté de la base; il a en outre, près de la partie antérieure , une impression transversale dans laquelle commence la ligne longitudinale du milieu ; les bords latéraux sont rebordés , un peu relevés , et les angles postérieurs se prolongent un peu sur les élytres ; il est d'un noir bleuâtre , surtout sur les côtés et à la base ; écusson large , court , en forme de triangle très obtus ; ély- tres d'un rouge cuivreux , verdâtres près de la suture , ovales , alongées , avec sept côtes élevées sur chacune, qui se réunissent à l'extrémité ; les deuxième , quatrième et sixième interrompues , les intervalles de ces côtes entière- ment couverts de petites aspérités. Dessous du corps et pattes d'un noir brillant. P. morbillosus. Boisduval (PI. 167, f. I.) Niger; thorace nigro-cyaneo ; elylris cupreis , sulcatis , sulcis granulatis ; interstitiis elevatis , postice interruptis ; antennis testaceis basi nigris. Pamborus morbillosus. Boisduval. Voyage autour du monde (l'As- trolabe) , Entom. , t. 2 , p. 27, n. 2. P. Cunninghamii. Delaporte , Etudes entom. , p. i56. Nouvelle-Hollande. — Cabinet de M. Gory. Longueur : 3o millim. Largeur : 10 millim. Cette espèce est voisine de la précédente ; cependant on la distinguera facilement par sa taille plus petite, son cor- Cl. IX, Pl. 16G et 167. selet moins long et beaucoup plus en cœur ; tète aplatie et lisse ; corselet d'un noir bronzé , très élargi antérieurement, se rétrécissant beaucoup à sa partie postérieure i avec une forte ligne longitudinale dans son milieu , une impression profonde de chaque côté de la base , et ses bords latéraux très rebordés et relevés. Ecusson petit , large , en forme de triangle obtus. Elytres d'un rouge cuivreux brillant , ovales, avec sept côtes élevées sur chacune , qui se réunissent à l'extrémité , dont les deuxième , quatrième et sixième sont interrom- pues ; les intervalles de ces côtes entièrement couverts de petits points élevés. P. Guerinii. Gory. (Pl. 167, f. 2.) Niger ; elytris viridi-obscuris , sulcatis , sulcis granulatis . Pambnrus Guerinii. Gory, Magasin d'entom. , i83o, cl. IX, pl. 26. Nouvelle-Hollande. — Cabinet de M. Gory. Longueur: siomillim. 1/2. Largeur : 8 millim. Noir ; tête aplatie, assez avancée, rétrécie en arrière; cor- selet deux fois plus large que la tète , plus long que large , un peu échancré à sa partie antérieure et très fortement à celle postérieure , les bo'rds latéraux relevés et rebordés ; il est couvert de petites rides transversales , a une ligne lon- gitudinale au milieu , et une assez forte impression de chaque côté de la base , les angles postérieurs très prolon- gés ; écusson petit , en triangle très obtus ; élytres striées, ponctuées , avec trois côtes qui se trouvent régulièrement interrompues par des points enfoncés ; elles sont d'un vert obscur sur le disque , et qui passe plus ou moins au vert doré à mesure qu'il se rapproche des côtés latéraux. Tous Cl. IX , Pi,. 1O6 et 167. les points qui interrompent les côtes sont d'un vert doré. M. Hope a formé dans sa collection , sur cet insecte , un genre auquel il a assigné le nom de Callimosoma; mais comme il n'en a publié nulle part les caractères , et que le seul individu que je possède a les parties de la bouche bri- sées , je le laisserai jusqu'à plus ample information dans le genre Pamborus. Gory. Février i836. i66. 1 amborus. 1 . P. UiridfS , (rory 2 , P. e/o/H/dlUS , Gory 3. P. alternons Laà-. /.('on in .rc . jY./}émo/n/ Ùnp ■ IX iâ/. Pamborus î.P. morbillosus , AW, 2. P. Gitermu, Gory. NJlënicnd ùry? &■* *1B* it-«*v.jiS Classp. IX , Pi.. iG8. i NOTICE sur les Métamorphoses des Coléoptères du genre TéUphore. La Mormologie coléoptérique est réellement une de? branches de l'Entomologie qui sont encore les plus incon* nues , à cause des difficultés que l'on a pour étudier et éle- ver les larves. Les insectes , à leur premier état , sont beaucoup plus intéressants par leurs mœurs , que lorsqu'ils sont parve- nus à leur état parfait . auquel ils ne semblent arriver que pour se reproduire (terme de leur vie) ! A cet état de larve , ils se construisent des terriers , des galeries et des cocons pour défendre leur vie, qui est continuellement menacée par des êtres plus forts , parce que leur enveloppe est générale- ment peu consistante , et que la plus légère blessure , si elle ne les fait pas périr sur-le-champ , cause inévitablement leur mort , à l'époque de leur métamorphose ; aussi ces in- sectes sont-ils très curieux à observer, à cause des moyens qu'ils mettent en œuvre pour conserver leur existence , tan- dis qu'à leur état parfait, revêtus d'une enveloppe solide, ils se trouvent naturellement préservés des atteintes de leurs ennemis et n'ont d'autre occupation que de dévorer les insectes plus faibles qu'eux lorsqu'ils les rencontrent sur leur passage , ou de se nourrir des plantes au pied des- quelles ils éclosent. D'ailleurs leur vie ne dure que quel- ques jours , tandis que leur premier état avait duré quel- quefois plusieurs années. De Géer, Latreille, et de nos jours les Anglais, ont décrit et figuré les larves de quelques espèces de Coléoptères; mais la plupart ont échappé à leurs investigations ; aussi nous nous proposons d'ajouter des larves encore inconnues à celles qui ont été signalées par eux , au fur et à mesure que nous pourrons en trouver et les élever. i836. 9 2 Cl. IX, Pi. 168. G. TELEPHORUS. Schœf. De Géer. Lame. Corpus crassum; caput deprcssum atque quadratum ; palpi graciles ; mandibulœ robustœ , parum curvalœ , an- nuli injlati ; ultimo , prœcedentibus brcviore r tanquam pedc insvclum utitur. Pedes parum longi , licet tainen ad cursum aptissimi. % Larves. Corps épais ; tête déprimée, carrée ; palpes grêles , allongés ; mandibules robustes , peu courbées ; antennes minces , anneaux renflés ; les onze premiers égaux entre eux , le dernier seul plus court , plus épais que les autres; l'insecte s'en sert comme d'une septième patte. Pieds peu longs , quoique propres à la course. Telephorus fuscus. Lin. (Fig. 3 et 40 Larva unçiam longitudinis habet , corpus omnino nigrum * villosum , fereque glabrum. Caput ejus quoque nigrum , parvum est , fulgens , depressumque, Mandibulœ robustœ atque parum curvatœ , fusço-nigro colore. Antennis fuhis , primi undecim aiinuli similes , solus ullimus brevior. Pe- des fusci et non,nihil longi. In terra larva vii'it , ubi parvulis insectis vescitur. Hœc in nrmpha mutatur, circa quindecim maïum. . Nynipba vu vcl vin lineas longi tudinis habet; omnino mi- nio colore. Oculi nigri ; insectum xn au,t xv dies post primant metamorphosim , condilioncm perfectam asse- quitur. Larve. Elle a environ un pouce de langueur; tout le corps est d'un beau noir velouté et complètement dépourvu de poils. La tête est, petite çt déprimée , d'un noir brUUnt Cl IX, Vl. 168. I intérieurement , pins, mat postérieurement. Les ttiandibu- ies sont fortes, peu arquées et d'un brun noirâtre ; les palpes sont d'un fauve clair, les antennes courtes et de la même couleur. Les onze premiers anneaux sont à peu près sem- blables entre eux ; le dernier seul est beaucoup plus court, plus étroit et plus massif. Quelques lignes longitudinales, tant soit peu plus claires que le reste de l'insecte , se font très faiblement apercevoir sur la partie dorsale , depuis le premier anneau jusqu'au onzième inclusivement. Les pattes de couleur brune ne sont pas très longues. Les cuisses et les jambes sont lisses , et les tarses épineux. Ces larves se métamorphosent vers le i o ou 1 5 mai ; dès le mois d'août , elles sont parvenues a leur maximum d'accroissement. N'ayant pu me procurer ces larves en sor- tant de l'œuf, il m'est impossible de déterminer le temps ■de leur vie; mais il est à présumer, par le long intervalle qui existe entre la fin de leur croissance et, leur métamor- phose , qu'elles restent fort long-temps sous cette première forme. De Gêev , qui a connu ces larves , en a donné une bonne description , histoire des Insectes , tom. 3, pag. 63 à 70, et une figure grossière, quoique exacte, />£. 2,y£g\ Sa 11. "Cet auteur ayant vu à différentes époques ces larves répan- dues sur la neige , il s'égare dans des conjectures de la plus grande invraisemblance , car il présume que , par un phénomène inexplicable , ces insectes étaient tombés avec la neige, et il se refuse à croire' qu'ils étaient précédem- ment dessous ; Latreille pense qu'ils étaient transportés au loin par les vents. Mais ces deux versions paraissent égale- ment erronées. Ces insectes , qui vivent dans les entrailles de la terre, viennent rarement à sa surface ; cependant il est certain que, lorsque de grandes pluies inondent leurs terriers , ils seraient infailliblement noyés s'ils n'en sortaient au plus 4 Cl. IX, Pt. iG8. vite. On peut en dire autant de la neige qui , en recouvrant la terre , les priverait d'air ; de là vient qu'à ce moment on peut en apercevoir un plus grand nombre que de coutume. J'ai eu l'occasion de vérifier ce fait ayant déjà élevé beau- coup de larves. Elles forment un trou dans la terre , tou- jours sous une pierre qui en masque la présence , et creu- sent ainsi irrégulièrement jusqu'à une grande profondeur ; elles viennent placer la tête à l'orifice pour épier les petits insectes au passage; elles se dévorent quelquefois entre elles, et mangent indistinctement tous les insectes ou an- nelides qui se trouvent sur leur chemin ; mais pendant l'hiver elles demeurent dans un état complet d'engour- dissement et sans presque donner aucun signe de vie , tant que dure le froid ; ce n'est qu'au commencement du prin- temps qu'elles recommencent à manger pour pouvoir se métamorphoser à l'époque ci-dessus indiquée , ayant soin de pratiquer une ouverture pour que l'insecte parfait puisse facilement sortir. La nymphe (fig. i) est longue d'environ huit lignes, d'une couleur minium tendre lavé de jaune. Les yeux paraissent noirs surtout quelques jours après la transformation. Les anneaux de l'abdomen se font apercevoir. Ces nymphes se remuent et se retournent très vite lorsqu'on les touche , éclosent environ douze ou quinze jours après leur première métamorphose ; les insectes , lorsqu'ils en sortent , sont beaucoup plus frais et plus brillants que lorsqu'ils ont long-temps erré dans les champs. Ils sont très pâles et très mous pendant vingt-quatre heures , alors ils prennent insensiblement la consistance et la couleur qu'ils doivent conserver jusqu'à leur anéantissement. Ci,. IX, Pl. iGS. 5 Telephorus lividus. Lin. (Fig. i et 2.) Larva x lineas longitudinis habet ; corpus fusco-violaceo co- lore , glabrum atque viUosum est , capite parvo , depresso, fulgente-nigro. Mandibulœfuscœnigrœ; antennœ fulvœ ; forma simile primi undecim annuli ; solusque ultimus bre- vior est ; in omnibus annulis aliquœ maculœ nigrœ sparsœ sunt. Pedes parum longi. Sicut species prœcedens ■ . l/metJouehe Cusse IX , H. MÉLOES. lMixoe. L ii mec M. collégial. M. çotiègialis, Audouin Nitida nigra , elytris brevissimis maculis , i baseos citrei.t et altéra apicis aurantiaca; abdomine utrinaue vit/a latiori , aurantiaca nitida. Longueur : a3 millim. Largeur: 6 niillirti. Je réunis depuis long-temps des matériaux pour une mo- nographie de la famille entière des Cantliaridies, et je n'en aurais pas distrait , afin de la décrire isolément , l'espèce nouvelle dont il s'agit , si cette espèce , qui offre des parti- cularités curieuses , ne m'avait été donnée dans l'alcool, con- servant encore ses vives couleurs; j'ai craint qu'un plus long séjour dans ce liquide ne les lui fît perdre , et je me suis décidé à en publier le dessin. Description . La tète , les antennes , le thorax , la poitrine et les pattes sont d'un beau noir de jayet brillant , et ne tirant pas sui- te violet ; les élytres , qui ne dépassent pas en longueur le premier anneau de l'abdomen , et qui sont assez étroites pour ne pouvoir pas se croiser sur la ligne moyenne , présentent cela de remarquable , que leur fond noir est orné de deux taches d'un jaune-citron à leur base, et d'une autre tache , beaucoup plus grande , orangée , située à leur extrémité. L'abdomen est mou et d'une belle couleur orangée , principalement sur les côtés , où Ton remarque la série des stigmates, d'autant plus visibles que leur péri trème (c'est Cl. IX, Pl. iG(). ainsi que j'ai nommé le petit anneau corné qui les entoure) est d'une couleur noire foncée. Tout le long du ventre et en dessus , sur la ligne moyenne , il existe une bande d'un beau noir, et la même bande se retrouve à la même place en dessous ; seulement , elle est plus large. A ces particularités frappantes , et qui ne permettront pas de confondre cette espèce avec aucune de celles qui ont été décrites et figurées , j'ajouterai quelques autres caractères. Les antennes sont assez longues , filiformes , grêles, et on ne voit pas qu'aucun de leurs articles soit renflé plus que les autres ; sous ce rapport elles ont de l'analogie avec celles de notre Meloe autumnalis , et avec les Cantbarides propre- ment dites , ou les Lytta ; elle se rapproche encore de ce genre par la gracilité des pattes. La tête qui est petite , mais cependant plus large que le prothorax , offre plusieurs impressions qui sont encore plus sensibles sur celui-ci ; les élytres sont minces et sans aucun enfoncement ni pointillement; elles recouvrent deux moi- gnons de petites ailes très courtes , mais qu'il est facile de reconnaître à l'aide d'une loupe, et à cette occasion je ferai remarquer qu'on s'est trop avancé en disant que, dans les Meloès , il n'y a aucune trace d'ailes postérieures ; le fait est que celles-ci existent dans un état plus ou moins rudimentaire , suivant les espèces , ainsi que cela se voit chez les espèces de Carabes aptères. Cette nouvelle espèce offre quelques traits de ressem- blance avec le Meloe çxcavatus que M. Leach a décrit et figuré dans son intéressante Monographie (i). 1 Mem. de la Soc. linn. de Londres , t. xi , p. 35 et p. 242 , pi. 18. fig. 3. M. Leach observe qu'il est très douteux que cette espèce soit d'Allemagne, ainsi que l'indique l'étiquette de la collection d<» M. Francillon , où elle se trouve. Cl. IX, Pl. 169. Notre espèce est originaire de l'Amérique méridionale; elle m'a été donnée par mon savant ami M. Boussingault , qui a occupé pendant plusieurs années , en Colombie , le poste important de directeur en chef des mines ; elle pro- vient des Cordillières de Quito et a été trouvée à une petite journée au sud de cette ville , à la hauteur de 3, 160 mètres, par une température de 1 3 degrés centigrades , au pied du Cotopaxi et dans Y Hacienda de Callo , localité célèbre par les restes d'un ancien temple des Incas qui s'y voient en- core ; elle marchait lentement sur un sol sablonneux. Les habitants dupays , qui prétendent qu'on la rencontre rarement , la nomment Collégial , à cause de la ressem- blance que la couleur de son abdomen lui donne avec le costume que portent les enfants qui fréquentent les col- lèges , et qui consiste en une sorte de tunique orangée avec une banderolle noire sur le dos. Nous lui conserverons ce non caractéristique. Le Méloès Collégial , Meloe Collegialis , le seul individu qui m'a été donné , est déposé dans la collection du muséum. EXPLICATION DE LA PLANCHE. Fig. 1 . Méloès vu en dessus ; — a , de profil ; — 3, en dessous ; — 4, élytre détachée ; — 5 , tarse avec les ongles profondément bi- fides j — 6 , palpe maxillaire isolé } — 7, Antenne. AuDOUIN. Novembre i835. Nota. Depuis la communication qui a été faite de cette note à la Société d'histoire naturelle (en septembre i83o), quelques entomo- logistes , et entre autres MM. Brandt et Erichson , ont fait connaître plusieurs nouvelles espèces de Méloès. Ces deux savants en ont décrit une , entre autres , le Meloe Klugii, qui se rapproche à quelques égards de notre espèce. Nous en connaissons aujourd'hui plusieurs de l'Amérique méridionale qui se font remarquer par la vivacité des couleurs répandues sur les ély très ou qui ornent l'abdomen. Elles ont été rapportées par M. d'Orbigny. ix . *h- ^r M cl oc colle^ùtlcà', AhJoi ffJUmond m>p. #& X/JtA' *M« Classe IX, Vl. 1G9. DESCRIPTION d'un CxuABts tle Porto-Ricco par A. Chevrolat. Les auteurs rapportent au genre Carabus , nettement distingué par Bonelli , le Splendens de Fabricius ' , insecte qui, d'après ce dernier, a la Jamaïque pour patrie. La découverte présente prouverait , jusqu'à un certain point , que l'on a pu faire erreur en transmettant ce nom à l'espèce des Pyrénées. Souhaitons que des recherches bien dirigées nous mettent à même d'éclaircir ce doute , et que d'habiles naturalistes puissent explorer toutes les Antilles, dont les produits entomologiques sont encore peu connus. L'espèce nouvelle a plusieurs singularités , i° d'appartenir à la division du Carabus auronitens ; i° d'avoir le corselet de VHispanus , et enfin les élytres du Splendens de Dejean. CARABE. Carabus. Fabricius. C. royal. C. basïlicus. Chevrolat. Jjjinis lineato Dejeanii. Elongatus, nigcr, supra viridisplen- dens. Caput longum , antice longiludiaaliter elcvatum et bisulcatum. 'Thorax subquadratus , lateribus postice sinuatus , rimulis transvcrsis , linea dorsale impressa , marginibus nigris. Eljtra elongato ovala, punctulata, sex Uneis nigro-azureis . Longueur, 23 millim.; largeur, 6 millim. D'un cuivreux doré très brillant en dessus , noir en des- sous. Tel e allongée , aplatie en devant ; le milieu antérieur élevé longitudinalement, d'un rouge cuivreux ; un sillon sur 1 Fabricius , dans la description de cette espèce , dit que les e'Jy tics ont la suture rouge, caractère que je n'ai remarque sur aucun des individus yenant du midi de l'Europe, que j'ai été à même d'examiner. 2 Cl. IX, Pl. i6 9 . chaque côté ; crevasses irrégulières, fines et transverses. Pal- pes allongés, dernier article des maxillaires en cône renversé, celui des labiaux sécuriforme. Mandibules noires, grandes , planes, contournées en dessous, unidentées à la base. Labre transverse , déprimé au centre , et comme bilobé , un point profond sur chaque extrémité. Chaperon ayant en devant une échancrure luniforme déprimée, un point enfoncé de chaque côté , et le rebord qui est au dessus des antennes , noir. Les quatre premiers articles des antennes d'un noir foncé , les suivants pubescents , noirâtres ; elles atteignent le milieu de Félytre. Yeux petits , saillants , ronds, livides. Corselet de forme presque carrée, cependant plus large au dessous des côtés antérieurs, rétréci et sinueux par derrière, ayant la base droite au milieu , avancée en s'arrondissant au dessous de l'angle; presque droit sur la tête; rebord supérieur renflé, très abaissé près de l'angle antérieur , ligne dorsale régu- lièrement enfoncée ; il est aplati et il a des crevasses trans- verses ; toute la bordure est noire , assez élevée , ronde ; un point enfoncé sur le milieu latéral de la marge. Ecus- son noir, en forme de triangle transverse. JE If très en ovale long , élargies au delà du milieu , assez planes , quoi- qu'un peu convexes , à peine sinueuses au delà du sommet extérieur de la marge, à pointillé épars peu profond ; chaque étui avec trois lignes d'un noir bleuâtre , interrompues , surtout vers le bout , par quelques points enfoncés ; l'extré- mité est noire , mince ; rainure interne d'un cuivreux plus brillant, au fond de laquelle sont des cannelures transverses à points impressionnés à leur base. Epipleures noirs , larges et obliques , minces par le bout , et à plis transverses à partir de l'abdomen. Dessous du corps et pat tes noirs. Je dois ce précieux insecte à mon ami , Ferdinand L'Her- îninier, qui a déjà enrichi ma collection d'un si grand, nombre d'insectes ; il l'a reçu de Mavagnès , dans l'île do Porto-Ricco. IX. ijo. Car abus èasiàeus, ûn>vrofa/ ffàmwnd imp. Classe IX, Vl. 171. BRYAXIS. Bryaxis. Koch, Leach, Jubé. Monsieur , Pendant mon séjour dans le Daghestan ( ' ) , en i83/{, j'a- vais ramassé un Bryaxis plus grand que ceux qui avaient été décrits par M. Reichenbach, et comme ce Bryaxis avait entièrement le fascies du Psel. sanguineus , Reich. , je présumai qu'il n'était qu'une variété climatérique ; plus tard, à mon retour à Saint-Pétersbourg , ayant reçu la Monographie des Psélaphiens de M. Aube , je plaçai mon espèce avec son Br. longicornis t Leach., et c'est sous ce nom que je l'ai reproduite dans une brochure insérée dans les Mémoires de la Société impériale des naturalistes de Mos- cou. Une chose seulement me frappa alors dans mon indi^ vidu du Daghestan , c'est une forte excavation longitudi- nale placée sous le ventre , que je ne trouvais pas mention- née dans la description de M. Aube. Enfin , pendant mon séjour à Berlin, cette année, M. le professeur Erichson , attaché au Musée royal de Berlin , voulut bien me confier r parmi d'autres Psélaphiens , une espèce découverte par lui dans les environs de cette ville , et qu'il avait nommée Brya- xis laminatum , à cause d'une forte lame qui devait se trou- ver au dessous de son abdomen; mais comme l'individu était collé sur du papier , je n'ai pu rien apercevoir, si ce n'est qu'il avait une excavation sous le ventre, comme l'in- dividu du Daghestan , et qu'il était un peu plus petit ; et comme je n'avais l'intention de publier mes observations qu'à mon retour en Russie , je ne l'examinai pas de plus près , et le renvoyai à Saint-Pétersbourg , avec d'autres Co- léoptères destinés pour ma collection. Arrivé à Paris, je fis quelques petites excursions dans les environs, et je fus assez heureux pour retrouver, non seu- lement mon Bryaxis du Daghestan , de la même taille et avec la même excavation au ventre , mais encore d'y dé- couvrir la lame citée par M. Erichson. C'est cette décou- verte qui m'oblige , Monsieur , à vous prier de vouloir bien insérer dans votre Magasin zoologique la note ci-jointe , avec une planche dans laquelle j'ai tâché de démontrer , 1 On donne le nom de Daghestan à toute la partie montagneuse du Caucase, vers l'orient, du côte de la mer Caspienne, Cl. IX , Pi. ifi. autant que possible, les différences entre le B. sanguinca , le B. longicornis et le B. laminai um. Pour cette dernière espèce , je conserve le nom donné par M. Erichson , jus- qu'à ce que j'aie examiné plus attentivement les individus du Musée de Berlin et celui du Daghestan. On sera peut-être surpris qu'un étranger vienne à Paris pour décrire les insectes indigènes ; mais on le sera plus encore en apprenant que c'est un des Bryaxis les plus com- muns des environs. Si cette découverte a échappé à MM. les Entomologistes de Paris , c'est que j'ai remarqué chez eux un procédé fort vicieux de récolter les petites espèces, c'est celui de les piquer avec des épingles ; car , en les perçant , non seulement on est obligé de détruire ou de déformer une partie du corps de l'insecte , mais encore l'épingle em- pêche souvent de voir en dessous ; il arrive aussi que, par l'influence de l'acide et de l'air , le métal s'oxyde et détruit entièrement l'insecte. Celte lettre n'ayant d'autre but que celui de vous faire connaître la cause qui a fait naître la Notice ci-jointe , je laisse à d'autres les débats sur les moyens de récolter les insectes. Je suis, etc. T. Victor de M. Paris, 11 août i8.36. Notice sur les Bryaxis de M. Aube, par T. -Victor de M. Les difficultés qu'on a eu de distinguer le Bryaxis san- guinea du B. longicornis m'ont obligé de faire figurer en- core une fois ces deux espèces avec toute l'exactitude pos- sible, et de leur en adjoindre une troisième, très ressem- blante au premier abord aux deux précédentes,. Mes lecteurs auront toujours à s'en tenir à la planche et u la Monographie de M. Aube; la description ci-jointe n'étant qu'une diagnose très courte destinée à mieux faire ressortir les différences qui existent entre ces espèces, si voi- sines entre elles. Cl. IX , Vl. i 7.1 . B. sanguinea. Reich. (PI. 171, fig. I.) Longueur, 2 millim. ; largeur, 3^4 millim. Nigra, subpubescens , elytris rubris , antennis pedibusque rufo-ferrugineis ; palpis tards que testaccis ; antennis di- midii corporis longitudine ; tibiis anticis planis . Il est très commun clans presque toute l'Europe. B. longicornis. Leach. (PI. 171, fig. 2.) Longueur, 2 millim. 1/2; larg., 1 millim. Subelongata , convexa , nigro-picea , elytris rubris , antennis pedibusque pallido-castaneis , palpis pallidioribus ; abdo- jnine subtus elongato-impresso ; tibiis anticis in medio injus excayalis $ antennis dimidio corpore multo longio-* ribus. Il est un peu plus grand que le précédent , plus lisse , avec le corselet un peu plus bombé et les impressions moins marquées. Assez rare aux environs de Paris. B. LA.MINATIM. Ericksoït. (PI. \re inférieure en forme de carré transversal , un peu plus large que longue , velue , avec la languette terminée par deux paraglosses membraneux , courbés en dedans , velus et formant la pince. Palpes labiaux courts , filiformes , à peine plus longs que les paraglosses, de trois articlespresque égaux, le der. nier un peu plus épais au bout et tronqué. Pattes minces , longues ; les quatre tarses antérieurs très velus, composés de cinq articles, dont les quatre pre- miers grenus , égaux , le dernier presque aussi long que les quatre premiers réunis , cylindrique , terminé par deux longs crochets peu courbés , un peu moins longs que le tarse. Ceux des pattes postérieures , de quatre articles à peu près organisés comme aux pattes antérieures. Corps aplati , rétréci à l'extrémité postérieure , avec les élytres grandes , embrassant les côtés de l'abdomen. Point d'ailes. Cl. IX, l>r.. 172. 3 C. de Chevrola/i. C. Chevrolatii. Guérin. C. subdepressus, ater , capite thoraceque subœneis, lateribus albis. Elytris acuminqtis , lateribus rugosis ; supra vittis duabus lateralibus et sutura albis. Pedibus ni gris , tarsis fulvis villosis. Longueur, avec les mandibules, i5 millim. 1/2; largeur, 7 millim. La tête est un peu arrondie , deux fois plus large que longue , aplatie et garnie de petits tubercules en avant , noire et couverte d'un duvet soyeux très fin à reflets mé- talliques. Les mandibules sont noires, luisantes. Les an- tennes sont également noires. Les yeux sont ronds , assez saillants , et entourés d'un duvet blanc argenté , qui s'étend en dessous. Le corselet est de la largeur de la tête en avant , un peu élargi au milieu , puis rétréci assez brusquement en arrière; il est au moins trois fois plus large que long , noir , couvert du même duvet soyeux et métallique qui garnit la tête , avec les côtés munis d'un duvet blanc brillant , qui s'étend aussi en dessous , et lui donne un aspect un peu argenté. Les élytres sont un peu rétrécies à leur base , arrondies sur les côtés , atténuées à l'extrémité , et assez aplaties et lisses en dessus ; les côtés , qui embrassent l'abdomen , sont garnis de tubercules et même d'épines assez saillantes di- rigées en arrière. Ces élytres sont noires , assez luisantes , avec une large bande de chaque côté et au bord externe , et une autre bande plus étroite à la suture , d'un blanc ar- genté produit par un duvet très serré et très court. L'écus- son est très petit . triangulaire et noir. Le dessous est noir , lavé de blanc argenté , surtout au bord des segments de l'abdomen. Les pattes sont noires, avec la tranche externe des 4 Cl. IX, I l. 172. cuisses et surtout des jambes, garnie d'un très fin duvet ar- genté , et terminée par deux épines fauves et assez longues. Les jambes antérieures ont , au côté externe , quatre petites dents aiguës. Les tarses sont plus courts que la jambe, d'un roux' assez foncé , et garnis de poils très longs et fauves. Cet insecte remarquable a été trouvé au Cap de Bonne - Espérance; nous l'avons dédié à notre ami M. Chevrotât, qui a bien voulu nous le confier , et nous mettre ainsi à même d'étudier ses caractères. EXPLICATION DE LA PLANCHE iG5. Fig. 1. Calognalhus Chevrolat'ri , de grandeur naturelle. 2. Le même, grossi et vu de profil. 3. Le même , vu en dessous. 4. Sa tête très grossie et vue en dessus. — a , le labre. 5. Ici. vue en dessous, (j. L'antenne grossie. 7. Mâchoire et son palpe grossis. 8. Lèvre inférieure avec les palpes labiaux. 9 et 10. Tarses antérieur et intermédiaire grossis. 11. Tarse postérieur grossi. E. Guérin. Juillet i830. Nota. Au moment où nous corrigeons cet article , M. Clievrolat nous apprend qu'il a vu la femelle du Calo- gnatlie chez un marchand de Hambourg : elle a les mandi- bules très courtes ; mais elle ressemble , du reste , au mâle. Cet insecte est encore si rare , que le marchand en ques- tion a refusé de céder l'unique femelle qu'il possédait , quoique M. Clievrolat lui eu offrît un prix fort élevé (4<> ou 5o fr.). Il n'a pu se procurer que le mâle soumis à notre examen. IX Calognathus Chevrotai H ûutr. Lebrun se, ]\ .fiétrwnd' wip. tfïTU Cl.AS.SK IX-, Pi. I-& Ci 17'i. 1 FULGORE. Fulgora. Linné. Ce genre, quand il a été établi par Linné, comprenait un grand nombre d'espèces de formes diverses \ qui ont été réparties depuis dans plusieurs genres bien distincts, en sorte que celui des Fulgores proprement dites ne renferme plus , à présent , que les espèces auxquelles nous avons assi- gné les caractères suivants '. Antennes ayant leur second article globuleux , hémisphé- rique, aussi large que long , couvert de granulations assez fortes , avec la soie terminale insérée au milieu de l'extré- mité ; cette soie précédée d'un petit article punctiforme ; deux yeux lisses , placés un peu en avant et au dessous des yeux , entre eux et les antennes ; front plus ou moins pro- longé en avant ; labre terminé par une pointe aiguë ; bec composé de trois articles, son extrémité atteignant au moins la base des pattes postérieures ; élytres moins large s que les ailes , beaucoup plus longues que larges , ayant une coloration différente ; pattes allongées , propres au saut épineuses extérieurement ; prothorax un peu moins large que le mésothorax , un peu échancré au bord postérieur. On connaît un assez grand nombre de vraies Fulgores , et plusieurs d'entre elles sont des insectes de grande taille, ornés de couleurs assez belles, et surtout ayant des formes très bizarres; quelques unea, et principalement la plus grande, ont long-temps passé pour répandre ? par leur tête , une lumière phosphorique analogue à celle des vers luisants ou Lampyres ; mais si d'anciens voyageurs affirment ce fait, pour la Fulgore porte-lanterne du moins, d'autres , plus modernes et plus instruits , ayant élevé cet insecte dans le pays même où on le trouve , n'ont jamais ' Voyage de M. Bélanger aux Inde s- Orientale s , Zoologie, pi 45o. i Cl. IX, Vl. 173 et 174. vu aucune lueur sortir de sa tète, et pensent , dès lors , que les premiers s'en sont laissé imposer par les rapports mensongers des habitants ; en sorte qu'il n'est rien moins que démontré aujourd'hui que ces insectes soient lumi- neux , quoique les noms qu'on leur a imposés indiquent souvent cette propriété. Parmi ces derniers , on distingue , comme étant la plus grande espèce connue , celle que tous les auteurs ont nom- mée Fulgore porte-lanterne ( F. laternaria ) ; cette belle espèce vient de Cayenne et de Surinam, et se trouve dans presque toutes les collections un peu complètes. Dernièrement , ayant reçu du Mexique plusieurs indivi- dus d'une Fulgore à grosse tête globuleuse , nous avions pensé qu'i's appartenaient à la même espèce, et que son ha- bitation s'étendait plus loin que Cayenne et Surinam ; mais ayant étudié comparativement nos individus et des Fulgores porte-lanterne de Cayenne , nous avons reconnu qu'ils en différaient notablement, quoique formant une espèce très analogue , et nous nous sommes décidé à en publier la des- cription. Pour bien faire ressortir les différences qui exis- tent entre deux espèces si voisines, nous les avons repré- sentées ensemble de face et de profil , pour bien montrer la différence de grosseur de leur tête; nous allons de même donner en regard , et comparativement , un exposé sommaire des caractères qui distinguent ces deux espèces , et nous terminerons cette notice par une description plus étendue de celle qui est encore inédite et nouvelle. F ulgora laternaria, Lin., etc. Fulgora Castresii , Guer. (PI. i 7 4, fig. 1 et 2.) (PI. i 7 3, et i 7 4 , fig. 3 et 4.) Tête plus large que le-corselet, Tête moins large que le corse- n'étant pas deux fois plus longue let, étant plus de deux lois plus que large. longue que large. Élytres d'un brun roussiUre , Elytres d'un jaune veruâtré , varie'es de noir vers le bout seu- variées do noir dans toute leur lement , avec un grand nombre surface, de petits points blancs, faiineux. Cl. IX, Pl. i 7 3 et ^4. F. de Castres. F. Castresii. Guérin. F. lutea, fronte rostrala, subcylindrica, recta, thorace angus- tiore ; clylris luteo-wirescentibus , nigro-variegatis ; alis brunneis , nigro-variegatis , apice ocellatis. Longueur de 7 cent, à 9 cent.; enverg., isà i5 cent. (PI. 173.) Sa tête est de moitié moins longue que le corps , à peu près de la même largeur dans toute son étendue , vue en dessus , avec une forte bosse vers la base , en des- sus, et quelques dentelures dessous ; elle est d'un jaune- verdàtre, marquée en dessus de taches et raies longitu- dinales noires , variées de taches rouges ; elle présente , sur les côtés , une série de six grandes taches carrées et blanches ; le prothorax est verdatre et caréné au milieu ; le mésothorax est plus jaunâtre , marqué au milieu de deux taches brunes et sur les côtés, de quatre gros points noirs ; le métathorax offre deux taches noires sur les côtés et une marque brune au milieu ; l'abdomen est noir , varié de jaune , et garni, ainsi que le métathorax, d'une matière blanche et farineuse ; le dessous est jaune , varié de rous- sâtre et de noir , et garni de la même matière farineuse qui s'observe en dessus ; les pattes sont jaunes , avec des an- neaux noirs ; les ély très sont d'un jaune verdatre, piquetées de blanchâtre, avec des nuances brunes ; leur bord supérieur est lavé de rouge, et leur surface marquée d'un assez grand nombre de taches noires en forme de petites raies transver- sales , irrégulièrement placées ; les ailes sont brunes , avec des taches et stries d'un beau noir; leur extrémité offre un grand œil, composé d'abord d'un cercle noir, puis d'un autre cercle jaune, avec le centre occupé par une grande tache ronde et noire , dilatée vers le bas. Le côté interne de ce point présente une tache blanche, farineuse, fondue sur 4 Cl. IX, Pl. i 7 3 et i 7 4. ses bords ; l'extrémité de l'aile est pale. Le dessous est sem- blable au dessus , mais il est saupoudré de la matière fari- neuse q;ii revêt l'abdomen. Ce magnifique insecte, qui nous a été envoyé du Mexique, est encore fort rare dans les Collections : nous l'avons dé- dié à M le colonel Castres, gouverneur du cliâleau des Tuileries , comme un témoignage de notre gratitude pour le zèleécl aire qu'il met à encourager les sciences et les arts en général , et nos travaux en particulier. E. Guérin. Août i836. Nota. Nous avons vu, dans les collections du Muséum, une troisième espèce , très voisine des deux précédentes , chez laquelle le front est étroit, mais beaucoup plus al- longé que dans la F. Caslresii. Cette nouvelle espèce sera décrite par M. Brullé, dans les suites à Buffon publiées par le libraire Pillo t. F nie? or a Caur/r&ru fittnn ffl Retnond unp. TX l?4 Fulq-ora 1.2. Latorn/u^ia/ 3. 4 • (hj très us Guér . \ A\>/>u>n. />' N. J&JTiond imp. fîffïïi^ ' *• Classe IX, Pe. 17c]. 1 Insectorum nonnullorum exoticorum e familia Cympidahitm descriptiones, auctorc J.-O. "Westwood. leiopteron. Perti. Inter insecta Hymenoptera a celeberr. Pertio in suo De- lectu animalium articulatorum Brasilia; descripta, genus novuni, cui nomen Leiopteron constituimus , cum observa- tione sequenti : « Genus valdememorabile, quoad situm na- turalem rnihi adhuc dubium ; aculei prsesentia , petiolus et pedes elongati, sicuti habitus, propinquitatem cum sphegidi* busindicant, cum trophi brèves, occulti, abdomen compres- sum, subtus deliiscenset alae pêne énerves, affinitatem cum Chalcidibus et Gallicolis ofFerunt. » In opère laudato arti- culorum antennarum numerus non indicatur nec structura oralis describitur, inde de affinitate vera hujus generis non possumus judicare, quare descriptionem fuscorem, cum fi- guris illustratam , entomologis bénigne accepturum spero. Sp. 1 . Leiopteron campressum. Perti, Nigrum , capite thoraceque asperis , abdomine lœvigalo , ahs infuscatis, stigmate nigro-brunneo . Long. , lin. 5; Jat. , lin. 9. Perti. In Musaeo regali Berolinensi individuum hujus generis et speciei conservatur, antennas habens graciles filiformes , fere longitudine corporis et i4-articulatas, articulo primo brevi crasso , secundo brevissimo , reliquis longitudine aequalibus (a); maxillae ( b) lobo unico magno ovato mem- branaceo, externe piloso; palpi maxillares brèves , 5-articu- lati, articulis 2 et 3 subaequalibus , quarto minuto , ultimo maximo obovato , longe piloso ; mentum (c) elongatum cor- neum compressum ; labium brève subovatum ; palpi labia- les 3-articulati , articulo secundo minori, ultimo majori ob- ovato. Collare arcuatum , ad originem alarum anticarum extensum. Alae cellula unica par va marginali, duabus sub- marginalibus nervis validis (d). Individuum Pertianum , e figura , fœmineum estimetur , insectum vero supra descriptum e longitudine antennarum 5 Ci.. IX, Pi.. 179. masculinum videtur. E descriptione praecedenti affinitas Iiujus generis cum Cynipidis, et prsesertim cum génère Dal- manniano Anacbari ' distincte exhibetur, et vix nisi analo- giacum Hymenopteris aculeatis consociari potest. Peras, Westwood. Genus novum Anachari et Leiopteronti affine. Caput transversuin , antennse p i3 articulatae, longitudine capitis tboracis cum dimidio abdominis, articulis apicalibus sensim dilatatis, lateribus compressis. Scutellumad basin a-excava- tum. Abdomen compressum, magnitudine médiocre petiolo tertiam partem ejus longitudinis a?quanti , oviductu subex- serto ut in génère Eurytoma. Alae cellula marginali i , sub- marginalibus 2, nervo brevi transverso divisis, nervis (nisi costali et anali) fere obsoletis. Sp. 1 . Peras nigra. Nigra , thorace rugoso , ah domine nitidissimo ; alis pallidis , costa et basi fuscis. Long. corp. , lin. 4; expans, alar., lin. 7. Habit, in Cayenna,D. Lacordaire. — In Mus. régal. Berol. Ibalia scalpellator , JVest. Ferruginea, antennis fulvis, abdomine piceo 3*. Long, corp., 6 1/2; expans, alar., 11 \/-i. Habitat in Georgia Americae. — In Mus. régal. Berolin. Caput fulvum, vertice obscuriori punctato, antennis fui- vis, basi obscurioribus, apice subtus nigro; thorax fusco- rufescens, transverse striatus, antice cumscutello rufo, hoc rugoso, collari arcuato ; abdomen piceum , nitidum com- pressum , segmento basali , dimidio postico segmenti se- cundi, marginibusque posticis segmentorum reliquorum pallidioribus. Pedes 4 antici lutei ; coxae postica? ad basim fuscae, femoribus luteis macula magna, centrali nigra; tibiis posticis obscure luteis : aise fusco tinctœ. J.-O. Westwood. Hammersmitz, near London, 18 '7. 1 Antennae J hujus generis sunt i4-articulatœ. V. obs. nost. in Mag. nul. hist.. t. VI, p. 4g4, tabul. synopticam Cynipidammexhibentes. JX J 7,9- î.Leiopteron compression J>*# 2 . reras nigra He&mood. ïfpj-tto p} JV. Jit>nxt>/> d i/> i/> Classe IX, Yl\ i8o. COINURE. Cojnura. Spinola. Cuisses de la troisième paire renflées, ovato-lenticulaires. Tibias de la même paire, fortement arques et coupes obliquement à leur extrémité tarsienne. Front profondément sillonne , à partir des ocelles jusqu'à la naissance des antennes. Abdomen subsessile, ou à pétiole non apparent, en cône allongé, le deux derniers anneaux dorsaux faisant à peu près la moitié de sa longueur totale. Ocelles disposés en triangle. Angle antérieur du triangle oceïliiire très obtus. Ocelle antérieur plus petit que les deux autres. Antennes insérées près de l'épistome , de douze articles : le premier assez mince à sa base pour se lo^er dans le sillon frontal, grossis- sant ensuite insensiblement, et dépassant les ocelles et le vertex i les autres cylindriques, peu distincts, et presque égaux entre eux. Le second est le plus court. Le dernier est arrondià son extrémité. Ce genre se place naturellement à Ja suite du genre Chalcis, tel que je l'ai circonscrit autrefois, après en avoir détaché les espèces à abdomen pétiole qui appartiennent à mon genre Smicra; il a de commun, avec les Chalcis, la forme de la tête, des parties de la bouche, du corselet , des pattes, et le dessin des ailes; mais il en diffère par l'abdo- men conique et allongé, qui lai donne un faciès propre des plus remarquables. Je ne vois pas pourquoi on négligerait l'emploi d'un caractère aussi commode et aussi tranché ; M. le docteur Nees-Von Esembeck en a tiré un grand parti, en dressant le tableau synoptique de ses Ptéromalins à cuisses égales, et s'il n'eu a pas tenu compte dans sa clas- sification des Ptéromalins à cuisses renflées , ce n'est, sans doute, que parce que le petit nombre des espèces lui a per- mis de s'en passer. i Cl. IX, Pr.. 180. Conure jaunâtre. Conura Jlavicans '. Spinola. Flavicans, capite thoracequc nigro Uneatis ; scutello mutico ; femoribus posticis subtus denticulatis . P Longueur, 5 lignes; largeur, i ligne i/3. Du Brésil ; envoyée par M. Buquet. Antennes noires , dessous du premier article jaune ; tête jaune , fortement ponctuée , points enfoncés , piligères ; une ligne longitudinale occupe le creux du sillon frontal , et se prolonge sur le milieu du vertex : on voit une petite tache de la même couleur entre ce sillon et chaque œil à réseau ; ocelles rougeâtres : thorax jaune , dos et flancs plus forte- ment ponctués que la tête ; points enfoncés , également pi- ligères ; une petite tache sur le bord antérieur du protho- rax, le bord antérieur, et trois taches longitudinales et linéiformes du mésothorax , une ligne médiane sur l'écus- son, deux taches étroites et obliques sur les flancs , noirs ; écusson renflé , à rebord épais , mais arrondi et mutique ; métathorax jaune , sans taches : abdomen lisse et glabre ; premier anneau dorsal ayant une bande transversale rouge ferrugineuse près du bord postérieur ; second , troisième et quatrième anneaux rouges-ferrugineux , base noire , bord postérieur jaune ; cinquième et sixième anneaux ferrugi- neux , base noire : ventre jaune ; tarière noire ; pattes des deux premières paires jaunes; pattes postérieures de la même couleur; une tache longitudinale au côté extérieur des hanches , le contour inférieur et les denticules des fé- murs noirs ; denticules courts , serrés , aigus , de vingt à vingt-quatre; point de pelote apparente au dessous des crochets des tarses; ailes hyalines, sans taches, nervures noires. — Mâle inconnu. Maximilien Spinola. Gênes, le 4 février 1837. EXPLICATION DE LA FIGURE. a. Conura flavicans , p grossie. — b. Sa grandeur naturelle. ç. Abdomen vu en dessous. (h Fémur, tibia et tarse postérieurs IX. Sa r^- Ç quitta flœoùuuur. j-pùwh fpinola ptn.i y. Jiémond im/rr. (riliUttf .(<■ Cl. IX , Pl. 181 à i83 i DESCRIPTION de huit espèces nouvelles de CARABES du Bosphore, par J. de Cristoforis et G. Jan. Ayant l'intention de décrire une partie des espèces nou- velles de notre collection, et principalement les Coléoptères, nous commençons par le genre Carabus. Nous ne pouvons pas donner des renseignements très exacts sur la patrie de ces espèces, qui nous ont été envoyées en partie de la Romélie , et en partie de l'Analolie , et nous avons préféré indiquer la localité commune du Bosphore, d'autant plus que quelques espèces faisaient partie des deux envois. i. Carabus mestus, De Cr. et 7. Pl. 181, fig. i. Niger, thorace elytrorumque margine violaceo micante ; tho- race subquadrato , lateribus rotundatis , postice parum coarctato, angulis posticis vix prominulis ; elytris basilœ- vigalis, postice scabris punctis raris parumque profanais , tuberculisve parvis prope marginem apicemque versus inter se confluentibus. Cette espèce est intermédiaire entre le C. glabratus, F. , et le C. Calleyi, Fisch. On peut facilement la distinguer du premier par sa forme plus aplatie , par les élytres parsemées postérieurement de tubercules , par le corselet moins élevé , et les angles postérieurs moins proéminents. Cet insecte est plus grand que le Calleyi, et en diffère principalement par le corselet, plus élargi postérieurement. Nous ne possédons pas le C. Hemprichii de Klug ; mais le dessin qu'il en a donné dans les Symbolœ physicœ ne convient pas à notre Carabe par ses proportions et ses couleurs : du reste, la description qu'il en donne ne serait pas assez détaillée pour nous donner s Cl. IX , Pl. 181 à i83. une certitude , si nous n'avions confronté notre individu avec le C. Hemprichii , conservé dans la collection de M. le comte ûejean, toujours ouverte avec tant de générosité à tous ceux qui s'occupent de l'entomologie. 2. Carabus jethiops. De Cr. et/. Pl. t8r, f. 2, 5. C. ovatus niger, thorace quadrato postice truncalo , elytris punctorum impressorum triplici série magis obsoleta et in uno sexufere inconspicua punctis disseminatis profundio- ribus et interdum confluentibus. Il ressemble au C. kungaricus, F., et principalement au C. grœcus, Dejean ; il diffère de Yhungaricus par le corselet, plus arrondi et en proportion plus petit ; la base en est plus tronquée , et les angles postérieurs moins prolongés en ar- rière. Les élytres sont plus convexes , et postérieurement plus allongées ; elles sont couvertes de trois séries de très petits points enfoncés , beaucoup moins marqués que dans le C. hungaricus, et dans la femelle on a beaucoup de dif- ficulté à les reconnaître, même avec la loupe. La ponctua- tion des élytres s'approche davantage de celle du C. hun- garicus, au lieu que, pour les autres caractères, il a beau- coup plus de rapports avec le C. grœcus ; en conséquence, il nous semble que sa place naturelle serait entre ces deux espèces. 5. Carabus chevrolati. De Cr. et /. Pl. 182, f. 1. C. ovatus niger ; thorace subquadralo , plus longiore quant latiore, angulis posticis rotundalis vix prominulis , elytris triplici série punctorum impressorum, punctis serierum ma- gnis profundeque excavatis , interstitiis punctatis, punctis parvis rarioribus , série unica punctorum minimorum inter suturam et seriem interiorem punctorum majorum. Cette espèce, qui doit être placée immédiatement après Cl. IX, Pl. 181 à i83. S le Ce perforai us , Fisch. , en diffère principalement par la forme plus svelte des élytres, qui sont plus fortement ponc- tuées, et dont le maximum de largeur est plus éloigné de la base que dans le C. perforatus. Les antennes sont pubes- centes, excepté les quatre premiers articles , qui sont d'un noir plus foncé ; le corselet est presque carré, et arrondi sur les côtés , principalement en avant ; les élytres sont un tiers plus larges que le corselet et très convexes : outre six ran- gées de points très enfoncés, elles sont irrégulièrement parsemées de points noirs profonds. Entre la suture et la série intérieure des points enfoncés, il y a une seule rangée de petits points, ce qui contribue aussi à le faire distinguer du C. perforatus. Nous dédions cette espèce à M. A. Chevrolat, qui nous a toujours montré la plus grande complaisance, en nous ai- dant de ses connaissances et de sa riche collection. 4- Carabus assimilis. De C. et /. Pl. 182, f. 2. C. elongato-ovatus ; niger, depressus, thorace subquadrato ; elytris punctatis ; punclisque majoribus triplai série im- pressis. Il ressemble beaucoup au C. Chevrolati, Nob. ; mais il est plus aplati ; les élytres sont d'un noir plus luisant , plus parsemées de petits points , qui sont plus irrégulièrement disposés que dans le C. Chevrolati. Du reste , pour les au- tres caractères , il ne diffère pas de ce dernier. 5. Carabus Wiedmanni. De Cr. et /. Pl. 182, f. 3. C. niger, elongato-ovatus ;thorace plus longiore qua/n latiore marginibus rolundatis , basi emarginata, angulis posticis prominulis rolundatis ; elytris inœqualibus e punctis ma- gnis excavatis irregulariter disseminatis , série triplici punctorum duplo majorum profundiusque impressorum , et linea longitudinali dévala concatenatorum. Il est plus petit que les C. assimilis et Chevrolati, Nob, ; 4 Cl. IX, Pl. iSi à i83. le corselet est plus allongé que dans ces deux espèces ; les angles postérieurs plus arrondis, la tête plus lisse et propor- tionnellement plus petite ; les élytres sont couvertes de pe- tits points plus irrégulièrement disposés que dans les autres espèces de cette division ; les six rangées de points enfoncés sont moins évidentes que dans les C. perforatus , Fisch. , cribratus, Bœb. , et les deux autres espèces que nous avons déjà décrites. Ces points sont réunis entre eux par une ligne longitudinale élevée. Le dessous du corps, les antennes et les pattes sont d'un noir plus brillant que le dessus. Nous avons dédié cette espèce à M. Wiedmann , duquel un de nous a acquis à Saint-Pétersbourg les insectes qu'il avait récoltés pendant son séjour dans la Natolie. 6, Carabus saphirinus. De Cj\ et/. PI. 1 83, f. i. C. niger , supra cyaneus ; elongato-ovatus , thorace cordato , angulis posticis prominulis subacutis ; elytris série triplici punctorum majoruni profundeque excavatorum interstitiis inœqualibus e lineis elevatis interruptis prope apicem in tuberculis desinentibus . Cette espèce ne peut être confondue avec aucune de celles qui ont été décrites ; elle fait le passage de la onzième à la quinzième des divisions proposées par M. Dejean, dans son Species. La tête est petite, noire et parsemée de points ains 1 que le corselet, qui est plus long que large , d'une couleur bleue foncée ; les bords en sont fortement élevés , principa- lement à la partie postérieure , où ils forment , avec la base , un anglejtrès marqué. Les antennes sont plus longues que la moitié du corps ; leurs quatre premiers articles sont noirs , les autres brunâtres et pubescents ; les élytres sont d'une couleur bleue sapliirine, plus claire que le corselet, princi- palement vers les bords ; elles sont couvertes de gros points enfoncés, rangés en six séries, et séparés par de petites lignes élevées, régulières, interrompues : d'autres points plus petits' Cl. IX, Pl. 181 à i83. 5 qui couvrent les élytres , se changent , sur la partie posté- rieure, en petits tubercules. Le dessous du corps et les pattes sont d'un noir très brillant. 7. Carabus Mariettii. De Cr.etJ. Pl. i£3, f. 2. C. ovato-depressus ; supra splendide cupreo- met allie us, subtus nigerj thoracis linea longitudinali conspicua j elytris cre- nato-slriatis 7 striis sœpe confluentibus punctisque impres- sis tripliei série ; pedibus nigro piceis. Il ressemble au C. Loschnikovii, Gebl. ; mais il est plus dé- primé et plus allongé, la ligne du corselet est plus marquée , latête d'une belle couleur métallique aulieu d'être noire, et les jambes noires, tandis que, dans le Loschnikovii, elles sont rouges. Le corselet est plus du double plus large que la tête, moins long que large, antérieurement arrondi , légèrement rétréci postérieurement, très plane, et couvert de points peu enfoncés. Les élytres sont comme celles du C. Hoppii, mais d'une couleur bronzée plus brillante, et les trois rangées des points sont moins profondément marquées. Nous avons dédié cette espèce à notre ami M. L -A. Ma- rietti, qui s'occupe avec beaucoup de zèle de l'entomologie. 8. Carabus SpinoljE. De Cr. et /. Pl. i85, f. 3. C. elongato-ovatus, supra smaragdinus , subtus niger , capite crasso, thorace quadrato, angulis posticis nullo modo pro- minulis ; elytris lœvigatis punctis raris partim profundis, série una interiore punclorum profundiorum apicem versus obsoleta. Cette espèce n'a quelque ressemblance qu'avec le C. Stiernvalli, Man. ; mais il est plus large et plus convexe, la tête est beaucoup plus grosse , la couleur du dessus d'un vert émeraude plus foncé ; les angles postérieurs du corse- let ne sont pas du tout proéminents , ce qui s'observe rare- 6 Cl. IX, Pl. i8i à i83. nient dans ce genre. Les antennes sont noires , leurs quatre premiers articles sont luisants , les autres couverts de poils. Les élytres sont parsemées de très petits points enfoncés qui, vers le bord extérieur et à l'extrémité, se changent en points relevés ; le dessous du corps et les pattes sont d'un beau noir luisant. Il doit être placé entre le C. splendens , F. , et le Stiernvalli. Nous dédions cette magnifique espèce à notre ami M. le marquis Spinola, naturaliste très zélé, auquel l'entomologie italienne doit plusieurs ouvrages très intéressants. Elle a été trouvée seulement dans l'Anatolie par M. Wiedmann. Milan , mars 1837. IX. !( Si. C ara dus G . Mce.> ï* vJ IX. iâ*< C arabus . /. C . Chevro/atv\ 2 . C . Assimilur . > <& 4 , fig. i. Rubro-corallinus, thorace tuberculato, nigro bi-punclato ; scu- tello nigro; elytris rubro-corallinis , singulo macula nigra, oblonga, postica, notato ; antennis rubris nigro articulatis ; pedibus rubris geniculis nigris. Longueur, 121/2; largeur, 3 1/2 ligues. Il est à peu près de la taille du Succinctus , et presque entièrement d'un beau rouge de corail. La tète est sans ta- ches, avec l'extrémité des mandibules brunâtre; les an- tennes sont un peu plus courtes que dans les espèces congé- nères , rouges , avec l'extrémité de chaque article noire. Le corselet est rouge de part et d'autre , avec deux petites ta- ches obliques , d'un noir luisant ; les bords antérieur et postérieur sont aussi liserés de noir ; l'écusson est noir. Les élytres sont rouges , très finement ponctuées , et elles offrent chacune , vers les deux tiers de leur longueur, une tache oblongue , noire , qui , chez quelques individus , se dilate de manière à couvrir en grande partie la moitié postérieure des élytres , tandis que, chez d'autres , elle tend à dispa- raître , et devient ponctiforme. Le dessous de l'abdomen est rouge, avec les côtés de la poitrine et le bord postérieur des trois premiers anneaux noirs. Les pattes sont rouges , avec la base et l'extrémité des cuisses noires ; les tarses sont d'un jaune roussâtre. Cordova. — Coll. Dupont. Nota. Nous avons vu une variété de cette espèce dont les élytres étaient presque entièrement noires , et n'offraient qu'une bordure carminée. Cl. IX, Pi.. 2û4 à aa4. 39 5ï. T. SIMPLICIPENNIS. Dupont. PI. 20/f, %. 2. Nigro-piceus ad apicem elytrorum sensim dilutior , thorace rotundato supra impresso; antennis rubris nigro articulatis ; pedibus rubris. Longueur, 9 ; largeur, 2 3/4 lignes. Il est à peuprès de la taille du Cayennensis , et pres- que entièrement d'un brun-marron tirant sur le noir ; les antennes sont beaucoup plus longues que dans les espèces précédentes et que dans les Cayennensis et Succinctus ; mais pour la coloration elles sont absolument semblables à celles de ces deux dernières espèces. La tête et le corselet sont d'un brun noir ; celui-ci est beaucoup plus globuleux que chez les autres espèces , et il n'offre dans son milieu que deux impressions transversales irrégulières. L'écusson est pro- portionnellement plus petit que chez les espèces congénères. Les élytres sont allongées , assez parallèles , d'un brun-mar- ron foncé. Le dessous du corps est à peu près de la même couleur que le dessus , sauf les segments de l'abdomen , qui sont rougeâtres , bordés de noir. Les pattes sont ferru- gineuses. Cayenne. — Coll. Dupont. XL XYLOCHARIS. Serville. Presternum haud transversim emarginatum , tantum inter pedes anticos prominulum. Mesosternum subconicum . Caput rainutum, abbreviatum. .Antennœ vix trunco longiores. Palpi graciles articulis ultimis subovatis. Thorax mediocriter tuberculatus, inaequalis , longior quam latior. Scutellum médiocre, triangulare, ensiforme. 3o Tr.ÀtHYUÉRIDES , 2 e PAhTIE. Ely ira parallela , cylindriea, submarginata, laevia vel subcostata. Pedes graciles; femoribus apice muticis. Ce genre conduit naturellement des Trachyderes aux Oxymerus : il tient aux premiers par sa forme , par son fa- ciès, en un mot, et il se rapproche des seconds par l'ab- sence d'échancrure présternale. Il se compose, jusqu'à présent, de quatre espèces que nous partagerons en deux sections, selon que les élytres sont lisses ou marquées de côtes élevées. i rè section. — E ly 1res lisses, i. Oculatus. 2. Elegantulus; 2 e section. - — Élytres marquées de plusieurs cotes* 3. Richardi. 4 Costatus. I PREMIERE SECTION. i. X. oculatus. Dupont. PI. 2o5, fig r. Niger thorace tuberculato ; ely tris rubro-testaceis , macula nigra , rotundata, ultra médium signatis, articulis primis antennarum fulvis apice ni gris. Longueur, 7; largeur, 2 1/2 lignes. Cette espèce , ainsi que les deux suivantes , est plus pe- tite que le bilineatus d'Olivier. La tête est entièrement noire , un peu ridée postérieurement , avec les yeux bru- nâtres ; les antennes sont d'un rouge ferrugineux , avec les deux premiers articles, l'extrémité des quatre suivants et les cinq derniers d'un brun noir. Le corselet est d'un noir profond , marqué çà et là de quelques petits points et quel- Cl. IX, Pi, 2o4 à aa4. 3i ques rides transversales assez prononcées près du cou , en dessous. L'écusson est de la couleur du corselet , légère- ment ponctué et marqué à sa base d'une impression trian- gulaire. Les élytres sont d'un rouge testacé, finement pointillées , et elles offrent chacune , vers leur milieu , une tache arrondie , un peu irrégulière , d'un noir luisant ; elles sont , en outre , légèrement liserées de noir sur la su- ture et les bords latéraux. Le dessous du corps et les pattes sont entièrement d'un noir profond , avec les tarses gri- sâtres. Brésil méridional. — Coll. Dupont. 2. X. ELEGA.NTULUS. DllpOTlt> PL 2C>5 , fig. 2. Niger, thorace subluberculato , elytris luteis, ultra médium fascia latairregulari fusca signatis ;antennis palliais, ar- ticulis apice fuscis ; pedibus ferrugineis abdomine luteo. Longueur, 6 3/4; largeur, 2 i/4 lignes. Il est à peu près de la taille de YOculatus; la tête est noire , avec le milieu des mandibules ferrugineux ; les an- tennes sont d'un jaune assez clair, avec les deux premiers articles, l'extrémité des suivants, jusqu'au sixième, d'un brun obscur ; les cinq derniers manquent dans le seul in- dividu que je possède. Le corselet est noir, moins lisse que dans l'espèce précédente ; il est chagriné dans presque tou- tes ses impressions , principalement vers le bord postérieur. L'écusson est comme dans YOculatus, seulement l'impres- sion triangulaire qu'on aperçoit à sa base est remplacée dans celle-ci par une impression circulaire bien indiquée. Les élytres sont jaunâtres, avec un léger liseré noirâtre, et l'on voit, aux deux tiers de leur longueur, une large bande com- mune , transversale, irrégulière , d'un brun violâtre , qui laisse entre elle et leur extrémité un espace semi-lunaire de la couleur des élytres. Le prothorax est mélangé de noirâ- 3a Trachydkp.ihes , a» partie. tre et de brunâtre ; l'abdomen est jaunâtre , avec les pattes brunes, à l'exception de la base des premières cuisses. Brésil méridional. — Coll. Dupont. 5. X. Richardii. Dupont, PL 206, fig. 1 . Niger, thorace tuberculato maculis tribus rubris; ely tris fus- cisfulvo quadrilineatis. ; antennis nigris. Longueur, 7 ; largeur, a 1/2 lignes. A la première vue , cette espèce a les plus grands rap- ports avec les Trachyderes de la septième division ; mais il suffit de l'absence totale de Péchancrure présternale pour démontrer qu'elle est étrangère non seulement à la sep- tième division , mais encore à tout le ge«re. Elle est de la taille du T. bilineatus d'Olivier, et est entièrement noire de part et d'autre. La tête et les antennes sont également noirs ; le corselet est de cette dernière couleur, avec une tache rouge triangulaire au milieu , une autre de la même couleur de chaque côté , près de l'épine latérale , et une petite bande également rouge de chaque côté du bord antérieur. L'écusson est noir, creusé longitudinalement et plissé à sa pointe. Les élytres sont noires , finement chagri- nées , et elles offrent chacune trois lignes longitudinales élevées et d'inégale épaisseur , d'un rouge testa ce, indé- pendamment de la ligne marginale, qui est de la même couleur ; on voit , en outre , une petite ligne oblique qui borde un peu l'écusson , et qui est réunie antérieurement à la ligne interne. La seconde ligne se réunit à la troisième un peu avant l'extrémité de l'élytre; elles deviennent toutes les trois , en cet endroit , légèrement sinuées ; le des- sous du corps est noir, ainsi que les pattes , saufl'extrémité postérieure , qui est brunâtre. Brésil méridional. — Coll. Dupont. Ci. IX, Pl. 2o4 à a 24. 33 J'ai dédié cette espèce à M, le professeur Richard , de l'Institut. 4- X. costatus. Dupont. PI. 206, f. 2. Niger , thorace tuberculato , rubro , ««^ro maculato ; elftris aigris rubro trilincatis antennis nigris. Longueur, 6 3/4 ; largeur, 2 i/4. Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente pour la taille et les couleurs : elle est noire de part et d'autre et lé- gèrement couverte de petits poils grisâtres, courts et peu serrés. La tête est un peu plus petite , noire , ainsi que la totalité des antennes. Le corselet est moins long , d'un rouge bri quêté de part et d'autre , avec plusieurs taches ir- régulières noires , tant en dessus qu'en dessous ; sa forme est assez différente de celle du Richardii; les tubercules sont plus gros , plus saillants et plus lisses. L'écusson est noir et creusé longitudinalement. Les élytres sont noires, proportionnellement moins allongées, et elles n'offrent chacune que deux lignes longitudinales élevées , de couleur rouge brique tée, au lieu de trois qu'on aperçoit dans l'autre espèce, sans compter la bordure. Le dessous du corps et les pattes sont noirs. JNous avons examiné un individu de la collection de M. Guérin-Méneville , dont le dessus du corselet est pres- que entièrement noirâtre. Brésil méridional. — Coll. Dupont. XII. ANCYLOSTERNUS. Dupont. Prœsiernum transversim prof unde emargiaatum , inter pedes an- ticos tuberculatuin. , Mesosternum, subproductum, oomplanatum , antice semi-circulare i838. S 34 TftACIlYDÉllIDliS, 2 6 PAIITIE. Caput magnum , rugosum longitudinaliter bi-impressum; mento latiori, transversim canaliculato. Antennœ elongatae , articulo primo robusto , secundo solito lon- giori. Thorax non longior quam latior, lateraliter spina brevi armatus. Scutellum magnum triangulare. Jïlytralonga , sensim attenuata , apice truncata et spina brevi ter - minata. Pedes médiocres; tarsis anticis dilatatis; femoribus mediis posti- cîsque apice spinulosis. î. A. SCUTELLARIS. PI. 2QJ, f. T et 1, Modo nîger, modo rubro-ferrugineus , capite nigro , antennis flavis apice fusas ; clytris ebeninis nitidis. Cerambyx scutellaris,Onv., Entom., t. 4, pi. 21, fig. 1G0. Trachyderes scutellaris . Schoejs., Syn, ins., t. 3, p. 36G, n. 10. — Jlavic0rnis.D1uv.kTi , Cat. y 3 e e'dit., p. 345. Longueur, 10 à i3 ; largeur, 3 à 4 lignes. Ce bel insecte, décrit pour la première fois par Olivier, a tout à fait \e faciès des espèces qui composent le genre O.rj- merus; mais il ne peut appartenir à ce genre, puisqu'il a une échancrure presternale très profonde, caractère qui n'appartient pas aux Oxymerus. Ii est de la taille des grands individus du Trachyderes succinctus , quelquefois un peu plus petit. Sa couleur varie , comme l'indiquent assez fidè- lement les deux figures que nous donnons. Tout le corps, la tête et le thorax sont d'un rouge obscur, ainsi que la plus grande partie des cuisses, les deux premiers et le der- nier article des antennes ; les élytres sont d'un beau noir luisant, ainsi que l'extrémité des cuisses et les jambes. C'est sur un individu semblable qu'Olivier a décrit cette espèce ; mais nous en possédons une variété qui est entière- ment noire, avec les antennes jaunes depuis le troisième ar- Cl. IX, Pl. 2o'i à 22L :!f, ticle jusqu'au septième. Chez tous les individus il existe une ponctuation générale plus marquée en dessous. Colombie. — Coll. Dupont. XIII. OXYMERUS. Presternuvi sub-prominulum, vix productum. Mesosternum conoideura antice rotundatum. Caput minutum, maris magis, fœminae minus productum. Antennœ maris corpore duplo longiores, fœminae vix corpus supe rantes , i i -articulât» ; ultimo longiori. Mandibula minuta, sub-arcuata. Palpi valde compressi, vix mandibula superantes, maxillares labia- libus longiores. Thorax longior quam latior, antice angustatus , sub-sinuatus , late- raliter spinulis duobus minutis praeditus, postica longiori. Scutellum magnum triangulare elongatum. Elylra lama, postice attenuata, apice truncata, spina lateraliacuta alteraque saturali arcuata. Pedes médiocres, femoribus mediis apice spina unica, posteriori- busqué spinis duabus armatis. I. 0. BASALIS. PI. 208, llff. I. Rubro-ferrugineus , elytris abdomine pedibusque posticù aigris ; elytrorum basi scutelloque rubro-ferrugineis. Trathyderes basalis, Dalman. , An. entom., p. G5, n. 5i. Oxymerus basalis, Serville, Ann.delaSoc. ent. de Fr. t. 3, p. \b\ . *m Dej., Cat., 3 e e'dit., p. 345. Longueur, 7-9 ; largeur, 2 i/4 3 lignes. Il est plus petit que le Trachyderes rufipes de Fabricius, et il est, de part et d'autre, moitié d'un beau noir luisant , et moitié d'un fauve testacé. La tête est de cette dernière couleur, avec les yeux et l'extrémité des mandibules d'un brun noirâtre ; les antennes sont de la couleur de la tête, 3G Ï'rACHYDÉRIDES, 2 e PARTIE. avec les deux^ derniers articles d'un noir mat. Le corselet est d'un fauve testacé, plus long que large , rétréci en avant , sinueux à la partie supérieure, ponctué en dessous dans le mâle, entièrement lisse dans la femelle, et offre de chaque côté deux petites dents ou épines bien distinctes dont l'an- térieure est la plus courte. Les élytres, à leur base, sont de la même couleur que le corselet, ainsi que l'écusson; le reste de leur étendue est d'un beau noir luisant ; elles sont , en outre, finement ponctuées sur toute leur étendue. Le dessous du corps est aussi de la couleur du corselet, avec quelques taches noires près des articulations et sur l'abdo- men. Les pattes antérieures sont rougeâtres, et offrent cha- cune un point noir au milieu postérieur de la cuisse. Les autres ont seulement la base rougeâtre et la moitié posté- rieure des cuisses ainsi que les jambes d'un noir profond. Les tarses sont noirâtres en dessus et pubescents en dessous. Brésil. — Coll. Dupont. 2. 0. Chevrolatii. Dupont. PI. 208, fig. 2. Riibro-ferrugineus, elylris dimidiatim postice abdomineque nigîis ; thorace nigro punctato, antennis apicc fuscescen- tibus. Longueur, 6; largeur, 3 lignes. Il est beaucoup plus petit que le Basalis , et sa couleur est, en dessus, d'un roux un peu testacé. La tête est de cette dernière couleur, avec les yeux et l'extrémité des mandi- bules d'un brun noir. Les antennes sont aussi d'un roux testacé jusqu'au sixième article, et entièrement noires dans le reste de leur étendue. Le corselet est de la même couleur que la tête, à peine plus long que large, médiocrement ré- tréci en avant, avec sept points noirs à sa partie supérieure, et une tache de même couleur près de l'articulation des Cl. IX, Pl. 2o4 à 2^4. 37 premières pattes. L'écusson , ainsi que la moitié antérieure des élytres, est d'une couleur fauve testacée, tandis que la moitié postérieure de celle-ci est d'un noir luisant. Les ély- tres sont, en outre , finement pointijlées , et l'on voit \ sur chacune d'elles, et seulement sur la partie qui est fauve , trois lignes longitudinales un peu élevées, très distinctes, et d'une couleur plus claire. Le prothorax et l'abdomen sont noirs, sauf quelques taches rousses près la naissance des se- conde et troisième paires de pattes. Celles-ci sont entière- ment d'une couleur testacée, avec le dessus des tarses noir. Brésil. — Coll. de M. Chevrolat. 3. 0. ABDOMINALIS. Pl. 209, fîg. I. Testaceo-ferrugineus, elytris nigris antice testaceis ; thorace nigro punctato; abdomine nigro ; pedibus fulvis, geniculis atris. 1 Dej., Car,., 3 e édit.,p. 345, Longueur, 7 i/3 ; largeur, 2 1/2 lignes. Il est de la taille du Lineatus est d'un jaune-testacé assez foncé de part et d'autre. La tête est de cette couleur, avec les yeux , l'extrémité des mandibules et deux petites taches oblongues noires à la partie supérieure. Les antennes sont testacées, et s'obscurcissent vers leur extrémité. Le corselet est d'un jaune testacé, avec onze points noirs assez gros sur sa partie postérieure, et deux points de même couleur près l'articulation des premières pattes. L'écusson et environ la moitié antérieure des élytres sont de la même couleur que le corselet. L'autre moitié ou presque les deux tiers sont d'un beau noir luisant. Ces deux couleurs rayonnent l'une dans Vautre de manière que la couleur testacée forme des lignes jaunes sur le noir, ou , si l'on veut , la partie noire forme 38 TrACHYDERIDES, 2 e PARTIE. une irradiation de sa couleur sur le jaune. Le prothorax est jaune et bordé postérieurement de noir. L'abdomen est en- tièrement de cette couleur. Les pattes sont fauves , avec une tache noire oblongue , et assez grande en dehors des premières cuisses. Coll. Dupont. — Du Brésil, 4. aculeatus. Dejean. PL 209, fig. 2. Rubro-testaceus , coleopteris nigris luteo bilineatis ; thoracc nigro punctato; abdomine nigro ; pedibus fulvis femorum apice tibiarumque basiatris. Dejean , Cal. , 3« édit., p. 345. Longueur, 7; largeur, 2 1/2 lignes. Cette espèce est d'un beau noir luisant de part et d'au- tre. La tête est petite, d'un fauve assez clair, avec les yeux et l'extrémité des mandibules noirâtres. Les antennes sont de la même couleur que la tête, avec les deux derniers ar- ticles d'un brun obscur. Le corselet est fauve, à peine plus long que large , et offre treize points noirs, dont les plus gros , qui sont vers le milieu , se réunissent quelquefois d'une manière irrégulière ; l'on voit en dessous , près des articulations des premières cuisses, quelques points noirs. L'écusson est fauve , avec son extrémité noire ou noirâtre , selon les individus. Les éïytres sont d'un beau noir, et fine- ment pointillées, avec une bordure d'un jaune testacé à leur base, qui se prolonge sur le bord marginal ; chacune d'elles offre , en outre , deux lignes longitudinales de même cou- leur, dont une petite voisine de l'écusson, et une autre plus grande, atteignant presque les deux tiers de leur étendue. Chez quelques individus on aperçoit souvent les traces in- terrompues d'une troisième ligne , d'une couleur plus in- tense, mais que nous n'avons jamais rencontrée autrement. Cl. IX, Tl. 20 i à -r>\. 3q Le prothorax et l'abdomen sont noirs. Les pattes sont d'un roux fauve, avec l'extrémité des cuisses intermédiaires tt postérieures d'un brun noir ou noirâtre. Brésil. — Coll. Dupont. 5. 0. confusus. Dupont. PI. aïo, fig. i. Rubro-testaceus ; thorace nigro punctato ; coleopteris nigro- fuscis , margine tenui lineisque sexfulvis ,duabus scutello parallelis abbreviatis j abdomine nigro ; pedibus testaceis. Longueur, 6 1/2 ; largeur, 4 1/2 lignes. Il est plus petit que le Lineatus, et sa couleur est d'un fauve testacé de part et d'autre. La tête est petite , un peu plus saillante dans les mâles, et d'un jaune plus clair vers les mandibules que sur le sommet. Les antennes sont fauves, un peu plus claires vers leur extrémité. Le corselet est à peu près semblable à celui du Lineatus, et offre , comme lui, onze points noirs à sa partie supérieure. L'écusson est jaune et liseré de brun foncé. Les élytres sont finement pointillées d'une couleur fauve assez foncée, et offrent chacune, à par- tir de leur base, quatre lignes longitudinales jaunes, dont la première ne dépasse pas le bout de l'écusson, et les trois autres n'atteignent pas leur extrémité. Le dessus du corps est brunâtre, avec quelques taches noires sur les parties la- térales du pro thorax. Les pattes sont brunâtres, avec la moitié antérieure des cuisses jaune ; les tarses sont pubes- cents. Brésil. - Coll. Dupont. Nous avons reçu de Bahia plusieurs individus de cette espèce, dont les couleurs étaient beaucoup plus vives , mais qui ne diffèrent en rien par les autres caractères. 4o TrACHYDEKIDES, 2 e l'ARTlE. 6. 0. nigricornis. Dupont, PI. 210, flg. 2. Rubro-testaceus , antennis nigris ; thorace nigro punctato , co- leopteris nigro-fuscis margine tenui lineisque octo fufois , duabus scutello parallelis exlernisque abbrevialis ; abdo- mine nigro-, pedibus nigris basifulvis. Dej., CaL, 3eedit., p. 345. Longueur, 2/3; largeur, 2 3/4 lignes. Il est plus petit que le Basalisy et sa couleur est d'un noir profond de part et d'autre. La tête est d'un fauve testacé, ayec les yeux et l'extrémité des mandibules noirs. Les antennes sont noirâtres. Le corselet est un peu plus long que large , d'un fauve testacé plus ou moins foncé , avec onze points noirs assez gros , et le bord postérieur également noir. L'écusson est de la même couleur que le corselet, et finement liseré de noirâtre. Les ély- tres sont d'un beau noir luisant , avec la base jaune , et offrent chacune quatre lignes longitudinales également jaunes , presque droites. La première de ces lignes suit la direction de l'écusson et le dépasse à peine; la seconde , qui est la plus longue , se courbe un peu vers son extrémité, et les deux suivantes sont presque droites ; les bords marginaux sont également d'un même jaune et forment une cinquième ligne. Le dessous du corps est noir ainsi que l'extrémité des cuisses et la totalité des jambes intermédiaires et postérieures ; la moitié antérieure et les jambes des premières pattes sont d'un rouge fauve. Tous les tarses sont brunâtres. Brésil. — Coll. Dupont. Cl. IX, Pi. ao4 à 224. 4i ft 0. lineatus. Illiger. PL i\ i , fig. i. Luteits elytris saturation bus lineis duabus margineque tenuis pallidioribus ; thorace nfgro punctato ; abdomine medio in- fuscato ; pedibus antennîsquefulvis. Dej., Cat., 3 e ëdit. , p. 345. Longueur, 9 5 largeur, 2 3/4 lignes Il est de la taille du Basalis et d'un roux testacé de part et d'autre. La tête est de la même couleur, assez forte], avec les yeux , l'extrémité des mandibules et la cannelure qui est entre les antennes d'un brun noirâtre. Les an- tennes sont fauves , avec l'extrémité plus pâle. Le corselet est un peu plus long que large , rétréci antérieurement et marqué en dessus de onze points noirs inégaux et de deux taches de cette dernière couleur près l'articulation des pre - mières pattes. L'écusson est du même jaune que le corselet, et liseré d'une couleur plus intense, qui est celle des ély— tres ; celles-ci ont chacune trois lignes longitudinales d'un jaune clair, outre une quatrième ligne plus fine, à peine sensible, près l'écusson. Les bords latéraux sont également liserés de jaune ; mais cette bordure n'atteint pas l'extré- mité des élytres ; la ponctuation qui couvre celles-ci est assez forte. Le dessous du corps est noirâtre , avec les anneaux de l'abdomen bordés de roux testacé ; les pattes sont de la même couleur, et l'on voit sur le milieu de chaque cuisse, en dehors , une large tache noirâtre. Brésil. — Coll. Dupont. 42 TraCHYdÉiUDES, î* l'ARTir. 8. 0. RIVULOSUS. PI. 211 , flg. 2. Luteo-testaceus; thorace nigro punctalo, coleopteris obscure ferrugineis margine tenui lineisque octofulvis , daabus scu- tello parallelis abbreviatis ; antennis fulvis ; abdomine medio nigro ; pedibusfuhis. Cerambyx rivulosus r Germ., Coleopt. species , p. 5i2. Oxymerus rwulosus^ Dej. , Cat., 3eédit., p. 345. Longueur, 6-7 j largeur, 2-2 i/4 lignes. Il est généralement plus petit que le Lineatus, et d'un jaune fauve un peu clair de part et d'autre. La tête est pro- portionnellement plus petite, avec les yeux et l'extrémité des mandibules noirâtres ; les antennes sont à peu près de la même couleur. Le corselet est d'un jaune moins foncé, plus long que large , avec sept points noirs à peu près égaux à sa partie supérieure, et deux autres de même couleur vers l'articulation des premières pattes. L'écusson est de la cou- leur du corselet et bordé de brunâtre. Les élytres sont finement pointillées, d'un jaune fauve plus ou moins obscur, avec la base et quatre lignes longitudinales d'un jaune testacé plus ou moins clair. Le dessous du corps est à peu près de même couleur que les élytres , avec quel- ques taches noires sur le prothorax, et la presque totalité de l'abdomen d'un brun noirâtre. Les pattes sont d'un brun ferrugineux , avec la base de toutes les cuisses d'un beau noir. Brésil. —Coll. Dupont. Nous devons dire que la description de Germar diffère un peu de celle que nous donnons ici. Cet auteur ne parle pas de la couleur de l'abdomen , qui devrait alors être tes- tacé comme le corps, tandis que tous ceux que nous avons examinés l'avaient noirâtre. Du reste, tout est conforme Cl. IX, Pl. 204 à 2î4. 43 à l'espèce que nous venons de décrire. Une faute d'impres- sion aura peut-être été la seule cause de cette différence. 9. 0. NIGRIVENTRIS. DupOJll. Pl. 212, fig. I. Rubro-testaceus\ thorace nigro punctato ; clytris margine te- nui lineisque duabus luleis ; abdomine nigro ; pedibus fui- vis ad genicula infuscatis. Longueur, 8 i/4 ; largeur, • 1/2 lignes. Cette espèce ressemble beaucoup au Lineatus ; mais nous ne pensons pas qu'elle puisse en être une variété, attendu que nous avons été à même d'en examiner un certain nombre d'individus des deux sexes. L' Oxymerus Nigriventris est de la même taille que le Lineatus, mais un peu plus étroit et d'une couleur plus fon- cée. La tête est plus petite et surtout plus étroite ; elle est d'un roux plus obscur, avec l'extrémité des mandibules noire. Le corselet est de la même couleur que la tête , pro- portionnellement plus long et plus étroit que chez le Linea- tus, et il est surtout sinué plus profondément , avec les épines latérales notablement plus longues et plus étroites à leur base que celles du Lineatus; mais les trois lignes longi- tudinales sont disposées de la même manière, et leur cou- leur est à peu près semblable. Le dessous du corps est en- tièrement noir, ce qui n'a pas lieu dans le Lineatus , et les pattes sont absolument semblables. Bah».- Coll. Dupont. 44 TlYACIlYDÉllIDES , 2 e PARTIE. 10. 0. APPROXIMATIF. DupOTlt. PI. 212, fig. 2. Fusco-tcstaceus\ thorace dïlutiori, nigro punctato , sculeilo fulvo ; elytris fulvo trilineatis, linea interna nitida, alteris obsoletis; antennis pedibusqueferrugineis. Longueur, 6 ; largeur, i 3/4 ligne. Il est plus petit que le Lineatus, auquel il ressemble beaucoup, et est , comme lui , d'un roux testacé de part et d'autre. La tête est à peu près de même forme, propor- tionnellement plus petite, avec les yeux et l'extrémité des mandibules noirâtres. Les antennes sont d'un roux ferru- gineux et plus grêles que celles du Lineatus. Le corselet est plus long, plus rétréci en avant, et d'un rouge ferrugi- neux plus vif, avec onze points noirs notablement plus gros, quoique cette espèce soit plus petite. On voit en outre , en dessous , auprès des articulations des pattes , deux grandes taches noires qui se réunissent près du cou. L'écusson est d'un rouge testacé, avec une fine bordure brunâtre. Les élytres sont de cette dernière couleur, finement ponctuées, proportionnellement plus étroites à leur extrémité, et elles offrent chacune trois lignes longitudinales souvent presque effacées, à l'exception d'une, qui est d'un rouge testacé et un peu sinuée, entre le milieu et la suture. Le dessous du corps est d'un rouge obscur ; les pattes sont de la même couleur que les élytres. Cayenne. — Coll. Dupont. Cl. IX, Pi.. ?.o4 à 224. 46 II. 0. ELONGATUS. DlipOTlt. PI. 2l5, fig. I. Obscure teslaceus ; thorace nigro punctato ; elytris lineis dua- bus luieis ob soleils ; anlennis luteis ; abdomine nigro ; pe- dibus testaceis ad genicula late infuscatis. Longueur, 6 1/2 ; largeur, 2 lignes. Cette espèce est notablement plus allongée que toutes ses congénères, et sa couleur est, en dessus et en dessous, d'un roux ferrugineux assez foncé. La tête est petite, de la même couleur que le corps, avec les yeux d'une teinte plus foncée et l'extrémité des mandibules d'un brun noir. Les antennes sont également du même roux que la tête, et s'éclaircissent un peu vers leur extrémité. Le corselet est d'un roux plus vif, notablement plus long que large, avec les pointes des bords latéraux plus saillantes que chez la plupart de ses congénères, et onze points noirs inégaux à sa partie supé- rieure, ainsi qu'une tache de même couleur, vers l'articu- lation des premières pattes. L'écusson est d'un roux assez vif, sensiblement plus étroit à sa base , et finement liseré de brun obscur. Les élytres sont beaucoup plus longues que chez les autres espèces, finement pointillées d'un roux obscur, avec une petite bordure jaune à leur base, et trois lignes longitudinales grêles d'un roux ferrugineux , dont les deux premières seulement sont distinctes. Tout le des- sous du corps est d'un beau noir. Les pattes sont de la même couleur que le dessous du corps, avec l'extrémité des cuisses postérieures noirâtre, et l'on aperçoit en outre, au milieu des cuisses antérieures, une tache également noirâtre, mais peu tranchée. Cayenne. — Coll. Dupont. 40 TrACHYDEIUDES, 2 e PARTIE. 12. 0. Klugii. Dupont. PI. 2i5, fig. 2. Luteus , thorace palllde nigro 11-punctato ; scutello luteo ; elytris fuscis, margine nittisque quatuor luteis ; antennis ni gris, pedibus fulvis , tibiis posticis nigris. Longueur, 6 i/4 ; largeur, 2 lignes. Il est de la taille du Rwulosus , et ressemble assez, pour la forme, au Lebasii. Il est d'un beau jaune testacé de part et d'autre. La tête est de cette dernière couleur , avec les yeux et l'extrémité des mandibules d'un brun noir. Les antennes sont entièrement de cette dernière couleur, et proportionnellement beaucoup plus grêles. Le corselet est de la couleur de la tête, notablement plus long que large , marqué de onze points inégaux et d'une tache de la même couleur près de l'articulation des premières cuisses. L'écusson est jaune et liseré de brunâtre. Les élytres sont d'un jaune testacé , très légèrement pointillées , et offrent chacune quatre lignes longitudinales bien nettes , comme chez le Lebasii. Le bord marginal est également jaune , et forme une cinquième ligne. Le dessous du corps est d'un brun assez obscur, avec le milieu du prothorax séparé par une ligne longitudinale noire. Les pattes sont fauves , avec la moitié postérieure des cuisses et la totalité de celles-ci d'un noir foncé. Les cuisses intermédiaires ont, de chaque côté, une tache oblongue noirâtre; mais cette tache ne s'aperçoit guère qu'en dehors des cuisses antérieures. Para, — Coll. Dupont. Ci. . IX, Pi-. ao4 à f.'i4. 47 i5. 0. Lebasii. Dejean. PI. 214, %. 1. Vittatns. Klug. Luteo-fulvescens\ thorace pallidiori nigro septem-punctalo ; scutello luteo ; elytris fuscis, margine tenui, vittisque qua- tuor luleis ; antennis pedibusque ferrugineis \ Longueur, 7 ; largeur, 2 i/4 lignes. Il ressemble beaucoup au Lineatus , et il est de même d'un roux testacé de part et d'autre. La tête est proportion- nellement plus petite, avec les yeux et l'extrémité des man- dibules d'un brun-noir; les antennes sont d'un roux ferrugineux , avec les derniers articles du mâle plus obscurs. Le corselet est d'un jaune-testacé pâle, plus clair chez le mâle que dans la femelle . et il se rapproche beau- coup, pour la forme, du Lineatus; mais il n'offre que sept points noirs au lieu de onze , et ceux-ci ne sont pas , à beaucoup près, aussi gros que ceux du Lineatus. L'écusson est un peu plus petit, de couleur jaune; les élytres sont plus parallèles, et offrent chacune quatre lignes d'un jaune- testacé clair ; les deuxième et troisième, qui sont les plus longues, se courbent un peu à leur extrémité , tandis que la première , qui est la plus fine , suit à peu près la direc- tion de l'écusson, et s'arrête environ au milieu de la lon- gueur de Pélytre. Le bord marginal est également liseré de jaune , et forme comme une cinquième ligne. Le dessous du corps est noirâtre, avec le milieu du prothorax et les pattes de la même couleur que le corselet. Colombie. — Coll. de M. le comte Dejean. 48 TraCHTDÉRIDES , 2 e l'ARTIK. l4. 0. DISTINGUENDUS. Dupont. PI. 21 [\, fig. 2. Luteus , thorace panctis undecim majoribus nigris, signato, scutello luteo ; elytris fuscis margine tenui vittisque qua- tuor luteis interna subconfluenti; antennis nigris\ pedibus ferrugineis tibiis posticis nigris. Longueur, 7 1/2 5 largeur, 6 i/3 lignes. Il est de la taille du Lineatus ; mais sa forme est plus large, et il est en partie d'un jaune testacé de part et d'autre. La tête est à peu près de même forme, avec les yeux et l'extrémité des mandibules d'un brun noir. Les antennes sont d'un noir mat , avec le premier article forte- ment ponctué. Le corselet est un peu plus long que large, rétréci en avant, d'un jaune testacé, marqué de onze points noirs assez forts et d'inégale grosseur, et deux taches de même couleur en dessous. L'écusson est du même jaune que le corselet. Les élytres sont brunâtres, insensiblement plus claires et presque testacées à leur base , et elles offrent chacune quatre lignes longitudinales d'un beau jaune-tes- tacé clair. La première de ces lignes est moins visible et presque fondue avec la teinte pâle de la base des élytres ; la seconde se courbe à son extrémité en dehors pour s'unir à la troisième, le bord marginal est du même jaune, et forme une cinquième ligne , comme dans les espèces voisines. Le dessous du corps est noir, avec le milieu du pro- thorax de cette dernière couleur. Les pattes sont aussi de la même couleur, avec la moitié des cuisses postérieures et la totalité des jambes de celles-ci d'un brun noir. On voit , en outre, de chaque côté des cuisses intermédiaires, une tache oblongue , brunâtre , et cette tache ne s'aperçoit qu'en dehors des cuisses extérieures. Démerary. — Coll. Dupont. Cl. IX, Pl. 20'* à aî4. 4g i5. 0. pallidus. Dupont. PI. 2l5, fig. I. LwiduSy pallide luteus ; antennis fulvis ; thorace nigro-punc- tato , coleopteris lineis octo margineque tenui leviter sinua- tisy duabus scutello parallelis abbreviatis', abdomine pedi- busque luteofulvis. Longueur, 5 i/a ; largeur, 2 lignes. Cette espèce, qui ne peut se rapporter à aucune de celles du même groupe , est d'un jaune pâle et livide de part et d'autre. Elle est à peu près de la même taille que le Rivu- losus, et sa forme est plus parallèle. La tête est de la même couleur que le corps, avec les yeux et l'extrémité des man- dibules d'un brun noirâtre. Les antennes sont d'un jaune testacé. Le corselet est d'un jaune plus foncé que la tête , à peine plus long que large, marqué en dessus de quatre points noirs placés transversalement, et à peu près de même grandeur, avec les tubercules ou pointes latérales as- sez saillantes. L'écusson est d'un jaune pâle, avec une teinte plus foncée dans son milieu. Les élytres sont du même jaune, assez fortement ponctuées, et elles offrent chacune quatre lignes longitudinales un peu sinuées , d'un jaune très pâle ; la première de ces lignes est parallèle à l'écusson, et se réu- nit à la suture, et les autres s'étendent jusqu'à l'extrémité. Les bords marginaux sont du même jaune , et forment une cinquième ligne très distincte. Le dessous du corps est jau- nâtre, avec quelques taches brunâtres sur le prothorax ; les pattes sont d'un jaune fauve un peu terne. Cordova. — Coll. Dupont. i838. 5o Trachydérides, a e partie. 16. 0. deletus. Dejean. PI. 2ï5, %. 2/ Luteus , thorace impunctato ; eljtris fuscis basi diluiioribus vittisque tribus obsoletissimis sub-lutescentibus ; antennis iuteis ; pedibus testaceis tibiïs posticis nigris. Dej., Cat., 3e ëdit., p. 345. Longueur, 6; largeur, 2 lignes. Il est de la taille du Rwulosus et d'un jaune ferrugineux un peu intense de part et d'autre. La tête est de cette cou- leur, avec les yeux et l'extrémité des mandibules noirs. Les antennes sont de la même couleur que la tête, avec les trois derniers articles d'un brun assez obscur. Le corselet est d'une couleur jaunâtre plus claire que celle de la tête, un peu plus long que large, avec ses pointes latérales plus sail- lantes, et n'offre pas, comme ses congénères, des points noirs à sa partie supérieure. Les élytres sont , ainsi que Pécusson , d'un roux-testacé obscur, avec leur base plus claire , et elles offrent chacune trois lignes longitudinales jaunâtres effacées et à peine distinctes. Tout le dessous du corps est d'un brun noirâtre. Les pattes sont d'un roux ferrugineux , avec les jambes postérieures entièrement noires Brésil. — Coll. de M. le comte Dejean, XIV. STENASPIS. Serville. ■.; Presternurn convexum, latius , inter perles tuberculo compresse) praeditum. Mesosternum vix prodactum, antice truncatum. Caput robustum , punctatum. AnVermos 1 2-articulatae corpore duplo longiores; articulis cylindri- I Cf.. IX, Pi,. 2o4 à nfc 5i cis, sub-îequalibusi primo crasso, sequentibus gradatim gracilio- ribus. Thorax latior quam longior, valde punctatus lateraliter sub-ro- tundatus et tuberculo acuto sat valido armatus. Scutellum longum ,' triangulare, angustatum. Elytra mutica, longiora, cylindrica, postice sub-angustata , angulo humerali valde impresso. Pedes sub-sequales, postice sub-longiores; tarsis latis crassis aequa- liter articula tis. i.S. vERTicA.Lis, Dupont. PL 2 1 6, fig. I. * Niger capite utrinque, thorace postice, rubro maculatis; elytris cyaneis tenue rugulosis, immaculatis ) abdomine rubro ; an- tennis rubrisy nigro arliculatis ; pedibus rubris geniculis „ airis. Dej. , Cat. , 3 e c'dit., p. 346. Serville, Ann. de la Soc. entom. de Fr., t.. 3, p. 5i. Longueur, i3 ï/S ; largeur, 4 lignes. Ce bel insecte est d'un beau vert métallique en dessus et d'un beau rouge-briqueté assez vif en dessous. La tête est rouge à sa partie supérieure , noire en avant et sur les côtés, avec une large bande longitudinale de même cou- leur en arrière du menton. Les yeux et les mandibules sont également noirs, avec les parties de la bouche ferrugineuses. Les antennes sont absolument comme celles des Trachy- dères, d'un rouge briqueté, avec les deux premiers articles et l'extrémité des suivants d'un noir foncé. Quelquefois le premier est d'un rouge obscur, mais tellement foncé , qu'il paraît noir. Le corselet est noir, à peu près aussi long que large, fortement ponctué, plus lisse en dessous qu'en des- sus, avec une bordure postérieure rouge à l'endroit où il s'avance sur l'écusson ; celui-ci est noir et finement ponc- tué. Les élytres sont longues, cylindriques, chagrinées, 5a TràCHYDKHIDES, i e PARTIE. ponctuées, surtout vers leur base, et d'un beau vert métal- lique. Le prothorax est noirâtre , avec une tache rougeâtre sur le mésosternum ; l'abdomen est également rougeâtre. Les pattes sont d'un rouge assez vif, avec l'extrémité des cuisses et le dessus des tarses d'un noir profond. Mexique. — Coll. Dupont. 2. S. CASTANEIPENNIS. DupOftf. PL 2l6, flg. 2. Capite thoraceque nigro rubroque variegatis; elytris lœvibus dilute castaneis; antennis rubris nigro articulât i s ; pedibus rubris tarsis femorumque apiee nigris. Longueur, i5 i/a ; largeur, 4 1/2 lignes. Il est plus grand que le Verlicalis. La tête est rouge, ru- gueuse entre les antennes , avec les parties latérales , le dessous du menton, les yeux, le pourtour de l'insertion des antennes ainsi que les mandibules et les parties de la bou- che d'un brun noir ; les antennes sont , comme dans le Ver- ticalis, avec l'extrémité plus obscure. Le bout postérieur de chaque article et la totalité des trois derniers sont noirs. Le corselet est à peu près semblable, pour la forme , à celui du Vcrticalis, d'un rouge assez vif, avec deux bandes laté- rales, le bord postérieur et le bord antérieur en dessous , d'un noir foncé ; l'écusson est également noir. Les élytres sont d'un roux très clair, plus longues et plus parallèles que chez le Vcrticalis , moins fortement ponctuées et plus lui- santes. Tout le dessous du corps est noirâtre et couvert d'un fin duvet grisâtre, avec le milieu du prothorax et le milieu de chaque anneau de l'abdomen d'un roux briqueté. Les pattes sont de cette dernière couleur, avec la moitié postérieure environ des cuisses , l'extrémité des jambes et le dessus des tarses noirs ; le dessous de ceux-ci est fauve. Mexique. — Coll. de M. Chevrolat. Cl. IX, Pl. îo4 à ï-A. 5!i XV. CRIOPROSOPUS. P resternum latissimum , vix transversim canaliculatum postico truncatum. Mesosiernum muticum modice prominulum. Caput minutum, deplanatum, inter antennas rugosum. Antennœ fœrainœ vix corpore longiores, hirtae, 1 1 -articulât»; ; arti- culis sub-œqualibus, apice sub-incrassatis; pineo multo crassiori. Tïiorax laevis, elytrorum latitudine, postice marginatus , lateraliter tuberculo acuto instructus. Scutellum médiocre triangulare. J'Jlytraelongata. , sub-plana, parallela, marginata. Pedes antici médiocres , alteri gradatim longiores; femoribus com- pressis; articulis ultimis tarsorum alterislongioribus. i. C. Servilii. Dupont, Pl. 217. Niger, thoracc supra fuho, maculis tribus marginc que antico nigris; elytris luteis, basi, apice f as ciaque média sinuata nigris; antennarum apice tafsisque rufescentibus . SÉRviLLÈ, Ann. de la Soc ent. de Fr. , t. 3 , p. 54. Longueur, 17; largeur, i5 i/3 lignes. Ce bel insecte , le seul que nous ayons vu, est de la lon- gueur'd'une femelle de Prionus Coriarius; sa couleur est d'un beau jaune en dessus et d'un noir profond en dessous. La tête est de cette dernière couleur, rugueuse et plissée avec un sillon transversal à sa partie supérieure. Les man- dibules sont noires ; les autres parties de la bouche man- quent dans l'individu que nous possédons. Les antennes sont noires, jusques et y compris le sixième article, garnies de poils assez rares ; les cinq derniers sont d'un brun roux foncé, avec leur extrémité noirâtre. Le corselet est beau- coup plus large que long, entièrement glabre, d'un fauve 54 TrACHYDERIDES, 2/3 ligne. Il est plus petit que Fespèce précédente , et d'un bleu assez foncé de part et d'autre. La tête est petite, ponctuée , de couleur bleue , avec les yeux et les mandibules noirs. Les antennes sont de cette dernière couleur et garnies de poils également noirs. Le corselet est bleuâtre , ponctué, à peine plus long que large , et faiblement rétréci en avant , avec une légère impression lisse et arrondie vers le bord postérieur. L'écusson est de la même couleur que le corse- let, et paraît lisse. Les élytres sont d'un bleu presque noir, criblées de points enfoncés, avec chacune une bande longi- tudinale d'un beau jaune pâle, lisse et élevée, mais qui n'atteint pas leur extrémité. Le dessous du corps et les pattes sont du même bleu que le corselet , et finement ponctués. Mexique. — Coll. Dupont. 'rroj iSS Trachyderes. T. Fabriai , o«/><»u. 2H..Audouùuv t Dupont Y. iï.-monj i/np. IX. iBj. Tracliyderes i.T. variegatwr, IWy . ïl.ylonosas, J)u P ont . 1 . /'c/nond irrif) ■ r\ IX. iSS. Trachvdorcs i T. Boùr<ùwaIii, Dupont 2 . T. e ( jiu\rtrf\r , P ff 'mn ihnedoucfu ir.Jtmm«d, <&*!&$ "%Z JX. iSg. Trachyderes l.T. anclus, Dejean 2.1 * abeniflUS, Dupont /YJtemond im/>- K igo. Traoliyderes T . / 'u/i/H\r, y i\. J fr IX. jçà. Tracliydercs 1 . T. Dupont*/, De/ . 2 . T. sca&rieolàs, Daim IX i 9 6 Tracliyderes û& OtCii. , Dupont, IX. J .97- Traeliytleres ^..pimcdcollis. Dupont . 2 . T. bUùu>alzis, ou \ ./térnond- i/nf> 4# v>. K jq8. Tracliyderc s î.T .Vaut/ùeri Dupont 2.T.d'0rbùjnyi ,J>uponi . Seiui jt ■ ffTT*. *$ IX J <).9- Trachyderes 1 T. fliûrip en/US, Dupont. H.ï. SU/natico/Ùs , Dupont . Je/un X.jfe/iwnd' im/>- IX Traehyderes . T. homopLitior, J)up 2, T cruenMfus, J)«p Jicmonil ///>/> IX 204 Tracliyderes î.T. car^dina/ù- , ])up. 2. .T. simplù'ipetvnis, Dup. «r^ffs*^ IX. 20Ô. Xylooliaris i.X. OciùUUus, J)up 2.X. ehwtrUuàùf Bup . drmàd&uche A ■ /ïftno/tJ trt)f Xylocharis i.X. Mcàardiz, Du P . *■ X costatus, flup. AwwdoueAf . V. Jtémo/id i/np- IX 20f. Aiicylo s t enm s i. A. scule/Zarù- , Oliv. . 2 . id.var. AnrwdoiuJie- . A T Jtèmond i IX. 2ùS. Oxymerus i . . basaiis fie 0. Chevrolaliù.fiup. H Jimxmd m>fi IX. *o$. Oxymerus i.O. abdom ùialùr 2, . . acit/eatus. De/. iVJlémorid imp ■ IX QxymemiB . . c-on/iùfuj; Jhtp . '2 . . njfrieenw, Dup . XJiemond iinp. $2 IX Oxymerus i . lùieaius, BUtf. 2.0. rivulosii*?, Cm A JifTiioru/ imp- IX Oxymerus 1.0.» içriv en/rù, Dup. a . . approcrimatuà-, M IX O xv m or u s i.O. t>/o/> ça /<<<•>-, Du?. 2 . O ..Kh«/i( ,J>uf> IX 2l4 Oxymerus X.Q.AeDrt.rfï, Dupont 2,X).dd.l IX 2l5 Oxymerus i . O .paUidzùr 2.0. tlelMus 1 ■ /îe/nond, i/np ■ IX 2l6. Stenaspis i . S. oerliettùs, J)up. 2 . S . castancipc/uu's , Oup An/u'*p+M /i/irn'douehe t /v 2l8. ( 'riopTOSOpu s -oiridipen/Us, J)e/ N Âe'nwnd i*np . IX 21Q. Sph aenotlie eu s i . S. temeritvsukr, Dup . 2 . S . (ri/(nei/j . '-,'■ ■"- K, Spli aen o th e eus i. S . bivitùttus, Klfjg 2. S. cyanicoUis, J)up. v?^ ^ IX î.Me^adrrus 3.Rachidion 2 Lis sono tu s 4-Nosopnlaeus Jrmëdouche ./•<>. JY.Jlèmond imp. IX 5 Desnioderus 7. Qiarinotes . 6 FhaediiiUB. 8.Dendrobias. . huuufoucfur .)■/■ . N'.lté/nond' imp- IX 223 () . Dicranoderes ii.Xylocharis. 10 Tracliydere s 12 . Anoyl o s L erniis .hifiiufiHirhe jr . m IX 224- i3.Qxymerus i5 . Criopro sopus j4 . Stenaspis îG. Splieiiolhecus i/ifiedoucAê se . N-Sé/nonif Ci.. IX, Pl. 101. « PETALURE. Petalura. Leach. Ce genre a été établi par Leach dans son Zoological Mis- ccllany {Petalura gigantea, fig. g5) ; mais cet auteur lui a assigné des caractères tirés des appendices de l'abdomen , ce qui , suivant Latreillc 1 , obligerait à établir presque au- tant de genres qu'il y a d'espèces. Vanderlinden , dans sa Monographie des Libellules d'Europe % quoique n'adoptant pas ce genre pour sa nomenclature, le reconnaît nécessaire dans une note à la suite de sa deuxième division du genre $]shne ; il critique les caractères assignés par Leach, et qui ne s'appliquent qu'à la Petalura gigantea, qui est exotique ; mais il assigne à sa coupe d'autres caractères qui y font en- trer YOE. tricolorde Palisot-Beauvois et les OE. Jorcipala, unguiculata et tetraphylla d'Europe. En définitive , Van- derlinden propose de convertir sa deuxième section des OEshnes en un genre auquel on conservera le nom de Pe- talura assigné par Leach. Suivant les vues de ce savant en- tomologiste, nous adoptons ce genre et nous allons en faire une nouvelle espèce trouvée près de Paris. P. de Selys. P. Selysii. Guéri n. Pi lutea, thorace supra strigis sex obliquis, rectis aigris. Ab- domine nigro , linea dorsaliflava apice attingente. Pedibus jlavis nigro lincalis ,femoribus poslicis immaculalis . A lis vi- treis , nervibus omnibus nigris. Stigmalibus magnis , jlavis , Longueur, 5 cent. 1/2 à 6 cent. ; enverg. ; 7 cent. 3 mill, à 9 cent. Cette espèce est très voisine de la Petalura flavipes 3 , pu- ' Règne animal, 2 e e'dit., p. i%i, note. 2 Monographicc Libettularum europœarum spécimen, Brux.,1825. 3 M. de Selys nous annonce que celte espèce est la même que 1 1 (JE flavipes de Toussaint de Charpentier, espèce dont M. de Selys n'avait pas connaissance lors de la publication de son mémoire. Un hasard heureux fait que ces deux naturalistes ont choisi le nom de Flavipes, ce qui au moins n'ajoutera pas de confusion à la synony- mie si embrouillée de ces insectes. i838. 3 3 Cl. IX , Pi,. 201 . bliée par M. de Selys-Longchamp clans un mémoire inti- tulé : Catalogue des Lépidoptères de la Belgique, Liège, 1 83 n , p. 1 1 et 1 2 ; mais elle en diffère par sa taille qui est plus grande, par ses pieds qui sont encore plus jaunes , n'ayant qu'une seule strie noire et très étroite aux quatre cuisses antérieures ( fig. 1, a) et ayant les postérieures sans au- cune strie (fig. 1 , o), ce qui n'a pas lieu dans la P. jlavi- pes , où toutes les cuisses ont deux et trois stries noires occupant toute leur longueur (fig. 2,0); elle diffère en- core de la P. Jlavipes ( fig. 2) par les lignes noires du thorax qui sont plus larges et disposées comme celles de la P. unguiculala de Yanderlinden (fig. 3), quoi- que n'étant pas courbées comme dans cette dernière espèce. Enfin elle diffère de la P. unguiculala , qui a le stigmate des ailes noir (fig. 3, Z>), tandis que, dans notre espèce , il est d'un jaune pâle , comme dans la flavipes (fig. 2 b ) , mais plus alongé. Les nervures de ses ailes sont toutes noires , tandis que , dans les P.jlavipes et un- guiculala, celle de la côte est jaune. Nous ne pouvons dire si les appendices du mâle offrent de la ressemblance avec l'une ou l'autre de ces deux espèces , car nous ne connais- sons que des femelles ; mais, d'après la grande ressemblance de notre P. Sclysii avec la flavipes, nous pensons, avec M. de Selys, qu'ils doivent plutôt ressembler à ceux de notre dernière espèce. Nous ne pousserons pas plus loin la comparaison de ces espèces , si voisines et pourtant si faciles à distinguer ; nous pensons aussi qu'il est inutile d'en donner une plus longue description. Notre Petalura Selysii a été prise par nous et par M. Serville aux environs de Paris. Nous nous faisons un plaisir de la dédier au naturaliste zélé qui nous l'a signa- lée, et qui a déjà rendu des services importants à la zoolo- gie, par la publication de plusieurs mémoires pleins d'in- térêt et d'observations consciencieuses. GUÉRIN MÈNE VILLE JX. 2.b 2, .& Petalura J . P. Sehjsu Giteria Menevi/Ic 2 .T. flaoipes Dîu?ietul se 3 . P tuig luailata JïdtemtndL itiip ('las&e IX , Vl 202. JVIAMISPE. Mantjspa. Illiger. M. a ventre doriL M. aurivcntvis . Guérin Rufo-casta/iea,J roule lulco. Abdomine flavo y jasciU quatuor anoque brunneis, Alis hyalinis, anterioribus et margine in- ferioribus luleis ; anticis macula exigua apicali obscur -iore , Longueur, 18 niillim ; enverg., k'i inillini. Après la Manlispa grandis que nous avons décrite dans la partie zoologique du T^oyagc de la Coquille , cette espèce est la plus grande que nous connaissions. Sa tête est petite, fauve , variée de jaunâtre en dessus, avec le front et le bord des yeux en arrière d'un beau jaune. Les yeux sont gris. Les antennes, aussi longues que la tête et le corselet pris en- semble, sont d'un fauve pâle , surtout à leur base. Le pro- thorax est fauve, un peu plus étroit que la tête à sa nais- sance, plus rétréci en arrière, et faiblement plissé , à peine deux fois plus long que la tête. Le mésothorax et le méta- * thorax sont entièrement fauves, bombés en dessus. L'abdo- men est très gros , plus épais au milieu , d'un beau jaune doré en dessus et en dessous , avec trois grandes bandes transverses près delà base, une plus étroite près de l'extré- mité. L'anus est d'un brun roussâtre. Les pattes sont en- tièrement fauves : les antérieures sont ravisseuses, mais ne paraissent pas si fortes que celles des autres espèces ; l'épine qui occupe le milieu de leurs cuisses est assez forte ; mais les autres sont très petites; les autres pattes sont grêles, avec les crochets des tarses simples, crochus et assez longs. Les ailes supérieures sont transparentes, légèrement lavées de jaune fauve, lequel va en augmentant d'intensité jusqu'à la côte % qui est bien plus foncée , ainsi que les stigmates ; elles sont 2 Cl. IX , Pl. ?.02. terminées par une très petite tache brune fondue en dedans. Les ailes inférieures sont incolores , avec la côte seulement d'un jaune un peu fauve. Les nervures des quatre ailes sont d'un brun fauve. Cette belle espèce vient d'Egypte ; elle nous a été donnée par M. Latreille. GUÉRIN MENE VILLE. IX. Mailtispa auriventrùr, ûuérUvM. Thunenâ A Jtémofid ihip . Classe IX, Pl. îo3. i OBSERVATIONS sur les genres DOLICHODERUS et NYCTEROPUS de M. Klug , et réunion de ces deux genres en un seul sous le nom de Nycteropijs 1 ' Par M. F.-E GUÉRIN MÉNEVILLE. Quand un savant dont la réputation est européenne et dont le nom forme autorité émet une opinion même hasardée , cette opinion est de suite adoptée sans discussion, et le nom d*un homme qui a rendu d'éminents services à la science par la publication d'un grand nombre de travaux remar- quables vient faire passer une assertion qui aurait été com- battue et ne se serait pas propagée , si elle était le fait d'un naturaliste moins connu. Telle est la circonstance qui se pré- sente au sujet des deux genres Dolichoderus et Nyctcropus;et nous croyons remplir un devoir en combattant leur forma- tion , devoir d'autant plus important que leur auteur est plus célèbre dans la science et que son autorité est plus grande. Les deux insectes qui vont nous servir d'exemple , et que nous avons représentés avec leurs détails caractéristiques , ont été rapportés de Madagascar par M. Goudot ; il les a trouvés tous deux, en même temps, sous les écorces d'un arbre nommé tacamacha } dans les environs de Tamatave", et quand nous avons examiné sa collection avec lui , et 1 Nous avions commence' un travail sur ces insectes, bien avant que M. Goudot ait vendu sa collection au muse'e de Berlin ; mais, comme nous ne l'avons pas public' de suite, nous avons e'te' prévenu par M. Klug, ce qui a annule le nom de Nyclosomus, que nous avions propose pour le genre que nous formions avec les deux espèces iigu- re'es sur notre planche. 2 Cl. IX, Pl. 2o3. en lui faisant beaucoup de questions sur l'habitat et les mœur§ de ces insectes , nous avons trouvé un grand nombre de ces deux espèces piquées ensemble et réunies dans la même boîte, et M. Goudot nous a affirmé les avoir rencontrés ensemble, en famille, sous les écorces du même arbre et dans la même saison. Comme ces deux coléoptères différaient beaucoup de forme, et que l'un est aptère et l'autre ailé, nous nous som- mes trouvé fort embarrassé pour les classer ; carie premier, celui qui forme le genre Dolichodcrus, a des affinités avec les Blaps , comme le dit fort bien M. Klug, tandis que l'autre, ayant des ailes, pourrait se rapprocher des vrais Tenebrio. Mais ni l'un ni l'autre n'ont le caractère qui distingue la famille des Mélasomes , telle que Latreille la caractérise , c'est à dire que les lobes de leurs mâchoires n'offrent pas ces crochets , ces épines cornées qu'on trouve dans la plu- part des Mélasomes ; au contraire , ces mâchoires , iner- mes et tant soit peu ciliées , viennent placer ces insectes dans la famille des Sténélytres , et il faut avouer que leur faciès et la forme de leurs antennes et de leurs palpes ne s'opposent pas à ce rapprochement , et que , abstraction des élytres soudées du Dolichoderus, caractère qui , seul , le rapproche des Mélasomes, on peut et l'on doit même placer ces insectes dans la famille des Sténélytres, près des Hélops. Si l'ensemble des caractères ne réclamait pas l'introduc- tion de ces espèces dans la famille des Sténélytres , npus n'hésiterions pas à les laisser dans celle des Mélasomes, quoique leurs mâchoires soient inermes, et nous avons prouvé ailleurs que nous n'attachions pas une importance exclusive à ce caractère'. Mais ici il n'est pas nécessaire de s'écarter des règles artificielles fondées par Latreille , et la « Mémoire sur un nouveau genre de Coléoptères de la famille des Mélasomes par M. A. Chevrolat, suivi d'une note de M. F.-E. Guéiin. Dans la Revue entomo logique de Silbermann, t. i, p. 25, pi. i. Cl. IX, 11. io3. 3 présence d'un individu privé d'ailes, dans une famille où la majorité des espèces en est pourvue , n'a pas plus d'impor- tance qu'elle en a dans la famille des carnassiers, dans celle des Malacodermes, des Macrodactyles , des Lamellicornes ', et même des Sténélytres (G. Sphœrotus), où l'on trouve des espèces du même genre, et souvent la même espèce , com- posées d'individus ailés et aptères ou presque aptères'. Quant à la réunion des deux genres en un seul , nous pensons , en nous appuyant des considérations qui précè- dent , qu'il est impossible de ne pas l'admettre. En effet , ces insectes ont les mêmes organes buccaux , les, mêmes antennes , les mêmes pattes ; ils vivent ensemble dans les mêmes lieux , aux mêmes époques, et ne diffèrent entre eux que par l'absence ou la présence d'ailes , différence si peu importante. Nous proposons donc de les réunir sous le nom de Nyctérope , Nycteropus , donné à l'un d'eux par M. Rlug. Nous ne reproduirons pas ici les caractères assignés par cet auteur aux insectes qui nous occupent ; car ils sont suffisamment développés dans son mémoire 2 , et traduits dans la Revue entomo logique 3 . Nous copierons seulement la phrase diagnostique au moyen de laquelle M. Klug a distingué ces espèces. i°. Nycteropus acuminatus (pi. 2o3 , fig. i), Dolicho- derus acuminatus , Klug, Bericlit, etc., p. 175, pi. 4» f« 2. D. niger capite thoraccque punetalis , elytris striatis. Long., 7 1. 1/2 -—9 1/2. 1 Tels que les Lampyris, Diylus, Macronychus, Pachypus, etc. a Bericlit uber eine auf Madagascar, etc. Rapport sur une collec- tion d'insectes de Tordre des Coléoptères, faite à Madagascar, par M. le docteur Klug. Berlin, i833. 3 Revue entomologique, par Siibermann, t. 3, p. i32. Strasbourg »835. 4 Cl. IX, Pr,. ao3. 2°. Nycteropus ebeninus (pi. 2o3 , fig. %) t Nycteropus ebcninus , Ring, Iîericht, etc., pi. 177, f. 2. N. antennis thoracis longitudine , thoracc subquadrato , acute angulato, obsolète punctato, elytris thorace plus duplo- longioribus , obsolète punctato-striatis , glaberrimus, nigcr. Long., 1. 10 — 10 1/4. M. de Castelnau décrit sommairement six espèces nou- velles de ce genre , dans les suites à Bufïon publiées par M. Dumesnil, Insectes, t. 2, p. 202 et 2o3. Ce sont les Dolichoderus striatus, Klugii ; Nycteropus anthracinus , ru- Jîpes, resplendens et ovalis. GUÉRIN MÉNEVILLE. Paris, 10 décembre 1887. IX 2û3. Nycteropus Kky. y . N . acutmtuitu et il y a rapporté des espèces propres au Chili, qu'il a bien fait d'y réunir, mais qui n'offrent pas complètement les mêmes caractères. En effet, dans le ta- bleau qu'il donne ( page 343 ) des genres de la famille des Féroniens , il distingue les Cnémacanthes des genres sui- vants par ce caractère : jambes antérieures avancées en dehors et plus longues qu'en dedans. (Voy. notre pi. 34, fig. i et 2 b.) Mais ce caractère essentiel ne se trouve pré- cisément pas dans l'espèce figurée par Gray , comme on peut le voir à la planche 34 , fig. 5 du Règne Animal an- glais , où M. Westwood a représenté une jambe anté- rieure de l'espèce unique servant à établir le genre , jambe qui n'est pas plus avancée en dehors que celle de tous les autres Féroniens connus , comme on le verra aux fig. 2, pi. 35, figures que nous avons copiées de la planche anglaise. Cl. IX. Pl. 225 à 238. 9 Nous avons sous les yeux le Cnemacanthus obscurus de M. Brullé et une grande et belle espèce nouvelle que nous allons décrire : ces deux insectes offrent bien le pro- longement extérieur des jambes antérieures, lequel sert de caractère à M. Brullé 5 mais une troisième espèce, plus petite et provenant du Pérou , s'éloigne des précédentes par ses jambes antérieures, qui n'ont pas ce prolongement ou lobe externe, et vient par conséquent se ranger exacte- ment à côté du type de M. Gray. Nous ne pensons pasque cette légère différence soit suffisante pour motiver l'établis- sement d'un nouveau genre ; nous nous en servirons pour diviser les Cnémacanthesen deux sections, ainsi qu'il suit: ■ I. Jambes antérieures prolongées ou lobées à l'extré- mité et extérieurement. (Cnemalobus.) CNÉMACANTHE DE DESMAREST. CNEMACANTHUS DESMARESTII. Nob. (v\. 29.0.) ■ Le mâle est long de 26 et large de près de 10 millimè- tres , et la femelle est longue de 3o et large de plus de 12 millimètres. Les deux sexes sont d'un noir luisant ; mais, chez le mâle , il y a quelques reflets verts sur les bords du corselet et des élytres. La tète ( r. a) est lisse , aussi large que longue , moins large que le corselet , avec quelques petites impressions au milieu du front et une ligne trana- VOYAGE DE LA FAVORITE. verse enfoncée entre les antennes (2. c-d), qui sont moins longues que la tète et le corselet : les mandibules sont fortes , avancées , peu courbées , avec une très-faible dent à la base de la droite } elles ont en dessus des sillons lon- gitudinaux assez forts. Le labre est saillant , assez échan- cré au milieu. Les antennes sont d'un noir brunâtre, un peu plus longues que la tète , en y comprenant les mandibules ouverts. Le corselet ( 1 . a. ) est un peu plus large que long, arrondi et rebordé sur les côtés, plus étroit en ar- rière , beaucoup plus large que la tète, coupé droit en avant , un peu échancré au milieu en arrière , très-lisse et luisant avec une faible trace de sillon longitudinal au mi- lieu. Celui de la femelle ( 1. b. ) est un peu plus large et plus arrondi : sur les côtés , chez les deux sexes , il y a quelques petits points enfoncés dans la bordure latérale , vers le haut. L'écusson est grand, beaucoup plus large que long, et placé sur le col ou étranglement qui sépare le cor- selet des élytres. Celles-ci sont un peu plus larges que le corselet , un peu plus longues que larges , à épaules assez saillantes , de forme ovalaire , mais ayant les côtés un peu parallèles vers le milieu. Elles sont assez bombées , lisses, luisantes , garnies d'un rebord assez fort , avec une ligne de points enfoncés et assez serrés près de ce rebord, une autre ligne à points plus distants , un peu plus haut sur le côté , et quelques plis et rides à l'extrémité : on voit en dessus deux faibles traces de côtes très-effacées et qui ne s'aperçoivent qu'en faisant glisser le jour obliquement. Tout le dessous est d'un noir brun presque rougeâtre chez la femelle -, les deux avant-derniers segments de l'ab- domen ont une rangée de points enfoncés et placés trans- versalement vers leur milieu • le dernier a des rides ar- Cl. IX. Pl. «2-25 à 258. n borisées vers la base et quelques plis à l'extrémité. Les pattes sont d'un brun noirâtre chez le mâle , rougeâtre chez la femelle ; elles sont fortes , à cuisses renflées , avec les jambes garnies de poils fauves peu serrés. Les jambes an- térieures ( 1 b. et 2 b. ) ont leur prolongement extérieur au moins aussi long que le premier article des tarses -, ceux-ci ont les trois premiers articles plus dilatés que le quatrième dans le mâle. L'échancrure interne de ces jam- bes est très-profonde et armée de deux forts éperons, l'un en haut, l'autre près du bout de la jambe. Nous avons consacré cette grande et rare espèce à la mémoire de Desmarest , dont les naturalistes déplorent la perte récente. Il l'avait reçue de Cordova. A cette première division se rapportent les Cnemacan- thus obscur us et cjaneus de M. Bru lié. • | VOYAGE DE LA FAVORITE. II. Jambes antérieures n'étant point avancées ou lobées à leur extrémité externe. ( Cnemacanilius propre de Gray. ) CNÉMACANTHE PARALLÈLE. CJSEMJCJNTHVS PARJLLELUS. Nob. (PI. &£ \ fig. i.) Il est long de ia et large de 5 millimètres , noir, un peu terne, assez cylindrique et allongé. Sa tête (i. a) est un peu plus longue que large , plus étroite que le cor- selet , lisse , terne , avec un sillon transverse entre les antennes ( i. b) et des plis assez forts entre ce sillon et le bord antérieur. Les mandibules sont peu arquées , sans dents • le labre est un peu échancré , transversal ; les antennes sont noires, grenues j les palpes sont noirs, avec la base brune. Le corselet est un peu plus large que long, rétréci en arrière , faiblement arrondi et rebordé sur les côtés, avec quelques points dans la bordure, donnant in- sertion à de longs poils raides et blanchâtres. Il a en ar- rière et de chaque coté une très-faible fossette, et au milieu une ligne longitudinale peu enfoncée. Ses bords antérieur et postérieur sont coupés droit. L'écusson est large, court, arrondi en arrière, lisse. Les élytres sont soudées , ovalaires , parallèles au milieu , arrondies en Cl. IX. Pl. 225 à 238. i3 arrière, à angles huméraux assez saillants, mais arrondis, avec une bordure latérale ; elles ont trois ou quatre petits points enfoncés en arrière près de la bordure , et leur surface présente de faibles côtes presque effacées et que Ton n'aperçoit bien que lorsqu'on fait glisser la lumière obliquement sur elles. Le dessous est noir, un peu luisant, lisse -, les pattes sont assez fortes , noires , à cuisses ren- flées et comprimées, avec les jambes et les tarses garnis en dessous de quelques poils fauves. Les jambes antérieu- res ( i . c ) sont droites , fortement échancrées en dedans avec deux forts éperons aux deux côtés de l'échancrure. Leur extrémité est tronquée un peu obliquement , mais sans saillie notable en dehors. Le seul individu que nous connaissions est une femelle un peu mutilée; il a été pris au Pérou, près de Lima, et il fait partie de notre collection. La seconde espèce de cette division est le Cnemacanthus gibbosus. Gray, The Anim. King. Ins., 1. 1 , p. 270, pl. i5, fig. 1, et pl. 34 , fig. 5. Use trouve en Afrique. Nous avons reproduit (pl. 227, f. 2) les figures de son an- tenne (2), de son labre (2. a) et de sa patte antérieure (2. b ) , pour mieux faire sentir ses affinités. 14 VOYAGE DE LA FAVORITE. FÉRONIE (Trirammatus) DE CHAUDOIR. FERONIA {Trirammatus) CHAUDOIRIL Nob. (PI. 22? , fig. 3.) Le genre Trirammatus a été fondé par Eschscholtz dans sa collection , mais caractérisé pour la première fois par M. le baron Max. de Chaudoir, dans son tableau d'une nouvelle subdivision du genre Feronia. (Bulletin de Moscou, i83^.) Déjà, en i835, dans les Annales de la Société Ento- mologique de France (t. 4, P- 44^)? M. de Chaudoir avait décrit une espèce de Triram m atus^ son T.fulgidus. et il avait annoncé que ce genre comprenait les Pœcilus Peruvianus , Dej., et P. unistriatus d'Eschscholtz. A la suite de son tableau des Féronies , il donne la répartition des espèces dans chacun de ses genres; mais nous ne trouvons dans les Trirammatus que les P. unistriatus elfulgidus. Quant au P. Peruvianus \ l'auteur le place à la fin de son travail , avec un certain nombfe d'autres es- pèces auxquelles il n'a pu assigner exactement de place dans sa méthode , ce qui nous fait penser que cette mé- thode n'a pas encore acquis lé degré de perfection con- venable. Cl. IX. Pl. 225 à 258. i5 Notre Feronia Chaudoirii appartient à ce genre et en constitue la troisième espèce ; elle est très -voisine du Pœ- cilus uuisfrialus , mais elle est notablement plus grande, ce qui la distingue aussi du Trirammatusfulgidus, qui est plus petit que le P. unistriatus . Notre espèce a plus de dix millimètres de long et quatre millimètres de large (4 li- gnes 1/2 et 1 ligne 3/4). Tout son corps est noir luisant, mais le corselet offre quelques reflets bleus , et les élytres sont entièrement d'un beau bleu indigo. La tète est petite, aussi large que longue , avec une forte impression trans- verse en avant entre l'insertion des antennes. Celles-ci et les palpes sont fauves. Le corselet est presque aussi large que les élytres , beaucoup plus large que long , lisse et luisant , offrant de très faibles traces de rides transver- sales , ayant au milieu une faible strie longitudinale , et deux fossettes en arrière près des angles postérieurs. L'é- cusson est noir, triangulaire , lisse 5 les élytres sont allon- gées, parallèles, arrondies en arrière, de moitié plus longues que larges , très-lisses et luisantes , rebordées 5 elles ont chacune huit stries peu enfoncées, finement ponctuées , dont les trois ou quatre externes et celle qui borde la suture sont un peu plus enfoncées ; la huitième strie , celle qui longe le bord externe , offre huit ou neuf gros points enfoncés plus rapprochés et même confondus eifsemble en arrière. Le dessous est très-lisse et luisant. Les pattes sont noires avec les jambes et les tarses d'un brun un peu fauve ; les cuisses sont fortes et renflées. Cette jolie espèce a été prise à Lima , au Pérou 5 nous l'avons dédiée à M. le baron Maximilien de Chaudoir, à qui la science doit de bons travaux , surtout sur la famille des carabiques. VOYAGE DE LA FAVORITE. FÉRONIE (Platysme) ERRANTE. FERONIA (Platysma) ERRATICA. Nob (PI. 226, %. 3. ) C'est près de la Feronia cordicollis de M. Dejean qu'il faut placer cette espèce ; elle est longue de 1 1 et large de 4 millimètres , d'un noir luisant , un peu aplatie. Sa tète est plus étroite que le corselet , aussi longue que large, avec les yeux saillants et bruns. Elle a, au milieu et en avant , une petite fossette peu marquée , un sillon assez allongé et longitudinal de chaque côté depuis les yeux jusqu'au bord antérieur, et un sillon transverse en avant. Les antennes sont noires , au moins aussi longues que la tête et le corselet réunis -, les palpes sont bruns. Le corselet est cordiforme , plus étroit et un peu échancré en arrière de chaque côté, rebordé , très-lisse, avec un sillon longitudinal et deux fossettes profondes , allongées, placées en arrière ; son bord antérieur est tronqué, droit ; le postérieur est légèrement sinueux. L'écusson est lisse , triangulaire. Les élytres sont plus larges que le corselet à leur base , en ovale allongé , arrondies en arrière , lisses et luisantes : elles ont chacune neuf stries bien marquées, lisses au fond , s'anastomosant vers le bout ; la troisième strie offre , au milieu et en arrière , deux gros points en- Cl. IX. Pl. 225 à 238. 17 foncçs $ il y a une rangée de douze ou quatorze très-gros points enfoncés près du bord externe , entre les huitième et neuvième stries •, ces points se réunissent entre eux vers le milieu et en arrière } en observant les élytres avec une forte loupe, on aperçoit quelques petits points enfoncés et épars sur le sommet des côtes , mais seulement vers le mi- lieu et du côté de la base des élytres. Le dessous et les pattes sont noirs , lisses et luisants ; il y a quelques poils bruns sous les jambes et les tarses (3. a. ). Cette espèce a été prise au Chili. ' 838. 15. VOYAGE DE LA FAVORITE. STIGMODÈRE ALIÉ. STIGMODERA CONJUNCTJ. Chevrolat. (PI. 22 8,fig. i.) Ce joli bupreste , que nous possédons seul à Paris , vient d'être décrit par M. Chevrolat , à qui nous l'avons communiqué , dans un mémoire intitulé : Centurie de Buprestides. (Revue Ent., vol. V, pag. 4'x>) Il est long de 16 et large de 5 millimètres 1/2 , al- longé, parallèle, velu , d'une couleur métallique cuivrée avec les élytres vertes , le sternum du prothorax et les bords latéraux , les bords des élytres et une bande longi- tudinale sur chacune , d'un jaune un peu orangé. La tête est plus large que longue , ponctuée , tronquée et garnie en avant de poils jaunâtres très-serrés et assez longs. Les antennes ( 1. a. ) sont en scie , plus courtes que le cor- selet. Le corselet est plus large que long , plus étroit en avant , arrondi sur les côtés et un peu sinué en arrière , avec les angles postérieurs assez aigus. Il est couvert de gros points enfoncés et de poils gris-jaunâtres assez longs et assez serrés , avec un large et profond sillon longitu- dinal au milieu et une fossette profonde de chaque côté , près des angles postérieurs. Son bord antérieur est un peu avancé au milieu ; le postérieur est un peu sinueux, avancé en arrière et un peu rebordé. Ses côtés, en dessus et en Cl. IX. Pl. ii5 à 238. 19 dessous , sont d'un beau jaune ; i'écusson est de forme triangulaire , à côtés un peu arrondis ; il est cuivreux et très-lisse. Les élytres sont au moins deux fois plus lon- gues que larges, arrondies au bout , sans dentelures , d'un beau vert brillant à reflets bleus -, leur bord est sinué un peu avant le milieu : elles sont bordées de jaune depuis l'angle humerai jusqu'au bout, et elles ont près de la su- ture une bande longitudinale de la même couleur , élar- gie vers la base , et venant se réunir en arrière avec la bordure marginale. Cette bande médiane est située sur une forte côte élevée , presque droite , à sommet lisse • il y a une autre côte près du bord externe, mais dans la partie verte ; celle-ci est également lisse à son sommet , mais elle est fortement courbée en dedans près du milieu ; partant de l'angle humerai , elle va se terminer assez près de l'extrémité. Entre ces côtes il y a des points enfoncés très-gros et rangés en séries ; ceux qui avoisinent la su- ture et la forte côte jaune sont plus petits , les autres sont séparés par des côtes moins élevées. Le dessous et les pattes sont couverts de petits points enfoncés et serrés , et garnis de poils blanchâtres assez longs et couchés. Le sternum du prothorax est d'un beau jaune ; celte couleur s'élargit en avant et se termine près de la tète en forme de cœur. Ce bupreste vient du Chili et nous a été donné par M. Gay. VOYAGE DE LA FAVORITE. TAUPIN (Semiotus) A ÉLYTRES JAUNES. ELATER (Semiotus) LUTEIPENNIS. Nob. fPl. 228, fig. 2.) Cette belle espèce est longue de 26 et large de 8 mil- limètres. Tout son corps est noir, lisse et luisant, à l'excep- tion des bords du corselet, dessus et dessous, et des élytres, qui sont d'un beau jaune d'ocre. Sa tête est plus large que longue, ponctuée, avec une large impression occupant tout le front. Les antennes (2. b.)sont plus longues que la tête et le corselet , un peu en scie , d'un noir terne. Les pal- pes sont noirs, courts, avec le dernier article sécuriforme. Le corselet est plus large que la tête , un peu plus long que large , à cotés parallèles , ayant les angles antérieurs arrondis, les postérieurs prolongés en une pointe aiguë 5 son bord antérieur est un peu avancé et un peu écbancré au milieu *, sa surface est lisse , luisante et parsemée de petits points enfoncés assez distants entre eux 5 l'écusson est noir et arrondi. Les élytres sont lisses , allongées , de la largeur du corselet à leur base , un peu élargies vers le milieu , terminées en pointe et ayant au bout une pe- tite échancrure qui les fait paraître bidentées 5 elles sont lisses et luisantes, et offrent chacune neuf stries ponctuées et assez profondes. Les pattes (2. a. ) sont assez grê!es , Cl. IX. Pl. 2-25 à 238. 21 noires , sans poils. Le dernier segment de l'abdomen est terne et garni d'un fin duvet noir. Ce beau Taupin, unique dans notre collection, nous a été cédé par M. Fontaine comme venant du Chili ; nous pensons plutôt qu'il est du Pérou. TAUPIN (Alaus) ABDOMINAL. ELATER {Alaus) JBDOMINALIS. Nob. (Pl. 228, fig. 3.) Il est long de 26 et large de 7 millimètres , allongé , parallèle , noir terne et tomenteux, avec le milieu du mé- tathorax et l'abdomen rouges. La tête est plus étroite que le corselet , plus large que longue , couverte de gros points enfoncés , avec une impression large et peu pro- fonde sur le front. Les antennes sont plus longues que la tête et le corselet, un peu en scie, à articles aplatis -, les second et troisième articles sont plus courts (3. c), et le septième, dans l'antenne droite , la seule qui soit entière dans l'individu unique que nous possédons , est un peu plus large et offre au milieu du bord interne une forte échancrure (3. d.). Le corselet est de forme carrée, à peine plus large que long, un peu rebordé et presque droit sur les côtés , avec les angles postérieurs aigus , prolongés en arrière et fortement ca- rénés en dessus : toute sa surface est rugueuse et couverte 22 VOYAGE DK LA FAVORITE, de forts points enfoncés et très-rapprochés , à l'exception de deux espaces élevés et placés un de chaque côté , un peu en avant du milieu , lesquels sont lisses et luisants. Ces deux espaces lisses sont situés sur deux élévations lon- gitudinales qui produisent trois larges sillons peu pro- fonds. L'écusson est arrondi , finement ponctué , avec une petite côte longitudinale lisse en arrière. Lesélytres sont allongées, plus de deux fois plus longues que larges , pa- rallèles , fortement rebordées sur les côtés, arrondies au bout, ponctuées, couvertes d'un duvet noir très-court et très-serré 5 elles ont, près du bord externe, une côte élevée et arrondie partant de l'angle humerai, se dirigeant d'abord en dedans et parcourant ensuite la longueur de l'élytre, parallèlement à son bord externe. Chaque élytre a en outre neuf stries ponctuées. Le dessous du corselet est noir, ponctué , sans sillons pour les antennes. Le dessous du mésothûrax et du métathorax , également noir et ponctué , est presque entièrement occupé par une grande tache rouge. L'abdomen est lisse, luisant, fine- ment ponctué et entièrement d'un rouge vif (3. a.). L'anus est terminé par une pointe assez aiguë. Les pattes (3. b.) sont toutes noires. Ce bel insecte est indiqué par M. Fontaine, qui nous l'a cédé avec une grande collection, comme venant du Chili ; mais nous pensons qu'il l'a pris plutôt au Pérou. Nous l'avons rapporté au genre Alaus de Eschscholtz, parce que le plus grand nombre de ses caractères l'en rap- prochent , mais il n'a pas tout à fait le même faciès. Cl. IX. Pl. ii5 à "258. ^3 TMJPIN (Dicrépidie) VENTRAL. ELATER (Dicrepidius) FETSTRALIS. Nob. (Pl. 229, fig. 1.) Il est long de 10 et large d'un peu plus de 4 millimètres, d'un brun noirâtre dessus et dessous, à l'exception du ven- tre, qui est rougeâtre. Sa tète est de la largeur du corse- let, fortement ponctuée, avec une faible fossette en avant du front. Les antennes (t. a.) sont d'un brun tirant sur le fauve , un peu en scie , plus longues que la tête et le corselet , avec les second et troisième articles , mais sur- tout le second , beaucoup plus petits. Le corselet est à peu près aussi long que large , arrondi sur les côtés , un peu bombé , ayant les angles postérieurs aigus et prolongés en arrière ; il est fortement ponctué et couvert de poils jaunâtres assez serrés , ainsi que la tête et les élytres , ce qui donne à sa couleur noirâtre un ton verdâtre , produit par le mélange du jaune des poils. L'écusson est un peu oblong, un peu rétréci à sa base, terminé en forme de cœur, mais à pointe arrondie-, il est couvert de petits points en- foncés. Les élytres sont deux fois plus longues que larges, parallèles , de la largeur du corselet , effilées et arrondies au bout ; elles sont couvertes de points assez serrés et très-marqués , et offrent chacune neuf stries de points en- 24 VOYAGE DE LA FAVORITE. foncés plus forts et très-rapprochés entre eux. Le dessous de tout le thorax est de la couleur du dessus, à l'exception du bord postérieur du métathorax , qui est fauve, ainsi que les hanches et les tarses • les rebords des élytres et l'abdo- men sont également fauves ; les cuisses et les jambes sont noirâtres. Tout le dessous et même les pattes sont ponctués et garnis d'un duvet jaunâtre. Les second et troisième ar- ticles des tarses antérieurs et intermédiaires (t. b.) ont une palette assez allongée. Il n'y en a qu'une située au troisième article aux tarses postérieurs (i. a), ce qui pourrait autoriser à former avec cet insecte une coupe générique liant les Monocrepidiiik aux Dicrepidius, coupe que nous proposerions de désigner sous le nom d' Heterocrepidius \ Cet insecte curieux vient du Pérou, TAUPIN (JEole) A JOLIES ZONES. ELATER (M dus) CALLIZONUS. INob (VI. 2*9, fig. 2.) Ce joli Taupin est long de 6 à 8 et large de i 1/2 à 2 millimètres; il est de forme allongée, assez aplati. Sa tète est noire , finement rugueuse , couverte de poils jaunâtres assez longs , avec les yeux bruns. Les antennes et les pal- pes sont jaunes ; les antennes (2. a.) sent beaucoup plus Cl. IX, Pl. ni5 à 238. i5 longues que la tête et le corselet , filiformes, un peu ve- lues , avec les second et troisième articles courts , égaux , moins longs , réunis, que le premier ou le troisième. Le corselet est plus long que large , un peu plus étroit en avant, arrondi sur les côtés, avec les angles postérieurs très -aigus et très- prolongés en arrière. Toute sa surface est couverte de points enfoncés , de forme un peu oblon- gue ; il a des poils jaunâtres assez clair semés et offre au milieu une large tache longitudinale noire , dilatée au mi- lieu et qui touche aux deux extrémités. L'écusson est noir, allongé , à côtés presque parallèles , arrondi en arrière. Les élytres sont au moins deux fois plus longues que lar- ges , arrondies en arrière , d'un beau jaune vif, luisantes, avec neuf stries assez profondes et finement ponctuées au fond : ces élytres sont marquées de trois bandes trans- verses noires, ondées -, la première, au tiers antérieur, re- monte jusqu'à la base et entoure l'écusson , la seconde est située au tiers postérieur, et la dernière termine les élytres 5 elles sont en outre couvertes de poils jaunâtres , assez peu serrés. Le dessous est brun, plus ou moins noirâtre , avec tous les bords jaunes. Les pattes sont entièrement jaunes et peu velues. Pris à Callao , au Pérou, ^6 VOYAGE DE LA FAVORITE. TAUPIN (Cardiophore) DU PÉROU. ELATERiCardiophorus) PER UFUNUS. Nob. (PI. 229, fig. 3.) Ce Taupin est long de 8 1/2 et large de près de 3 mil- limètres , assez allongé , d'un jaune un peu fauve dessus et dessous. Sa tête est de la largeur du corselet en avant , arrondie au bord antérieur, aussi longue que large , très- finement ponctuée, un peu velue, avec les yeux grands et de couleur grise. Les antennes sont plus longues que la tète et le corselet , un peu en scie , avec le second article seul plus court que les autres. Le corselet est presque aussi long que large, rétréci en avant, arrondi sur les côtés, un peu bombé au milieu, avec les angles postérieurs assez prolongés en arrière , mais un peu arrondis au bout. Toute sa surface est lisse et luisante; mais il est couvert d'un fin duvet jaune assez serré. L'écusson est assez cor- diforme , avec une fossette au milieu. Les élytres sont à peu près deux fois plus longues que larges , rétrécies en pointe en arrière, lisses, tomenteuses, avec neuf fortes stries fortement ponctuées au fond. Le dessous est lisse, d'un fauve un peu brunâtre, tomenteux , avec les deux derniers segments abdominaux plus rougeâtres. Les pattes sont d'un jaune pâle avec les tarses de la couleur du des- sous du thorax. Des environs de Lima au Pérou. Cl. IX. Pl. 2-35 à *9£ 27 TAUPIN (Cardiophore) DE CLÉRY. Nob. ELATER (Cardiophorus) CLERYE Nob. (Pl. 229, fig. 4.) Cette petite espèce ne peut être comparée qu'à YE. equiseti de Herbst, mais elle s'en distingue d'une manière suffisante. Elle est longue de 5 et large de 1 millimè- tres , d'un brun marron plus ou moins noirâtre. Sa tête (4. a.) est petite, arrondie en avant, finement rugosule, avec des poils gris peu serrés. Les antennes et les palpes sont d'un jaune testacé un peu fauve \ les antennes (4. b.) sont à peine de la longueur de la tête et du corselet, velues, composées d'articles obconiques , faiblement dentées en scie au côté interne. Le corselet est un peu globuleux , aussi large que les élytres , rétréci en avant et en arrière, et ayant les angles postérieurs assez saillants , mais non aigus : vue à une forte loupe, sa surface supérieure paraît très-finement chagrinée -, il est couvert de petits poils gris, très-serrés et couchés. L'écusson (4- c. ) est en forme de cœur, velu. Les élytres sont allongées, terminées en pointe ; elles ont chacune neuf stries formées par des points enfoncés et oblongs , et elles sont couvertes de poils gris très-serrés et couchés , formant des stries grises au sommet des côtes. Le dessous est d'un brun plus foncé, peu velu sous la poitrine et sous le corselet, mais ayant 28 VOYAGE DE LA FAVORITE. les segments de l'abdomen couverts de duvet gris très- court et très-serré. Ses pattes sont de longueur ordinaire , avec les cuisses un peu comprimées -, elles sont entière- ment d'un jaune fauve , très-peu velues , avec les tarses (4- d. ) simples terminés par deux crochets ( 4. e. ) grêles à peine dentés à la base. Cet insecte ne parait pas rare au Pérou , nous en avons des individus pris à Lima, à Guayaquil et dans la petite ile de San-Lorenzo ; nous les devons au zèle de M. Cléry, à qui nous dédions l'espèce. TAUPIN (Cardiophore) A QUATRE TACHES. ELATER (Cardiophorus) TETRASPILOTUS. Nob. (PI. 23o, fig. 1.) Il ressemble beaucoup pour la forme et pour la taille à VE. Cleryi; comme lui, il est long de 5 et large de près de 2 millimètres, peu allongé, un peu ovalaire, noir luisant; sa tête est petite, rétrécie en avant , lisse et noire, avec des poils courts et gris*, les yeux sont d'un brun fauve ainsi que les antennes, qui ont à peine la longueur de la tête et du corselet, et dont les articles sont assez courts , un peu dentés en scie en dedans et velus. Les palpes sont de couleur fauve \ le corselet est Cl. IX. Pl. -225 à 238. 29 noir, lisse et luisant , à peu près aussi long que large , velu , assez bombé au milieu , arrondi sur les côtés , rétréci en avant et en arrière , avec les angles postérieurs peu saillants et peu pointus, un peu fauves. L'écusson est en forme de cœur, aussi long que large , brun noi- râtre terne. Les élytres sont de la largeur du corselet à leur base ; elles s'élargissent un peu ensuite et vont en s'arrondissant en arrière • elles sont noires , très-fine- ment ponctuées , avec neuf stries profondes dont les quatre premières prennent naissance assez loin du bord antérieur. Elles sont couvertes d'un duvet cendré assez serré et offrent chacune une grande tache oblongue rouge, partant de l'angle humerai et se terminant au milieu, en se dirigeant un peu vers la suture, et une autre tache de la même couleur, située au tiers postérieur, ar- rondie en dedans , mais n'atteignant pas la suture. Le dessous est noir luisant , tomenleux ; les pattes sont entiè- rement fauves. Nous avons sous les yeux une variété de cette espèce chez laquelle le corselet est d'un brun fauve et dont les taches jaunes des élytres occupent un plus grand espace, de manière à ne laisser qu'une croix noire formée par la suture et une bande transverse au delà du milieu. Cet insecte a été trouvé aux environs de Callao , au Pérou. 3û VOYAGE DE LA FAVORITE. TAUPIN (Oophore) DE SAULCY. ELJTER (Oophorus) SAULCYI. Nob. (PI. ^30, fig. 2.) Il est long de 10 et large de près de 3 millimètres , allongé , rétréci en arrière, peu convexe et noir. La tète est arrondie en avant, de la largeur du corselet, forte- ment ponctuée, velue , avec les yeux bruns ; les antennes (2. a.) sont plus longues que la tête et le corselet, filiformes, fauves avec le second article plus court que le troisième qui est presque égal aux suivants $ les palpes sont de la même couleur -, le corselet est noir , plus long que large , élargi en arrière , un peu arrondi sur les côtés , fortement ponc- tué , couvert de poils courts et jaunâtres peu serrés , avec les angles postérieurs très-aigus et très-prolongés en arrière, d'un rouge fauve dessus et dessous, couleur qui s'étend assez haut de chaque côté du corselet. L'écusson est ponctué, de forme un peu ovalaire subcarrée. Les élytres sont un peu moins larges que le corselet, plus de deux fois plus longues que larges , rétrécies et effilées en arrière, d'un noir vif et un peu luisant , fortement ponc- tuées , couvertes de poils jaunâtres assez clair-semés et courts, avec neuf fortes stries ponctuées et très-mar- quées ; elles ont à la base une tache fauve qui ne touche Cl. IX. Pl. 29.5 à 238. 5i pas tout à fait l'écusson et se prolonge un peu oblique- ment sur les côtés, une autre grande tache triangulaire de la même couleur, occupant le bord externe , un peu au delà du milieu , et enfin une petite bordure rougeâtre au bout. Le dessous est noir, fortement ponctué. Les pattes sont fauves et un peu velues. De Payta, San-Lorenzo et Callao, au Pérou. TAUPIN (Oophore) DE LAURENT. ELATER (Oophorus) LAURENTII. Nob. (Pl. 2 3o, fig. 3.) Il est long de 8 ou g et large de 3 à 3 millimètres i/4 , d'un brun marron terne et velouté dessus et dessous, avec les antennes et les pattes d'un jaune un peu fauve. Sa tête est plus large que longue , arrondie en avant, à front plat, finement chagrinée et tomenteuse. Les palpes et les antennes sont d'un jaune fauve ; celles-ci ont leurs ar- ticles obconiques, peu en scie, avec le premier très- long , arqué , le second beaucoup plus court, le troisième un peu plus grand que le second, et les suivants encore un peu plus longs et presque égaux entre eux. Le corselet est de forme carrée, un peu plus large que les élytres , assez épais, un peu aplati au milieu, arrondi sur les côtés , avec les angles postérieurs assez prolongés , aigus 3l VOYAGE DE LA FAVORITE. et surmontés d'une carène assez forte 5 il est finement chagriné , avec quelques reflets soyeux produits par le fin duvet brun-jaunâtre dont il est couvert. L'écusson est arrondi, soyeux. Les élytres sont à peine deux fois plus longues que larges , d'un brun marron avec le bout un peu fauve dans l'un de nos individus • elles sont très- finement chagrinées et couvertes de duvet comme le corselet , avec neuf stries fortement ponctuées. Le des- sous est finement chagriné et tomenteux \ les pattes sont d'un jaune un peu fauve. Nous avons reçu cette espèce de Lima, au Pérou ; nous la dédions au savant anatomiste qui a concouru avec nous à la rédaction de l'histoire naturelle du voyage de la Favorite. TAUP1N (Oophore) DE GAUDICHAUD. ELATER (Oophorus) GAUDICHAUDII. Nob. (PI. s3o, fig. 40 Il est long de 5 à 6 et large de 2 à 1 millimètres 1/4, jaunâtre , avec le milieu du corselet et la suture occupés par une bande longitudinale noirâtre , et plus ou moins large suivant les variétés. La tête est un peu plus large que longue , finement ponctuée , velue. Les antennes sont jaunes, de la longueur de la tête et du corselet, un Cl. IX. Pl. 11S à 238. 33 peu en scie et composées d'articles courts et égaux, à l'ex- ception du second, qui est plus court que les autres. Le corselet, un peu plus long que large, est finement ponc- tué et tomenteux , arrondi sur les côtés , plus étroit en avant , ayant aux angles postérieurs une forte pointe dirigée en arrière et carénée au côté externe ; son milieu est teinté de brun pâle ou de noir qui occupe presque toute sa surface , suivant les variétés ; mais les bords et les pointes postérieures sont toujours jaunes. L'écusson est petit, ovalaire, brun. Les élytres sont de la largeur du corselet, un peu arrondies sur les côtés, finement ponctuées, velues, avec neuf stries enfoncées et ponc- tuées 5 elles sont d'un jaune testacé , sans tache, dans quelques individus $ chez d'autres, !a suture offre une bande brune un peu dilatée vers le tiers postérieur, et chez quelques autres, cette bande suturale est encore plus dilatée et occupe presque toute leur surface. Le dessous et les pattes sont jaune fauve ; cependant , chez les individus où le noir domine, il est d'un jaune brun plus ou moins noirâtre. Toute la surface inférieure du thorax et de l'abdomen est couverte de petits points enfoncés. Cette espèce, que nous dédions à M. Gaudichaud, voya- geur et botaniste , a été prise aux environs de Lima au Pérou. j 1838. ni. 34 VOYAGE DE LA FAVORITE. TAUP1N (Adraste) PALE. ELATER (Jdrastus) PJLLIDUS. Nob. (PI. 2 3o, fig. 5.) Il est long de 4 ou 5 et large de i à i millimètres 1/2, étroit et effilé , peu convexe, jaune et finement velu. La tête est de la largeur du corselet , très-finement rugosule, jaune avec les côtés bruns, ou entièrement brune, suivant les variétés. Les antennes sont un peu plus lon- gues que la tête et le corselet, jaunes , filiformes , un peu velues, avec les deuxième et troisième articles égaux, un peu plus courtschacun que le quatrième, mais plus longs, réunis, plus étroits et moins velus. Les palpes sont jaunes. Le corselet est un peu plus long que large , de forme carrée, assez parallèle et peu arrondi sur les côtés, pro- longé en une pointe assez aiguë aux angles postérieurs , finement ponctué et garni de poils jaunes assez courts-, sa couleur est jaune sans taches dans quelques variétés , mais le plus souvent il a deux taches oblongues brunes , n'at- teignant pas ses extrémités, séparées au milieu par un espace étroit, droit, et un peu convexe aux côtés exté- rieurs. L'écusson est oblong, à côtés parallèles, arrondi en arrière , jaune et un peu velu. Les élytres sont plus de deux fois plus longues que larges, parallèles, très-fine- Cl. IX. Pl. 2-25 à 238. 35 ment ponctuées , velues, garnies de neuf stries assez pro- fondes et ponctuées. Dans quelques variétés, ces élytres sont sans taches-, dans d'autres, elles ont la suture assez largement bordée de brun jusqu'aux deux tiers de leur longueur-, et enfin il y a des individus qui ont cette bande suturale plus large et terminée, avant le bout de l'élytre, par une dilatation brune qui touche les bords. Le dessous et les pattes sont jaunes et finement velus. Cette espèce a été trouvée près de Callao , au Pérou $ elle est voisine de X Adrastus limbatus de Fabricius. ■ 36 VOYAGE DE LA FAVORITE. TYLOCÈRE A ANTENNES NOIRES. TYLOCERUS ATRICORNIS. Laporte, Cet insecte est remarquable par ses grandes antennes épaissies vers le bout. Il a été découvert par Eschscholtz dans File de Manille , et il avait reçu de lui le nom de Cantharis alricornis. Il forme, avec quelques autres espèces analogues , le genre Tylocère de Dalman , et c'est nous qui avons le premier signalé ce genre aux en- tomologistes de Paris , dans notre texte du Voyage autour du monde de la corvette la Coquille (Zool. t. II. part. II. I er div. pag. 77). Voici le passage en question: «Lorsque nous avons fait graver notre planche , nous n'avions pas encore pu nous procurer l'ouvrage de Dalman {Analecta JEntomologica ) 5 et ignorant qu'il avait fait un genre Tjlocerus avec un insecte de la Jamaïque analogue au nôtre , nous en avions formé notre genre Cordy- locère. Nous adoptons actuellement le nom donné par Dalman • l'espèce qu'il a décrite diffère de la nôtre d'une manière notable, tant par la couleur que pour le lieu d'ha- bitation. Nous avons vu , dans la collection de M. Gory, deux espèces indiennes appartenant à ce genre , et qui lui ont été envoyées de Londres \ l'une d'elles porte une éti- quette sur laquelle est inscrit le nomd 1 A llocoiy nus Hoppe. Cl. IX. Pl. 225 à 238. 37 Il est probable que ce naturaliste a aussi établi un genre avec ces insectes sans connaître l'ouvrage de M. Dalman.» On voit clairement par ce passage que nous avons le premier reconnu le genre Tylocère dans Dalman. Est-ce par inadvertance , ou pour s'attribuer cette dé- couverte , que M. Delaporte , dans le Buffon de Du- mesnil (Insectes, I. p. 2^5), place notre nom de Cordy- locerus en synonymie du genre Tylocère , sans dire que nous avions déjà fait nous-mêmes cette rectification • ce qui pourrait faire croire qu'il nous a corrigé et que nous ne connaissions pas le genre de Dalman. Cependant, en citant notre Tjlocerus antennatus du voyage de la Co- quille , il cite bien notre texte, pag. 77 , ce qui prouve qu'il a fait usage des bonnes feuilles que nous lui avions communiquées. Ce genre, outre l'espèce type décrite par Dalman, celle dont nous nous occupons , et celle que nous avons fait connaître dans le voyage de Duperrey , en contient actuellement deux autres provenant des Indes Orientales, ce qui fait un total de cinq espèces. M. le comte Dejean mentionne quatre de ces espèces dans son catalogue ^ mais il donne au genre un quatrième nom , celui de Xan- thestia. Voici la description abrégée de notre insecte. Tjlocerus atricornis. — Long de 1 1 et large de 4 millimètres, jaune dessus et dessous, sa tête est aplatie en avant, un peu prolongée en museau. Les yeux sont très-saillants, noirs. Les antennes sont plus longues que le corps, noires, avec la base du premier article jaune. Le corselet est de forme carrée avec les angles arrondis et les bords un peu relevés et transparents. Les élytres sont allongées, rebordées, avec deux faibles traces de cotes 38 \OYAGE DE LA FAVORITE. et les angles, huméraux très-relevés 5 leur extrémité est tachée de noir. Les pattes sont d'un jaune un peu fauve avec les genoux noirs. L'extrémité des quatre jambes an- térieures , tous les tarses et les jambes postérieures sont noirâtres. Cette espèce habite Manille; M. Dejean lui a donné le nom de Xanthestia terminata, montrant ainsi qu'un nom de collection ( car le nom de Cantharis atricor- m's, Esch., n'a pas été publié par cet auteur) ne doit point faire loi. Cl. IX. Pl. 225 à 238. 3 9 DASYTE BLEU. DASYTE CYJNEUS. Nob. Il est long de io et large de 4 millimètres, allongé, d'un beau bleu luisant , avec la base des antennes et les patles fauves. Sa tête est aplatie en avant, finement ponc- tuée , avec une petite bosse au milieu du front ; le labre est fauve. Les antennes sont un peu plus longues que la tête et le corselet un peu en scie, noirâtre, avec les quatre premiers articles fauves. Le corselet est un peu plus large que long, luisant , très-finement ponctué , rebordé, garni de longs poils noirs et raides, et ayant de chaque côté une large bordure grise produite par un duvet court et serré. L'écusson est arrondi en arrière, noir, velu. Les élytres sont d'un beau bleu , allongées , fortement rebordées , couvertes de gros points enfoncés très-serrés , ce qui les fait paraître rugueuses , garnies à l'entour de longs poils noirs et raides. Le dessous est d'un noir bleu , garni d'un duvet jaunâtre assez serré 5 les pattes sont de grandeur moyenne, fauves et couvertes de poils jaunâtres. Cette jolie espèce a été prise au Chili. 40 VOYAGE DE LA FAVORITE. Genre ÉPICLINE. EPICLINES, Chevrolat. (PI. a3i , fig, i.) Ce genre , dont nous avons publié les caractères dans notre Iconographie du règne animal (texte, Insect., p.49), est ainsi caractérisé par M. Chevrolat : labre transver- sal, un peu échancré en avant : mandibules arquées , ter- minées en pointe ; mâchoires terminées par un lobe très- allongé, cilié, arrondi au bout ; palpes maxillaires filifor- mes , avec le dernier article le plus long , cylindrique 5 lèvre inférieure assez élargie , ciliée ; palpes labiaux ter- minés par un grand article fortement sécuriforme 5 an- tennes de onze articles , le premier un peu plus épais , le second le plus court de tous , les suivants plus longs , cy- lindriques et Un peu obconiques, égaux en longueur jus- qu'au neuvième , qui est beaucoup plus épais , un peu plus long , ainsi que les dixième et onzième -, ce dernier est encore un peu plus long, arrondi au bout ; tarses allon- gés , ayant quatre lamelles en dessous \ corps allongé , étroit. Cl. IX. Pl. 2î5 à î38. 4i ÉPICLINE DE GAY. EPICLINES GAYI. Chevr. (Pl. a3i, fig. ..) Cet insecte est long de 7 et large de 2 millimètres 1 \i ; il est noir, couvert de forts points très-rapprochés et de poils noirs assez longs. La base du corselet et l'extrémité de la suture des élytres ont des poils plus courts et plus serrés , de couleur grise. Les élytres ont quatre petites lignes non réunies , transverses , obliques , d'un blanc jaunâtre, disposées en X \ les deux antérieures sont si- tuées près de la base , et les inférieures placées vers le milieu. Les antennes sont ferrugineuses , avec les trois derniers articles plus pâles. Cet insecte a été trouvé au Chili -, il est unique dans la collection de M. Chevrolat. 4'^ VOYAGE DE LA FAVORITE. Genre CRYPTORHOPALE. CRYPTORHOPJLUM. Nob. (PI. 23 1, fig. 2. 3.) Nous avons fondé ce genre , voisin des Anthrènes , dans notre Iconographie du règne animal ( texte , In- sectes , page 67). Voici les caractères que nous lui assi- gnons : corps arrondi , épais ; tête enfoncée dans le corselet ; antennes terminées par une grosse massue ova- laire , aplatie en avant, de deux articles égaux , se logeant dans des cavités courtes , pratiquées sous les angles anté- rieurs du corselet 5 premier et second articles gros , glo- buleux , égaux • les six suivants beaucoup plus étroits , très-courts , transverses , peu distincts entre eux ; le neu- vième un peu plus large et les deux derniers formant seuls la massue y pattes contractiles, aplaties. Ce genre se distingue assez par ses antennes pour qu'il soit inutile de faire ressortir ses différences ; il diffère ce- pendant encore des Anthrènes par un autre caractère : c'est qu'au lieu d'avoir le corps couvert de petites écail- les , ce qui caractérise toutes les Anthrènes proprement dites , il n'a que des poils courts et couchés. Cl. IX. Pl. -2-25 à -208. 43 CRYPTORHOPALE A QUATRE POINTS. CRYPTORHOPJLUM QUADRIPUNCTA- TUM. Nob. (Pl. s3i , %. 2.) Long de 3 à 4 et large de 2 à 2 millimètres iji , noir, finement ponctué , couvert d'un duvet très-serré noir, à l'exception des côtés du corselet, de lécusson et de quatre gros points ronds, placés, deux au delà du milieu et deux à l'extrémité des élytres , qui sont formés de poils ferru- gineux 5 côtés du thorax et abdomen , en dessous, garnis de poils ferrugineux peu serrés ; antennes et pattes bru- nes. — De Callao. 44 VOYAGE DE LA FAVORITE. CRYPTORHOPALE DE CLÉRY. CRYPTORHOPJLUM CLERYL Nob. (PI. 23i, fig. 3.) Long de près de trois et large de deux millimètres ; noir, très-finement ponctué , couvert de poils courts ser- rés et couchés*, ceux de la tête et du corselet jaunâtres 5 élytres à poils noirs, ayant trois bandes transverses for- mées de poils jaunâtres ; dessous garni de poils jaunâtres peu serrés \ antennes et pattes ferrugineuses. — De Callao. Nous le dédions à M. Cléry, officier de la marine royale , au zèle éclairé duquel la science doit un grand nombre de découvertes intéressantes. Il y a , dans la collection de M. Chevrolat , deux au- tres espèces du même genre qui viennent du Brésil -, elles sont encore inédites. Cl. IX. Pl. ii5 à 258. 45 Genre PSAMMOTRUPE. PSAMMOTRUPES. Nob. Nous avons indiqué ce genre dans notre Iconogra- phie du Règne Animal (texte v Insectes , page 74 )* H est très-voisin des Pachysomes , mais il s'en distingue surtout par la massue de ses antennes et par ses tarses, qui n'ont point de crochets au dernier article ; voici les caractères que nous lui assignons : Corps court et large , avec les élytres à peine plus lon- gues que le corselet, ovales, transverses j antennes de neuf articles , le premier allongé , formant la moitié de leur longueur* le second très-petit, les deux suivants cha- cun plus de deux fois plus longs que le second , presque égaux 5 les cinquième et sixième, courts, transverses, égalant à eux deux le précédent -, les trois derniers formant une massue allongée, et à feuillets égaux en épaisseur, au moins aussi longs que les cinq articles précédents ; mé- diosternum allongé longitudinalement , avec les hanches des pattes intermédiaires portées fort en arrière , de ma- nière à ce que ces pattes s'insèrent très -près des posté- rieures , qui sont elles-mêmes très-reculées 5 pattes anté- rieures sans tarses , les intermédiaires et postérieures ayant des tarses assez allongés, fortement ciliés des deux 46 VOYAGE DE LA FAVORITE. côtés , et dont le dernier article n'a pas de crochets ter- minaux. Des cils très-allongés et dirigés en avant , de chaque côté du corselet. PSAMMOTRUPE A FRONT DENTÉ. PSAMMOTRUPES DENTJFRONS. Nob. Il est long de 18 à 23 et large au corselet de 14 à 17 millimètres ; noir assez luisant ; tête finement ponctuée , deux fois plus large que longue, terminée en avant par deux cornes placées au milieu du chaperon , dirigées en avant , un peu divergentes et relevées vers leur extrémité, d'une longueur égale aux deux tiers de celle de la tète ; côté du chaperon , en avant , offrant trois petites dents • corselet transversal , plus de deux fois plus large que long, arrondi et cilié sur les côtés , tronqué droit en avant, avec une petite échancrure au milieu pour l'insertion de la tète, anguleusement échancré en arrière, finement ponctué, avec une impression longitudinale au milieu , partant de l'angle intermédiaire postérieur et n'atteignant pas le bord antérieur ; élytres en ovale transverse , plus larges que longues, à angles huméraux arrondis, situés en arrière de la base, à bord externe un peu rebordé , embrassant l'abdomen sur les côtés , avec de fines stries ponctuées , un peu effacées en arrière ; pattes grandes 5 Cl. IX. Pr.. 11S à 238. 47 les jambes antérieures armées du côté externe de quatre dents arrondies , ciliées au bord interne ; les quatre sui- vantes minces , point élargies vers l'extrémité , ciliées , quadrangulaires, avec la saillie anguleuse externe fine- ment dentée en scie 5 tarses aplatis de cinq articles allant en diminuant de longueur, fortement garnis de poils fau- ves de chaque côté , sans crochets au bout. Nous possédons un individu qui nous semble être une femelle , chez lequel les deux cornes antérieures du cha- peron sont plus courtes, qui a le corselet un peu moins large et les pattes moins longues', avec de fines stries de points sur les élytres , séparées par de très-faibles éléva- tions qui ont l'apparence de côtes effacées. C'est peut- être une variété ou même une autre espèce. Cet insecte se trouve dans les déserts sablonneux de l'extrémité de l'Amérique méridionale, dans le Tucuman, d'où il a été rapporté par M. Lacordaire , et en Patagonie , où M. d'Orbigny l'a observé. On nous a assuré que nos deux insectes ne sont autre chose que YEucranium arach- noïdes du catalogue de M. le comte Dejean. Voulant vérifier ce fait , nous nous sommes présenté plusieurs fois chez ce général sans le rencontrer, et ayant appris enfin qu'il était en voyage pour plusieurs mois , nous n'avons pu retarder l'impression du présent ouvrage pour l'at- tendre, et nous avons passé outre, ne pouvant acqué- rir la preuve de l'identité de notre genre avec le sien. Du reste , si nous n'habitions pas Paris , il nous serait impos- sible de connaître ces genres , et nous ne pourrions pas plus les adopter, malgré l'envie que nous en aurions. Il est probable que cet insecte se rapporte aussi à la deuxième division des Pachysoma, établie dans le Buffon 48 VOYAGE DE LA FAVORITE. de Dumesnil , Insectes , II , p. 68 ; mais la description donnée par M. de Castelnau est si vague que nous n'en sommes pas sûr, d'autant plus qu'il donne le Chili pour habitation à son espèce. Ne pouvant voir l'insecte dont s'est servi M. de Castelnau , nous avons été obligé de consi- dérer le nôtre comme différent. GÉOTRUPE A DENTS LATÉRALES. GEOTRUPES LATERIDENS. Nob. Cette espèce a beaucoup de rapports avec le Geotmpes typhœus de notre pays , mais elle s'en distingue parce que les cornes de son corselet sont situées au bord anté- rieur, très-bas et tout à fait sur les cotés de la tête. Cet insecte est long de 17 et large de 10 millimètres, noir luisant • la tête a un petit tubercule au milieu du front , avec les bords du chaperon un peu relevés en carène, se prolongeant de chaque côté et au-dessus des yeux ; le cor- selet est large , rugueux : il a , au milieu du bord anté- rieur, un petit tubercule assez saillant, et de chaque côté une corne avancée , courbée du côté de la tête, dont l'ex- trémité atteint au-dessus des yeux , à la hauteur du tu- bercule de la tète , ces deux cornes ont , au côté externe, une petite carène assez tranchante : elles semblent em- brasser la tête 5 Técusson est arrondi , lisse ; les élytres sont lisses, avec d'assez profonds sillons; les jambes an- Cl, IX. Pl. 225 à 238. 4 9 térieures sont armées au côté externe de six ou sept dents arrondies, plus fortes à l'extrémité. Ce Géotrupe a été trouvé au Chili. ATHYRÉE RECTICORNE. ATHYREUS RECTICORNIS. Nob. (Pl. 232, fig. I.) Il est long de 19 et large de 10 millimètres , d'un brun rougeâtre , avec les élytres plus foncées 5 la tête est avancée et allongée , avec le chaperon terminé en avant par une corne dressée, un peu dirigée en avant, moins longue que la tête-, il y a un petit tubercule de chaque côté en avant des yeux •, le corselet est lisse et luisant , un peu ponctué, coupé brusquement et verticalement en avant, avec une petite fossette au milieu et vers le haut de la coupure , en avant de laquelle on voit une forte corne droite, dirigée en haut , et dont l'extrémité dépasse à peine le sommet du corselet ; les élytres sont lisses et luisantes , avec des stries assez enfoncées et ponctuées; le dessous, les antennes et les pattes sont jaunâtres , velues (mâle) ; il y a cinq dents aux pattes antérieures. De la rivière des Cygnes à la Nouvelle- Hollande. 1838. 17. ÔO VOYAGE DE LA FAVORITE, BOLBOCERE DE RE1CHE. BOLBOCERJS REICHIL Nob. Cette grande espèce est longue de 22 et large de i4 mil- limètres , d'un jaune fauve très-luisant ; sa tête est fine- ment rugueuse 5 le chaperon est court, un peu échancré en avant avec une grande corne sur le front, à la base extérieure de laquelle il y a une petite carène transverse ; cette corne est dirigée en haut , presque droite , un peu renflée au milieu et un peu courbée en arrière , dépas- sant assez notablement la' hauteur du corselet 5 le corselet est lisse , un peu plus large que les élytres , rebordé , rugueux de chaque côté , avec une impression placée près des angles postérieurs ; il y a , en avant et au milieu , une forte excavation longitudinale, et de chaque côté, au milieu de sa hauteur, et aux limites de cette excavation, une forte dent un peu courbée en haut au bout ; les élylres sont très-lisses, avec des stries fines et ponctuées ; la su- ture et les contours sont bordés d'un très-fin liseré noi- râtre ; le dessous du corps , les antennes et les pattes sont d'un jaune plus pâle ; les pattes ont les genoux et l'extré- mité des dents noirâtres 5 les antérieures sont armées de cinq dents petites à là base, et devenant très -fortes à l'extrémité (mâle). De la rivière des Cygnes, à la Nou- velle-Hollande. Nous dédions cette belle espèce à M. Rei- Cl. IX. Pl. 225 à 238. 5i che , qui la possède seul à Paris , et nous profitons de cette occasion pour le remercier de l'obligeance avec la- quelle il nous a communiqué sa riche collection pour nos divers travaux. I BOLBOCERE FRONTAL. BOLBOCERAS FRONT JLIS. Nob, Il est long de 22 et large de i3 millimètres, d'un brun rougeâtre foncé. La tête est rugueuse , avec le chaperon transversal, très-faiblement sinué en avant 5 le front a une carène transversale un peu élevée , quadridentée ; les dents latérales un peu plus fortes que les intermédiaires, qui sont plus arrondies , et une impression arrondie der- rière cette carène ; le corselet est arrondi , rugueux sur les côtés et en avant , lisse au sommet , ayant au milieu une petite dépression transversale , en avant de laquelle on voit une petite élévation transverse et un peu échancrée au milieu -, les élytres sont assez fortement striées , à stries ponctuées avec les intervalles lisses -, le dessous , les pattes et les antennes sont d'une couleur rougeâtre plus pâle , à poils jaunes assez serrés (femelle). — De la rivière des Cygnes, unique dans la collection de M. Reiche. Cette espèce est assez voisine du Bolboccras Australasiœ de Kirby (Descr. of Ins. New-Holl. , Trans. Lin. Soc, tom. 12, p. 462 , pl. 23 , fig. 5) 5 mais elle est bien plus grande, et la crête de sa tête l'en sépare suffisamment. VOYAGE DE LA FAVORITE. Genre ORYCTOMORPHE. ORYCTOMORPHUS. Nob. Nous avons établi ce genre dans le Voyage autour du monde du capitaine Duperrey, pour un insecte voisin des Oryctés ( Zool., t. 2 , part. 2 , I er div., p. 79, pi. 3, fig. 3). En voici deux autres espèces. ORYCTOMORPHE VARIE. ORYCTOMORPHUS VARIEGATUS. Nob. Il est long de 18 et large de 10 millimètres, d'un noir luisant -, les antennes ont la massue très-grande, noirâtre -, la tête a son chaperon rétréci en avant , bilobé et un peu relevé, avec une très-petite corne ou tubercule sur le ver- tex ; le corselet est transversal, finement ponctué, un peu excavé au milieu, avec une grande tache rouge de chaque côté • les élytres sont lisses , très-faiblement ponctuées , avec une grande tache près de l'écusson , une ligne obli- que vers le milieu, envoyant un rameau en arrière, d'un jaune d'ocre \ les pattes et le dessous sont noirs ; le Cl. IX. Pl. ii5 à 238. 53 bord postérieur de l'avant-dernier segment abdominal est d'un beau jaune. — Du Pérou. ORYCTOMORPHE A CORSELET TACHÉ. ORYCTOMORPHTJS MJCULICOLLIS. Nob. Il est long de 1 5 et large de 8 millimètres. La tête est noire , rugueuse; la massue des antennes est grande, plus longue que la tige; le cbaperon est rétréci en avant, un peu relevé, arrondi avec un petit tubercule sur le vertex ; le corselet est couvert de gros points enfoncés , d'un jaune d'ocre, avec les bords, quatre grandes taches en avant et un peu au delà du milieu , et deux grandes taches confondues avec le bord postérieur, noires; l'é- cusson est triangulaire arrondi , noir avec le milieu jaune ; les élytres sont jaunes , ayant des côtes un peu élevées et de très -gros points enfoncés entre ces côtes-, elles ont chacune une tache noirâtre et longitudinale , placée au milieu et n'atteignant pas les extrémités; le dessous et les pattes sont noirs ; les cuisses sont aplaties ; elles ont toutes une grande tache allongée jaune au côté antérieur. — Il habite le Pérou, près de Lima. 54 VOYAGE DE LA FAVORITE. CALLICNEMIS REMARQUABLE. CALLICNEMIS EX1MIUS. Nob. (PL 23 2) fig. 2.) Cet insecte curieux pourrait bien appartenir au sous- genre Temnorhynchus de M. Hope. Mais iL nous semble devoir prendre place dans le genre Callicjiemis fondé par M. Delaporte, dans notre Magasin de Zoologie , i83'2 , cl. ix, pi. y3. Il est long de 20 et large de 10 millimètres , d'un jaune roussâtre 5 sa tête est de forme carrée , brusquement tronquée en avant, avec cette troncature prolongée ver- ticalement en une petite corne de la longueur de la tète , et ayant de chaque côté une dent assez aiguë 5 au bas de cette partie antérieure aplatie , on voit le chaperon qui est étroit et un peu bilobé 5 la partie antérieure du front offre en outre deux petites fossettes latérales ; le corselet est un peu plus large que long , presque carré , rugueux, avec une grande excavation transversale en avant, sur- montée au milieu d'une protubérance dirigée en avant et brusquement tronquée au bout ; derrière cette saillie on voit une carène élevée , qui part des bords de la cavité antérieure et va former au milieu un angle dirigé en arrière 5 les élytres sont lisses, luisantes, avec un fort sillon de chaque côté de la suture , de gros points enfoncés Cl. IX. Pl. 225 à 238. 55 et presque rangés en lignes , et quelques faibles traces de côtes effacées j les jambes antérieures ont trois fortes dents au côté externe , les intermédiaires sont fortement dila- tées à l'extrémité, brusquement tronquées, avec deux forts éperons aplatis et des rangées d'épines sur le côté extérieur et au bord de la partie tronquée ; les tarses an- térieurs sont grêles , les autres aplatis , avec le premier article très-dilaté au côté externe- le dessous est pâle et velu. Il y a une forte épine droite, placée à la base du sternum du prothorax , comme dans le Callicnemis La- treillii (mâle). La femelle diffère parce que la troncature antérieure de la tête n'est pas prolongée supérieurement en corne ; elle est seulement un peu avancée et légèrement échan- crée ; le corselet est simplement arrondi et rugueux ; du reste , tous les autres caractères sont les mêmes que chez le mâle. Ce curieux insecte vient de la côte de Coromandel. RUTÈLE TRICOLORE. RUTELA TRICOLOR. Nob. Nous donnons ce nom à cette belle espèce', parce qu'elle est noire , avec des taches jaunes sur la tête', sur les côtés du corselet , à l'écusson , aux pattes et au-des- sous du corps , tandis qu'il y a du rouge ferrugineux sur 56 VOYAGE DE LA FAVORITE. le milieu du corselet et des élytres. Elle est longue de 20 et large de 1 1 millimètres ; sa tête est avancée , rétrécie et échancrée en avant, rebordée, finement ponctuée, noire , avec une petite bande longitudinale jaune pla- cée au milieu et interrompue sur le vertex. Les mandi- bules, les palpes et les antennes sont noirs. Le corselet est bombé, d'un noir très-luisant, lisse, très-finement ponc- tué , vu à la loupe. Ses côtés sont arrondis , largement bordés de jaune avec un gros point noir au milieu de chaque bordure. Le dos offre trois taches d'un fauve fer- rugineux, deux à la base et une au milieu , vers le bord antérieur. L'écusson est grand, triangulaire, lisse, d'un beau jaune bordé de noir sur les côtés. Les élytres sont noires , luisantes , très-finement ponctuées , vues à la loupe , avec une très-grande tache d'un jaune fauve ferru- gineux occupant toute leur surface supérieure, mais ne touchant ni à la suture ni aux bords 5 cette tache est un peu dilatée au côté externe. Les élytres ne recouvrent pas entièrement l'abdomen , qui est noir en dessus et offre deux taches jaunes obliques. Le dessous est noir luisant; la base des cuisses antérieures, le sternum du prothorax, celui du mésolhorax , le bord supérieur des cuisses inter- médiaires, le bord supérieur et inférieur des postérieu- res, et les côtés des segments de l'abdomen, sont tachés de jaune. Cet insecte a été pris à Guayaquil, sur la côte du Pérou. Cl. IX. Pl. ii5 à 2 38. Genre AULACOPALPE. AULACOPALPUS. Nob, Ce nouveau genre vient se placer près des Amblyte- rus de Mae-Leay. Il offre des palpes maxillaires analo- gues, ayant aussi le dernier article plus grand que les précédents; mais cet article est refendu au côté externe, ce qui fournit le nom du genre que nous établissons. Corps ovalaire , peu bombé ; chaperon arrondi , cou- vrant entièrement le labre-, antennes de dix articles, le premier allongé, plus épais au bout , fortement cilié; le second court, globuleux et aussi épais que l'extrémité du premier ; les suivants plus étroits , cylindriques , assez al- longés, diminuant de longueur jusqu'aux sixième et sep- tième, qui sont les plus courts, transverses : les trois der- niers forment une massue allongée , ovalaire , aussi lon- gue que les six articles qui précèdent ; palpes maxillaires aussi longs que les antennes , ayant le dernier article plus long que les précédents réunis, plus épais , ovoïde allongé, pointu au bout , et offrant au côté externe une fente lon- gitudinale très-profonde ; palpes labiaux très-petits , ster- num sans pointe; crochets des tarses simples, inégaux. 58 VOYAGE DE LA FAVORITE. AULACOPALPE VERT. JULJCOPJLPUS FIRIDIS. Nob. Long de 14 et large de 8 millimètres. Il est d'un vert glauque et luisant -, sa tête est rugueuse , fauve en avant , avec le chaperon rebordé. Les antennes et les palpes sont d'un fauve plus foncé ; le corselet est ponctué, garni an- térieurement de longs poils fauves dirigés en arrière ; les éiytres sont ponctuées, avec des sillons longitudinaux bien marqués et ponctués ; le dessous du corps et les pattes sont d'un jaune à reflets verdâtres, couvert de duvet jaune assez long et très-serré ; les jambes antérieures sont ar- mées de trois dents noires au bout. De Lima , au Pérou. Cl. IX. Pl. 2-25 à 238. 59 Genre ANOPLOSTERNE. JNOPLOSTERNUS. Nob. Ce nouveau genre vient se placer près des Anoplo- gnathes, dont il diffère surtout par le sternum du mé- sothorax , qui n'a aucune pointe entre les pattes intermé- diaires , et par sa lèvre inférieure , qui est garnie en des- sous d'une brosse serrée, formée de soies courtes et égales en longueur, comme dans les Géniales. Le chaperon est arrondi, fortement rebordé. Le labre est dirigé en ar- rière et vient toucher à l'extrémité de la lèvre , comme dans les Anoplognathes. Les palpes maxillaires sont aussi longs que la mâchoire , à premier article petit , en cône renversé \ second, deux fois plus long, cylindrique 5 troi- sième, de la grandeur du premier, obconîque, et le der- nier presque aussi long que les précédents réunis , plus épais, ovoïde, un peu aplati et un peu concave en dehors. Les mâchoires sont terminées par un lobe corné, courbé en dedans , un peu creusé en dessous, avec deux ou trois petites dents au sommet ; elles ont , au côté externe , une profonde excavation longitudinale. Les mandibules sont élargies , épaisses , fortes , avec le bout crochu. Les an- tennes ont dix articles : le premier est assez allongé , for- tement dilaté à l'extrémité ; les quatre suivants sont pres- que égaux, plus longs que larges, cylindriques et un peu 60 VOYAGE DE LA FAVORITE. plus épais au sommet ; le sixième est encore aussi long , mais très-dilaté à son sommet ; le septième est beaucoup plus court , transverse , de la largeur du précédent , et les trois derniers forment une massue aplatie, ovoïde, assez allongée, mais moins longue que les six articles qui la précèdent. La lèvre inférieure est élargie, comme celle des Anoplognathes , avec de très-petits palpes placés aux angles latéraux •, elle a, en dessous et à sa base , une large brosse arrondie , formée de poils raides, très-serrés, tous coupés à la même hauteur. Le sternum est inerme. ANOPLOSTERNE OPALIN. JNOPLOSTERNUS OPALINUS. Nob. Long de 27 et large de if\ millimètres. Le dessus est d'un vert pâle à reflets bleuâtres , rougeâtres et blanchâ- tres , comme s'il était recouvert d'une couche transpa- rente de lait. La tète est ponctuée, avec le chaperon large, arrondi, nettement séparé par une suture transverse, for- tement rebordé en avant. Le corselet est en carré trans- verse, rétréci en avant à partir du milieu, finement ponctué comme la tête , avec un sillon longitudinal au mi- lieu. L'écusson est triangulaire, ponctué sur les côtes. Les élytres sont allongées , lisses , luisantes , couvertes de points enfoncés plus forts que ceux du corselet, dont quel- ques-uns sont rangés en séries , et présentent ainsi quel- Cl. IX. Pl. ii5 à s38. 6i ques lignes longitudinales peu marquées. Le dessous et les pattes sont d'un vert plus vif, moins lacté , garni de duvet gris, avec le bord postérieur de i'avant-dernier seg- ment abdominal d'un noir luisant. Les tarses sont grands, ayant le dernier article fort , presque aussi long que les précédents , armé de deux forts crochets un peu inégaux ; les articles de la base sont garnis en dessous de cils fauves assez longs et assez serrés. Les jambes antérieures sont ter- minées par une dent assez forte , courbée en dehors et précédée de deux faibles traces de dents externes. Ce bel insecte est unique dans la collection de M. Rei- che ; il a été trouvé près de la rivière des Cygnes , à la Nouvelle - Hollande ; il est surtout fort remarquable par la brosse de son menton. M. Gory en possède aussi un individu. BRACHYSTERNE FULVIPÈDE. BRACHYSTERNUS FULVIPES. Nob. Nous avons établi ce genre dans l'Entomologie du Voyage de la Coquille, p. 8r. Le type est notre Brachj s tennis prasinus y auquel M. le comte Dejean a donné le nom générique de Epichloris dans son catalogue. Notre Brachj s tennis fulvipes est long de 19 et large de 10 millimètres. D'un beau vert luisant et vif, sa tête est assez large , rugueuse, avec le chaperon arrondi et re- 6l VOYAGE DE LA FAVORITE. bordé en avant, ayant le bord antérieur rougeâtre ; les palpes et les antennes sont rougeâtres, la massue de celles- ci est presque noire ; le corselet est un peu plus large que long , couvert de poinls très-serrés sur les côtés et en avant , moins serrés sur le milieu ; Técusson est triangu- laire , couvert de poils jaunes 5 les élytres sont ovalaires , un peu élargies en arrière , très-lisses et luisantes , avec des lignes longitudinales de points peu enfoncés et peu serrés , entre lesquelles on voit quelques autres points assez distants ; le dessous du corps et les pattes sont rou- geâtres , à reflets verts et garnis de duvet jaunâtre. Du Pérou. SCHYZOGNATHE VERT. SCHYZOGNJTHUS PRJSINUS. Nob. Le genre Schjzognathus de Rirby est très-voisin de celui qui précède, et surtout des Anoplogiiathus ; mais il a les mâchoires terminées par un fort lobe corné et re- fendu en plusieurs dents arrondies et profondes ; son sternum est avancé en pointe comme dans ce dernier genre. Notre Schyzognalhus prasinus est long de 22 et large de 11 millimètres, d'un beau vert clair 5 ses antennes sont fauves -, les bords du chaperon , du corselet et des élytres, la suture et les tarses sont d'un fauve clair; la Cete et le corselet sont lisses , luisants , finement ponctués ; Cl. IX. Pl. 29.5 à 9.38. 63 les élytres sont des stries longitudinales ponctuées ; les pattes sont vertes ; le dessous est fauve et vert , garni de duvet. De la Nouvelle -Hollande. Le Schy zognathus Mac-Leayi et une autre espèce que nous avons disséqués, nous ont offert des mâchoires terminées par un lobe beaucoup moins épais, point re- fendu , mais avec quelques petites dents. HANNETON (Oplosterne) DE LA CHINE. MELOLONTHA (Oplosternus) CHINE NSIS. Nob. (Pl. 232 , fig. 3.) Cette espèce curieuse vient se placer près du Hanneton vulgaire ; elle nous a été rapportée de Macao par M. Planel. Cet insecte , avec les antennes , la bouche , la forme du corps, et tous les caractères du Melolontha vulgaris , s'en distingue par une forte pointe sternale partant du milieu antérieur du mésothorax, et s'avançant jusqu'à l'in- sertion des pattes antérieures. On pourrait en faire un genre particulier, que nous proposons de nommer Oplo- sterne , Oploslernus. Le Melolontha (Oploslernus) Chinensis est long de 34 et large de 16 millimètres ; d'un brun noir, plus foncé 64 VOYAGE DE LA FAVORITE. en dessous ; ses élytres sont d'un jaune foncé , entièrement couvertes d'un fin duvet blanchâtre et très-serré. Si l'on se bornait à donner cette description sommaire , il serait difficile de distinguer cette espèce de quelques variétés du M. vulgaris ; aussi allons-nous en donner une description comparative quoique abrégée. Le corps de notre M, chinensis est plus aplati que celui du M. vulgaris , et moins cylindrique \ sa tête est un peu plus large, avec le chaperon très-faiblement échan- cré en avant. Les antennes sont noirâtres -, celles du mâle sont parfaitement semblables à celles du même sexe du M, vulgaris; il en est de même pour la femelle. Les par- ties de la bouche que nous avons disséquées sont égale- ment semblables pour la forme. Le corselet est bien plus large que long, simplement arrondi sur les côtés. Les élytres ont les côtes longitudinales moins bien marquées; le dernier segment de l'abdomen du mâle , quoique pen- ché, comme dans \eM. vulgaris, et terminé en pointe saillante , n'a pas cette pointe si allongée -, elle est beau- coup plus courte chez la femelle. Le dessous et les pattes sont noirs , garnis de poils blanchâtres plus serrés et plus longs sur le sternum *, la pointe slernale est droite , diri- gée en avant, arrondie au bout ; les tarses sont allongés, terminés par deux crochets simples. De la Chine. Cl. IX. Pl. ii5 à 238. 65 EUPHOLE DE TUPINIER. EUPHOLUS TUPINIERII. Nob. (PL 233, fig. i.) Nous avons établi ce genre dans l'Entomologie du Voyage de la Coquille pour quatre magnifiques Cha- rançons de la Nouvelle-Guinée et des Moluques. En voici une cinquième espèce , non moins belle , provenant de la Nouvelle-Guinée , et qui diffère des autres d'une manière si notable qu'il est inutile d'établir une compa- raison entre elles. Nous dirons seulement que notre Euphole de Tupinier est voisin de Y E. Schœnherru. Il est long de 22 à 24 millim., et large de 8 à 9. Tout son corps est d'un beau vert très-brillant et comme piqueté de points métalliques -, les élytres sont garnies de points enfoncés, rangés en séries longitudinales • elles ont labase et trois larges bandes transversales d'un noir vif-, la der- nière bande est interrompue au milieu. Les yeux, le sillon médian de la tète et la massue des antennes sont noirs. Les genoux sont d'un beau bleu tournant au violet : le dessous des tarses est garni de duvet jaunâtre ; les segments de l'abdomen sont bordés de noir à leur base. Nous avons déjà dédié trois des plus belles espèces de ce magnifique genre de Curculionites à Cuvier, Geoffroy- Sain t-Hilaire et Schœnherr, savants qui ont tant reculé les limites de la science. Il est juste que nous con- sacrions celle-ci à M. le baron Tupinier, qui lui a rendu 1838. 18. 66 VOYAGE DE LA FAVORITE. des services non moins signalés en encourageant les voya- ges d'explorations , et en employant le pouvoir que sa haute position lui donne pour faire faire au départe- ment de la Marine ces belles publications, si utiles à la science et si honorables pour les marins instruits qui en procurèrent les matériaux. STÉNOPTÈRE MOLORCHOIDE. STENOPTERUS MOLORCHOIDES. INob. (PI. 233, fig. 2.) Cette espèce est très-intéressante par la brièveté de ses élytres, beaucoup plus courtes et plus rétrécies au bout que chez les vrais Sténoplères; elle semble établir le passage entre ces insectes et les Molorchus , et c'est cette considé- ration qui a motivé le nom que nous lui assignons. Son corps est long de 20 millimètres et large de 5, d'un noir à reflets un peu bleuâtres; sa tête et son cor- selet sont finement chagrinés , velus. Ce corselet a quel- ques petits tubercules saillants. Les antennes sont à peu près de la longueur du corps , à peine un peu plus épaisses vers le bout ; leur premier article seul est jaune. Les élytres sont de moitié moins longues que l'abdomen, larges et gibbeuses aux épaules , brusquement atténuées au premier tiers de leur longueur, linéaires, diver- gentes et un peu dilatées en cuillère au bout. Leur base, ou presque toute la partie large, est d'un beau jaune Cl. IX. Pl. ii5 à 238. 67 d'ocre. Les ailes sont couchées sur l'abdomen , d'un brun roussâtre à reflets bleus et violets. Les pattes sont de grandeur moyenne ; les cuisses sont jaunes, à l'exception de la base. Les jambes sont comprimées , noires, avec la moitié antérieure jaune. Les tarses sont noirs avec le dessous garni de duvet grisâtre. — Du Chili. HISPE GENTILLE. HISPJ PULCHELLA. Guérin. (Pl. 233 , fig. 3. ) • Cette espèce a été décrite dans le Voyage autour du Monde de la corvette la Coquille ( Zool., t. II, part. 2, i re div., p. .; 1 4 ;i ) ? mais elle n'avait jamais été figurée. Elle est longue de 10 millimètres et large de 4 i/ 2 ? d'un rouge carmin vif, avec les élytres jaunes, bordées de rouge , et ayant au milieu , sur la suture , trois taches carrées de cette même couleur, dont les deux antérieures se touchent, tandis que la postérieure est assez reculée en arrière. — Ce joli insecte a été trouvé à Rio-Janeiro. 68 VOYAGE DB LA FAVORITE. GALLÉRUQUE SMARAGDIPENNE. GALLERUCA SMJRJGDIPENNIS. Chevrolat. (PL *33, % 4.) Cette belle Galléruque a été décrite par M. Chevrolat, dans la Bévue zoologique, i838 , p. 288 -, mais elle n'a jamais été figurée. Elle est très-voisine de la Galleruca aïbicornis et de quelques autres espèces , et M. Che- vrolat l'a réunie à celles-ci pour en faire un genre propre qu'il propose de nommer Aplosonyx, Cet insecte est long de 1 7 millimètres et large de 1 2 \ tout son corps est d'un jaune fauve luisant 5 ses yeux et l'extrémité des mandi- bules sont noirs \ et les ély très sont d'un beau vert éme- raude brillant. — Cette Galléruque a été trouvée aux îles Philippines. 1 Cl. IX. Pl. 225 à 238. 69 CHOERADODE LOBÉE. CHŒRADODIS LOBATA. INob. (Pl. 234.) - Cette grande espèce ne ressemble à aucune des trois Chœradodes décrites par M. Serville -, car toutes celles-ci ont les cuisses simples, et la dilatation de leur corselet a d'autres formes. Il en est de même de la Mantis strumaria de Linné. Notre insecte est long de 6H millimètres, et la dilatation de son corselet est large de 25 millimètres. Tout son corps a dû être vert ou d'un brun verdâtre; mais, desséché , il est d'un brun couleur de feuilles mortes , surtout sur les élytres. La tête est transversale , triangu- laire , aplatie en avant • les antennes , dont il ne reste que les premiers articles , ont été filiformes et minces. Le protho- rax est presque aussi long que les élytres , renflé en avant , caréné au milieu -, il offre de chaque coté une large dila- tation trapézoïdale , dont la plus grande largeur est au tiers postérieur du corselet , ayant les bords antérieurs sinués, et le postérieur assez profondément échancré. Les élytres sont allongées, à marge antérieure presque aussi large que la postérieure, sinuée, brusquement penchée sur les cotés. Chaque élytre a, sur le coté, un peu au delà du milieu et antérieurement , une petite tache blanche en forme de rein. Les ailes sont un peu plus longues que les élytres ; leur bord antérieur est large , noir, avec une bande trans- verse blanchâtre vers le bout, et l'extrémité brune 70 VOYAGE DE LA FAVORITE. comme les élytres -, la partie plissée est également noire , mais traversée par un grand nombre de petites stries blanches. L'abdomen est très-élargi au milieu, brun, à segments bordés de noirâtre , pointu en arrière. Les pattes antérieures sont brunes en dessus , jaunâtres dessous , avec une grande tache noire au milieu des cuisses. Les hanches , les cuisses et la jambe sont fortement dentées. Les quatre autres pattes sont brunes , carénées , avec les cuisses gar- nies au bout et en dedans d'une large membrane plate et dentée sur les bords (femelle). — Nous ne connaissons pas la patrie de cette espèce curieuse. PYGIDICRAINE PEINTE. PYGIDICRANA PICT A, Nob. (PI. 236, fig. i.) Cette espèce est voisine des Pjgidicrana V ~. nigrumel marmoricrura , seules espèces encore connues , publiées par M. Serville -, mais elle diffère de la première par sa tête bordée de noir et ayant une ligne de cette couleur au milieu, et de la seconde par ses élytres autrement peintes. Notre nouvelle espèce est longue de 24 ? et large, aux élytres, de près de 5 millimètres ; elle est d'un jaune pâle et terne avec l'abdomen brun. La tête est plate , tronquée et un peu échancrée en arrière , bordée de noir sur les côtés et au bord postérieur j Cl. IX. Pl. 225 à 238. 71 elle a au milieu une bande noire qui commence au milieu du chaperon , s'interrompt un peu au milieu du crâne , et se continue ensuite jusqu'au bord postérieur. Les yeux sont bruns. Les antennes sont presque de la lon- gueur du corps , filiformes ; leur premier article est grand , jaune ; les suivants , très-courts , très-nombreux et effilés vers le bout , sont d'un brun jaunâtre. Le prothorax est un peu plus long que large, arrondi à ses quatre angles, à côtés presque parallèles, d'un jaune pâle, marqué de deux bandes noires partant du bord antérieur, arquées et dentées du côté extérieur, se rapprochant ensuite en ar- rière. L'écusson est jaune , un peu taché de brun sur les côtés. Les élytres sont d'un brun soyeux, finement bordées de jaune \ elles ont une bande étroite au bord interne , une autre bande plus large, oblique, partant de l'angle humerai, et arrivant aux deux tiers de leur longueur,' et une autre bande jaune longeant le bord externe, plus large en arrière et ne touchant pas le bord postérieur. Le dessous de la tète et du thorax est jaune , sans taches. L'abdomen est d'un brun terne et soyeux , avec les pinces grandes , droites , brusquement courbées au bout , finement dentées à la base interne, et d'un brun ferrugineux. Le dernier segment abdominal est assez bombé et fortement rugueux en dessus. Les pattes sont jaunes , avec les cuisses aplaties et rayées de brun (femelle). Elle habite Madras. 7 2 VOYAGE DE LA FAVORITE. PHASME OBSCURE. PHASMA OBSCURUM. Nob. (PI. 235.) Cette grande espèce a beaucoup d'affinités avec la Phasma necjdaloïdes , mais elle est plus grande , la lon- gueur de la femelle que nous décrivons étant de 98 mil- limètres (3 pouces 7 lignes). Tout le corps est d'un brun foncé , couleur de sépia , avec le milieu du métathorax et de l'abdomen noirs en dessus. La tête est plus longue que large, saillante en arrière, couverte de tubercules grenus et plus foncés, presque rangés en lignes longitu- dinales. Le prolhorax est de la longueur de la tète, tu- bercule comme elle , un peu aplati en dessus , un peu plus large que le mésothorax, qui est comprimé sur les côtés , de la longueur de la tête et du prothorax réunis, également couvert de tubercules très-saillants et luisants au bout. Les élytres sont ovalaires, un peu plus longues que le mésothorax , d'un brun d'ocre , à nervures noi- râtres -, elles ont près de leur base et du bord antérieur une élévation arrondie , d'où part une assez large bande blanchâtre, dirigée obliquement vers le bord posté- rieur. Les ailes sont de la longueur de l'abdomen • leur bord antérieur est large , de la couleur des élytres , taché de noir près de la base , et ayant quelques petites taches noirâtres dans sa longueur 5 la partie plissée est très- large , d'un brun enfumé , à nervures noirâtres, et ayant Cl. IX. Pl. 225 à 238. 7 5 un grand nombre de petites taches transversales blan- châtres et transparentes. Les pattes sont grêles , caré- nées, brunes et un peu tachetées de noirâtre-, les an- tennes sont brunes. Cette grande Phasme vient de Bahia, sur la côte du Brésil. • ACANTHODE CHOUETTE. ACANTHODIS ULULWA. Nob. (Pl. 236, fig. 2.) Cette espèce ne peut être comparée qu'à X Acanthodis rugosa de Linné , mais elle en diffère d'une manière sensible; elle est longue de 4^ millimètres, y compris Foviscapte, qui en a n, mesuré en dessus (5 lignes). Le corps , les antennes , les pattes et les élytres sont d'un grisâtre pâle et presque blanchâtre. La tête est de la même couleur, avec les yeux très-saillants. Il y a une bande longitudinale noirâtre de chaque côté , derrière les yeux. Le vertex est faiblement taché de brun -, en des- sous le front est large , aplati , jaunâtre , brun au milieu, avec une faible bande de la même couleur de chaque côté. Le bord antérieur du front est avancé en une pointe creusée en dessus, et terminée par une petite bifurcation. Les antennes sont très- longues, annelées de brun et de jaunâtre. Le prothorax est de moitié plus long que la tête , aplati et inégal en avant , brusque- ^4 VOYAGE DE LA FAVORITE. ment relevé en arrière en une crête médiane un peu den- telée, comprimée latéralement. On voit en avant du pro- thorax des tubercules assez saillants, qui forment presque trois petites carènes au bord antérieur ; les côtés ont une rangée de tubercules blancs, au-dessous desquels il y a une large bande noire qui se continue avec celle de la tête. Les élytres sont allongées , ovales , élargies au bord antérieur; elles sont ornées d'une large bande longitu- dinale , d'un brun noir , à bords irréguliers , rétrécie vers le bout et n'atteignant pas l'extrémité • outre cette bande, il y a des taches linéaires transverses, dont plu- sieurs touchent à la bande intermédiaire , et des petits points bruns. Quand les élytres sont fermées , cette grande bande fait suite avec les bandes latérales du cor- selet et de la tête. Les ailes sont grandes , à nervures jaunâtres , avec de petites oncles transverses d'un brun pâle et enfumé. L'abdomen est noirâtre , avec la base des segments jaune. L'oviducte est droit, très-aplati , un peu ferrugineux à la base, noir au bout, avec le bord supérieur, jusqu'à l'extrémité , finement denticulé. Les pattes sont assez courtes , grises. Les cuisses sont apla- ties , bordées intérieurement d'une petite membrane fran- gée et ciliée. Les jambes sont quadrangulaires , tachées de noirâtre ainsi que les tarses. Tout le dessous , jusqu'à la base de l'oviducte, est d'un jaunâtre ocreux. Nous ne connaissons pas la localité de cette espèce , mais il est pro- bable qu'elle vient des Indes orientales. Cl. IX. Pt. 225 à 238. 7 5 Sur quelques espèces de Cigales que Von peut consi- dérer comme une division particulière dans ce genre. (Pi. 23 7 .) I .1 Dans un travail assez récent de M. Germar, ayant pour titre : Observations sur plusieurs espèces du genre Cicada Latr., et publié dans la Revue Enlomologique , t. II, p. 49 (i834) , ce savant entomologiste a établi plusieurs divisions dans ce genre, en prenant pour carac- tères la consistance des élytres et leur coloration. On trouve dans sa seconde division , celle des Cigales d'assez petite taille , à étuis colorés, coriaces et opaques, quelques espèces indiennes qui ont l'abdomen rouge et qu'il dit, dans une note, devoir constituer une division particulière dans cette famille. C'est sur la synonymie de ces Cigales que nous avons fait quelques observations en étudiant une espèce de ce groupe, espèce que nous croyons inédite , et dont nous donnerons plus bas la description. Nous allons passer en revue les Cigales que l'on peut rapprocher par le caractère commun des ailes opaques et de l'abdomen rouge , en commençant par celle qui a été décrite la première. î. Cicada sanguinea. De Géer. (PI. 23^, fîg. i.) Nigra,f route sanguinea immaculata ; mesothoracis maculis duabus abdomineque sanguineis . Elytris ob- scure fus ris y nigro-venosis ; alis diaphanis , margine et lobo postico infumatis. Hab. China. Cicada sanguinea. De Géer, Mém. Ins., t. III, p. 221, pi. 33, fig. 17. 76 VOYAG.B DE LA FAVORITE. C. philœmata. Fabr., Syst. Rhyng., p. 42, n° 47 • — — Germar, Arch. de Thon., vol. II , fasc. 2, p. 3, n° 26. — — Idem. Revue Ent. de Silbermann , t. II, p. 7 5, n° 52. La Cigale chinoise à taches rouge de sang. Stoll. Cig., pi. i3 , fig. 63. On voit par cette synonymie que nous ne partageons pas l'opinion de M. Germar, qui a adopté l'espèce que Fabricius nommait C. philœmata , et qui n'a pas re- connu que c'est exactement la même espèce que De Géer avait décrite depuis longtemps. Il n'y a qu'à jeter un coup d'œil sur la description et la figure données par De Géer, sur la figure de Stoll et sur la description de la C philœmata deFabricius, pour être convaincu de ceque nous avançons-, nous n'insisterons donc pas sur ce fait. 2. ClCADA SANGUINOLENTA. Fabr. C, nigra, J route sanguinea , antice nigra; mesothoracis maculis duabus abdomineque sanguineis ; eljtris ob- scur e-j lus cis , nigro-venosis, Alis obscure- fuscis , irn- maculatis. — Hab. in China. Cicada sanguinolenta. Fab., Syst., Entom. p. 681, n° i5, et ses autres ouvrages (moins la Synonymie). — — Oliv., Enc. Méth., t. 5, p. 766 , n° 45 (moins la Syn. de De Géer). — — Germar, Arch. de Thon, vol. II, fasc. 2 , p. 3, n° 25 (moins la Syn. de De Géer). Cl. IX. Pl. 11S à 238. 77 Cicada sanguinolenta. Germar, Revue Ent., t. II, p. ^5, n° 5o (moins la Syn. de De Géer). Nous n'avons pas vu cette espèce, qui pourrait bien n'être qu'une variété de la précédente -, mais la description de Fabricius est si précise , corroborée par celles qu'en ont données ensuite Olivier et Germar, que nous n'hési- tons pas à la distinguer de la précédente. En effet , si les descriptions sont exactes , comme il y a tout lieu de le croire , cette espèce en diffère par son rostre taché de noir, et ses ailes obscures et de la couleur des élytres. Ce dernier caractère est si facile à saisir, que nous ne concevons pas comment les auteurs ont pu confondre cette espèce avec la précédente , si bien décrite par De Géer, qui a dit de ses ailes en la décrivant : a Mais les infé- rieures sont transparentes , avec une teinte de brun et des nervures noires. » -. 3. Cicada incarnata. Germar. C. nigra,fronte sanguine a , ontice nigra ; mesotho- racis maculis duabus abdomineque rufis ; alis omnibus albis , nigro-venosis. Germ. — Hab. in lndia orien- tali. De Haan. Cicada incarnala. Germ., Revue Ent. , t. II, p. 75, n° 5i. Cigale sanguinolente. Brullé , Hist. nat. des ins., t. x., pl. 5, fig. 2. Simillima praecedente (Sanguinolenta), et forsan ejus varietas ; differt tamen elytris albis , nigro-venosis , venis apicalibus anguste fusco-circumdatis, et alis albis venis 78 VOYAGE DK LA FAVORITE. nigris , latius fusco-marginatis. Prius varietatem C. phi- lœmatis existimavi. (Conf, Thon, arch., II, 2, n° 26. Animadvers.) Germ. 4. Cicada Germàiui. Guér. (PI. 237 , fig. 2.) C. nigra , fronte sajiguinea _, antice nigra; mesothoracis maculis duabus abdomineque rufis. Elytris aïbis nigro- venosis ; venis apicalibus auguste fus co-circumdatis ; alis nlgro-fuscis , lobo postico sub-hyalino. — Hab. in lus. Java. Cette jolie espèce est bien .distincte de la précédente par ses ailes entièrement d'un brun noir, et il nous semble inutile d'en donner une description plus étendue ; car la diagnose et la figure ci-jointe suffisent pour la faire recon- naître facilement. 5, Cicada phoenicura. Germar. C. nigra, fronte tota , mesothorace abdomineque san- guineis , alis omnibus nigris , posticis marginis inflexi disco hjralino. Gem., Rev. Ent., t. II , p. 76, n° 53. — Hab. in India orientali. 6. Cicada testacea. Fab. C nigra y ab domine sanguin eo\ elytris alisque testaceis , venis nigris. — Hab. Tranquebaria. Cicada testacea. Fab., Ent. Syst., 4» 2 4> 2 9« — $Y st ' Rhyng., p. 42,n°45. — — Oliv., Enc. méth., t. V, p. 756, n° 43. La cigale ensanglantée. Stoll., pi. VIII, f. 4 1 ? C» Cicada testacea. Thon., Arch., IL, 2, p. 3, n° 2^,-;^ 7. Cicada trabeata. Germar. C ferruginea, collaris thoracisque maculis duabus pur- Cl. IX. Pl. 225 à 238. 79 purascentibus,alis omnibus fuscisj'errugineo-venosis. — Hab. in Java. Germar, Arch. de Thon., vol. II, fasc. 2, p. 3 , n° 28. ...... 8. ClCADA CROCEA. Guél\ ( Pl. l'^ , fig. 3.) C.flava , capite brunneo-obscuro, maculis rubris, thorace flavo, prothorace , mesoihorace cluabus maculis lads rubro-brunneis , abdomine croceo , colore obsoleliore infra , pedibus flavis , tibiis tarsisque aigris. Eljtris et alis hjalinis , nervulis flavis , anticis cummembrana ad nervulas proximataflavo-pallido colorata. Guér., Voy. de la Coquille, Zool. t. II, part. 2, 1" div., p. 182. Hab. Bengalia. ■ ■ ' 9. ClCADA SPLEJSDÏDULA. Fabl\ C. ely tris fus co-aureis , tibiis anticis incras s ato-denlatis rufis. - Hab. in China. Fab.,Ent. Syst., t. IV, p. 25, n° 33 , et Syst. Rhyng., P- 4 2 > n ° 49- Oliv., Encycl. méth., t. V, p. ^56, n° 47. Germ., Arch. de Thon, vol. II, fasc. 2, p. 45,n° 102. Telles sont les espèces que nous rangeons dans cette petite division , qui nous semble très-naturelle , mais qui n'est pas tellement tranchée qu'elle- n'ait pas de contact avec d'autres groupes. En effet , notre C. crocea passe aux espèces à éiytres transparentes-, car ce qu'elles ont d'opaque est produit par le jaune qui s'étend de chaque côté des nervures , et ne laisse qu'un espace transparent très-étroit. 80 VOYAGE DE LA FAVORITE. CIGALE A SAC. CICADA SACCATA. Fab, (PL a38.) Nigra, thorace testaceo , lobo postico nigro maculato _, abdominis basi utrinque sacco testaceo. Tettigonia saccata. Fab., Syst. Rhyng., p. 34, n° 9. Cicada saccata. Germ. , Arch. dé Thon , vol. II , fasc. 2, p. 5, n° 57. Cette magnifique espèce , que Fabricius indique à tort comme venant de la Chine , est parfaitement décrite par cet auteur - } mais comme elle n'avait jamais été vue depuis , nous avons cru devoir figurer l'individu que nous avons sous les yeux , et qui vient authentiquement de la Nou- velle-Hollande , comme nous en avons eu la certitude par l'examen de plusieurs individus que M. Reiche a reçus d'Angleterre. j.b z.b 1 Collyris Chevrolatiù 2 Feronia Eydouœii . 3 erraiùxiy. IV.Jtémend irnp IX J22Ô 2-d l.b C liemac ailtlïll S /)e. eu yt y.llémond' irnp & IX 2?>2. 2.6 7, 1 Athyreu s recticornis. 2 . Callicneiuis éœùmas. J.Meloloiitha cktn&urùr NJlé/nond ùrip ■ ■% K ' 1 ..EupJiolus Tiipinieru. 2 . S t en opt cru s Molorc/ioide. ^«rpna P 11 a s m a obscur um Dummal .>;■ 1 /{cinond inip . IX >,36\ i • Pygidicrana/w&z 2 . Aranthodi s uàdùia NJÎémond imp . ^^ 3 K :3 7 . .( ' . . tanmanea. , ])e 6* Cicada a . C . Get vf tara, Nob . 7* . C . cro cea , Nob. S ' Jtemoml ii>i/> et — •S a MYRIAPODES DU VOYAGE DE LA FAVORITE , Par MM. EYDOUX et GERVAIS. Genre POLYDÈME. Dans une note sur les espèces connues du genre Poly- dème (i) , l'un de nous a décrit brièvement deux de ces animaux , en annonçant que celles des espèces recueillies pendant le voyage de la Favorite seraient figurées ici. POLYDÈME MARGARITIFÈRE. POLYDESMUS MARGAR1TIFERVS. Nob. (PI. 2 3 9 , fig. i.) Ce Polydème, recueilli à Manille par l'un de nous , a 3 pouces de longueur totale } ses antennes sont petites , (1) Note sur le genre Polydesmus de la classe des Myriapodes , par M. P, Gervais , Ann. Soc. Entomoî. de France, V, p 373, 1836. 1838. 20. VOYAGE DE LA FAVORITE. et son front est sillonné sur le milieu. Il a le corps brun en dessus, avec les carènes latérales des anneaux de cou- leur fauve , ainsi que les pattes ; les antennes sont de la même teinte que les carènes et les pattes - : ces dernières sont un peu velues, surtout à leur face postérieure. Chaque anneau du corps présente en arrière une petite rangée transverse de tubercules fauves , comparables , si Ton veut, à de petites perles, ce qui justifie le nom de Mar- garilifère que nous avons proposé pour désigner ce Myria- pode. D'autres tubercules plus petits sont en avant de ceux qui viennent d'être signalés 5 mais les premiers, for- mant une rangée unique , existent seuls aux anneaux antérieurs. Le premier segment du corps, ou la cuirasse, est régulièrement bordé, dans tout son pourtour, d'une série de ces petites aspérités 5 le dernier a son avance terminale très-élargie , spatuliforme et demi-circulaire. L'individu qui a servi à cette description est une fe- melle , ainsi qu'on peut facilement le reconnaître par l'inspection de ses pattes , au nombre de trente et une paires. On sait , en effet , que les mâles n'en ont que trente , une d'elles étant transformée en forcipules copu- latrices. Une partie de son corps était remplie de cor- puscules brunâtres de la grosseur d'un grain de millet , et qui étaient certainement des œufs. La figure 1 représente le P. margaritiferus de grandeur naturelle : 1 . a. sa tête -, 1 . b. l'un de ses segments : i» c. derniers segments; 1. d. une patte. Cl. IX. Pi. i3g à ifa. 3 POLYDÈME DE BLAINVILLE. POLTDESMUS BIAINVILLII. Nob. (PI. 2 3 9 , fig. 2.) On n'avait encore indiqué comme africain que le seul Poljdesmus granulosus (Pal. Beauv. ) , que Fauteur donne comme de Guinée. Celui-ci est aussi un Polydème d'Afrique ; l'un de nous se l'est procuré sur la cote de Barbarie , et il a été depuis lors retrouvé en Egypte , ainsi que nous nous en sommes assurés par l'examen d'un individu recueilli par M. Al. Lefebvre. Voici quels sont ses caractères. La couleur générale est d'un roux ferrugineux , lequel règne aussi sur les pattes ; le dos est marqué de points rougeâtres 5 les anneaux , dont les carènes sont assez sail- lantes , sont peu écartés , légèrement bombés en dessus , et lisses si on les voit à l'œil nu , ou très-légèrement gra- nuleux quand on les examine avec une loupe. Les an- tennes sont grêles , plus longues que la tête , à articles étroits et non poilus } leur couleur est celle du corps , mais elles sont un peu plus pâles près de leur articulation. Leur dernier article est fort petit et comme emboîté dans le sixième ou pénultième , qui est en massue allongée. Ce Polydème a 1 pouce 5 lignes de longueur dans le mâle , qui est un peu plus gros que la femelle. La figure 2 a. représente sa tête grossie 5 2. b. segments vus de profil-, 2 c. id. vus de face 5 2 d. anus de profil; 2 e. id, en dessous ; 2 g. id, en dessus 5 2 f. or- ganes générateurs mâles. VOYAGE DE LA FAVORITE. SCOLOPENDRE D'EYDOUX. SCOLOPEDRA EYDOUXIANA. Gerv. (PI. 240.) Gerv., Ami. Se. Nat., Janvier iS3j ; sp. 7. Cette jolie espèce, qui vient du Sénégal, a été dé- nommée , mais non encore décrite. Elle se distingue très- aisément de celles qu'on a déjà signalées. Voici , d'ailleurs , ses caractères : Teinte générale verdâtre , légèrement nuancée de bleu sur les pattes -, une double série de lignes droites sur le dos et sous le ventre, depuis le troisième anneau jusqu'à Tavant-dernier inclusivement. Les mandibules de couleur ferrugineuse à leur base, ainsi que les appendices du der- nier segment (fîg. b.) , sans doule ceux de la copulation 5 les anneaux quadrilatères allongés. Les épines du premier segment de la patte postérieure nombreuses : sept écar- tées au côté interne , et trois au bord inférieur externe. Longueur du corps , 3 pouces 3 lignes. Antennes , 1 — — Pattes postérieures , — 11 — J.d (?^^ 2.d 2lt H ^7 1. PolydçsmUS n\ar(jarili/eriu\<^ KS % .Pol . Bfai/wifhi , 6 Vaillant 4 -\- : ' IX 2//û Scolopen dra Eydouœiana. Jf.Jtmnnitd tmp. %*»• .../